jeudi, 12 mars 2009
Caméléon : oasis écolo?
Karma-karma-karma-karma-chameleoooon
You come and goooo, you come and go-o-o-oooow
Loving would be easy if your colours were like my drrrrrream
Red, gold and greeeeeeeeeen Red, gold and gree-e-e-eeeeen
Du green, en voilà! Lors du JT de RTL hier, jolie petite surprise: qu'on cause indirectement de mon pôpa (http://video.rtlinfo.be/video/15800.aspx).
C'est en effet une petite scierie de l'extrême sud du pays (pas en Ardenne comme annoncé dans le reportage, mais en Gauuuuuuume!) qui a fourni tout le bois du nouveau complexe Caméléon (www.cameleon.be) et replanté un nouvel arbre pour remplacer ceux qui ont dû être abattus.
J'aime bien l'idée que ces tonnes de bois sont toutes passées par les quelques machines entre lesquelles je me faufilais prudemment quand j'étais petite.Que l'artisanat - parce que c'en est une forme - ait été au service d'un projet à la pointe. Avec des ultra-diplômés qui n'ont pas pris de haut les "hommes des bois" (dans le sens le plus noble du terme).
Et franchement, ce bâtiment est super beau. Et encore mieux mis en valeur du fait qu'il est voisin de l'horrible Cora...
Ouverture le 21 mars!
J'espère seulement que les madames qui ont l'habitude de fréquenter ce genre de shopping (puisqu'il s'agit de ventes privées) remiseront leur 4x4 au garage pour s'y rendre...
10:58 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : developpement durable, ardenne, gaume
mercredi, 04 mars 2009
32 ans et des poussières
Aujourd'hui, j'ai 32 et demi... et un jour. Je me suis promis de commencer à vivre ma vraie vie à 33 ans, le compteur tourne.
Pas vraiment l'impression de vivre comme dans un livre de Jay McInerney et c'est tant mieux, finalement.
Plein de choses vont bien dans ma vie, je n'ai vraiment pas à me plaindre.
Pourtant, plus j'avance, plus je me rends compte que j'ai atteint le seuil maximal de confiance en moi.
Je partais de très loin, je n'ai pas beaucoup avancé et maintenant je patauge.
C'est comme ça. J'allais écrire "je ne vais pas me torturer" (ce qui fera bien rire ceux qui me connaissent).
J'ai au moins compris ça. Serait-ce le début de la sagesse? Faut pas rêver.
Je me fixe un nouvel objectif pour les 6 prochains mois : arrêter de grommeler "mort aux cons" et le crier HAUT ET FORT! Mais poliment. Super compliqué pour moi.
07:47 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 05 février 2009
La (demi-)minute d'auto-satisfaction
Je ne suis pas particulièrement narcissique, même si je tiens (du bout du fil...) un blog. Je n'éprouve aucun besoin de raconter ma vie en long, en large et en travers au vu de tout le monde. J'envie parfois ceux pour qui c'est absolument normal de "partager" son quotidien avec des inconnus (qui ne le sont plus toujours), parce que c'est quelque part ("où çaaaaa? Làààà-euh") le signe qu'ils sont bien dans leur vie. Qu'ils sont sûrs d'eux, conscients (juste ce qu'il faut ou trop, ça dépend) de leur valeur.
Bref, un sentiment qui m'a toujours été, m'est et me sera toujours absolument étranger. C'est comme ça. Si j'avais confiance en moi, je ne serais plus moi. C'est parfois pénible, surtout pour l'entourage. Mais c'est comme ça.
C'est pourquoi j'apprécie particulièrement ce moment, qui ne dure que quelques minutes, où j'ai le sentiment du travail bien accompli. Hier soir, j'ai bouclé mon dernier article pour la prochaine édition d'un magazine BtoB assez pointu. Et, même si je l'ai envoyé sans le relire une dernière fois (je n'