09.05.2008

Pascal Sevran rejoint Stéphane

Voilà. Les charognards seront contents. Pourtant Jean-Claude Jouhaud les laisse croupir dans leur petite merde. Moi je les laisse pour ce qu'ils sont: des cons.
Je pense à sa maman, à sa famille, à ses proches, à tous ses admirateurs à qui on vient d'enlever un petit bout de coeur. Certains aimaient ses émissions, d'autres comme moi son écriture et la personnalité bouleversante qui se cachait à peine derrière elle.

C'est Geoffroy qui m'a appris la triste nouvelle, embêté, croyant que j'étais déjà au courant. Derrière mon volant, mal garée, il m'a cueillie. Les larmes n'ont pas encore vraiment coulé, dans ces moments-là j'ai souvent la naïveté de laisser l'instinct de vie l'emporter : en ce moment plus encore que d'habitude, je prie mes morts pour qu'ils me confirment que non, tout ne s'arrête pas une fois les yeux fermés.

J'espère tellement qu'il a enfin retrouvé son Stéphane.

Pascal, je n'ai pas besoin de lancer un regard à vos livres pour conserver tout chaud dans mes pensées votre humanité. Votre enthousiasme, vos emportements. Vous êtes le plus gentil des faux méchants et vous me manquez déjà.
Egoïstement, je n'en reviens pas que, plus jamais, je ne piafferai d'impatience chaque début janvier, en rentrant d'Audresselles, attendant la chronique de votre année écoulée.  

08.05.2008

Let's stick together - Bryan Ferry

Bryan Ferry, comme Roxy Music, c'est pour moi d'abord une esthétique. Il suffit de zieuter les couvertures des albums du groupe pour s'en convaincre.
Je me revois bouche bée, le samedi après-midi (ça devait être l'émission d'André Torrent), regarder Jerry Hall, ses cheveux de Barbie, sa bouche toute en laque, ses yeux bleus (petite, les yeux bleus étaient pour moi un mystère), ses dents Email Diamant.
Elle allait sûrement sortir du poste pour me manger. Et puis finalement, elle préférait continuer à se dandiner à côté de ce monsieur que je trouvais fort joli malgré sa moustache. Je ne savais pas encore ce qu'était un dandy.
A peine remise de mes émotions, je n'avais qu'une envie: que la chanson recommence.

Sur ce, en attendant que les programmateurs de la Nouvelle Star aient la bonne idée de fourguer du Bryan Ferry à mon très très cher Cédric... stickons together!

05.05.2008

Arrêtons de nous plaindre

Franchement... une petite photo qui témoigne du martyre quotidien de Chloé.

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Derrière l'objectif: moi. Toujours aussi douée pour la photo.

Devant l'objectif, à gauche : l'appel de 2 transats surmontés d'un adorable parasol (vive Hema!) que je n'ai qu'à regarder 2 secondes pour être transportée aux côtés du Capitaine Stubbing ("steuplé, Merrill, tu peux enlever ces horribles chaussettes?").

Devant l'objectif, à droite: une Chloé malheureuse. Très malheureuse. N'ayant pu choisir entre 3 canapés, son fauteuil, le lit ou la chaise-longue à l'intérieur, la pauvresse, qui n'a d'ailleurs plus que les plis sur les os, a dû battre en retraite dans le jardin. Et, ô horreur, il y a une mouche et je n'ai même pas pensé à aller chercher la couverture matelassée (assortie au parasol, évidemment) pour protéger le petit corps décharné du contact râpeux avec la pierre.

Quelques pleurs et auto-rapatriement sur le lit 4 secondes plus tard.

On ne le dira jamais assez: TROP DUR LA LAÏFE. 

 

22.04.2008

Pascal Sevran...

J'ai énormément de tendresse pour Pascal Sevran. Qui n'a pas lu son journal et ses livres précédents passe à côté de beaux moments littéraires et d'humanité.

Je suis heureuse de m'être levée ce matin en découvrant que "la rumeur selon laquelle Pascal Sevran est décédé est fausse, toutes nos excuses". Si j'avais regardé Ruquier hier, j'aurais été plongée dans un profond et sincère chagrin.

Je n'arrive même pas à me figurer qu'on puisse lancer une horreur pareille. Quel irrespect.
J'étais déjà catastrophée qu'on puisse essayer de faire de lui un raciste il y a quelques temps. Le grand n'importe quoi. Lisez et relisez ces passages, ils n'ont qu'un seul défaut dans l'hypocrisie ambiante : dire les choses telles qu'elles sont. Avec beaucoup d'attention pour l'autre, qu'il soit blanc, noir, jaune, vert ou rouge.

Je ne vais pas épiloguer ici.
J'espère juste, un peu naïvement, que Pascal Sevran ou un de ses proches passera par ici et recevra toute l'affection que je lui porte depuis de nombreuses années maintenant.

J'imagine qu'il ne va pas bien, je lui souhaite le meilleur de ce que son petit monde a encore à lui offrir.

Et je lui souhaite de nous ravir encore et encore, chaque début d'année, où nous sommes nombreux à trépigner chez le libraire.
Mais s'il n'en est plus capable, je me contenterai de le relire, et de lire ces auteurs auxquels, sans lui, je ne me serais pas intéressée : Jouhandeau, Berl, Chardonne.

Portez-vous bien, mon cher Pascal. On pense à vous.

18.04.2008

Julien Doré n'a pas de limites

Alors.
Début 2007 : Olivia, comme beaucoup, s'enchante que la Nouvelle Star nous ait déniché un nouveau phénomène. Déjà, elle ne pouvait plus se passer de son Christophe Willem, bien qu'un peu hésitante quant à son album. Au jeu du "j'aime-j'aime pas", le "j'aime" a vite pris le dessus, et le verdict est éternellement tombé fin 2007, après un concert somptueux au Cirque Royal, que personne n'avait envie de quitter... Christophe en premier.

Mais reviendons au petit Julien D.

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Novembre 2007 : Olivia, comme beaucoup, attend avec curiosité la suite des opérations. Tiens, un showcase Sharko - Dig Up Elvis à PureFM. Allons-y et voyons. On y emmène Mademoiselle Karolinen, on s'amuse bien mais. Ben oui: mais. Sharko a beau être indéniablement bien plus pro (appliqué, "généreux"... Nikos, sors de ce corps - pardon), c'est sur Julien D. (bourré, blagues lourdes) que tous les regards sont tournés. Une mini hystérie pas très juste. Un peu indécente par rapport à un vrai groupe qui a trimé (et trime peut-être encore ?) pendant des années. Un côté "l'élève a dépassé le maître" assez irréel puisque les applaudissements du public auraient dû revenir à 90 % à Sharko. Allez, OK, à 75 %.

Bref. Olivia était un peu colère après l'élève certes doué mais un rien tête à claque et qui, pire que de se moquer total de ce qu'on pense de lui (il a bien raison), arbore un soupçon de suffisance arty (tout ce que je débecte). N'aime pas voir les musiciens boire de la bière dans un gobelet (ou pas) entre deux morceaux, en plus.


Et puis la cover de Voici, les dommages & intérêts (ou un truc du style) de Voici, l'hommage ridicule avec Edouard Baer (que j'adore) à Carlos (trop facile, c'était couru d'avance qu'on allait demander à la Nouvelle Star so décalée de le faire. Soit dit en passant: militons pour la suppression de "décalé" du vocabulaire !).
Et puis les zieutages en coin zigouigouis avec Louise Bourgouin (qui ne m'a toujours pas convaincue de son talent, mais ça c'est une autre affaire) aux Césars.
Et puis le titre annoncé de l'album: "Ersatz". Après "Produit de l'année", on nous fait "Ersatz", et l'année prochaine la Nouvelle Star nous sortira un "Produit générique". Ben tiens. 

Enervée par ces apparences superficielles et guère flatteuses j'étais. Ach, mon côté germanique qui ressortait. Discipline, rigueur, Arbeit, schnell.

Olivia, Olivia, Olivia. Ts ts. MEA CULPA.
Printemps 2008 : notre Julien sort "Les limites". En écoutant PureFm en trame de fond pendant la rédaction d'un article, je commence à sautiller du pèt dans mon canapé. Kèsnéstruc ? Pas entendu la voix, occupée à autre chose, le téléphone qui sonne. Hier, j'ai entendu ces limites en entier et je le crie HAUT ET FORT : j'adore! En quelques secondes, il transporte dans une espèce d'univers à la Bonnie & Clyde où les Daltons feraient une apparition. Rafraîchissant comme un bon Coca dans une station service perdue en Arizona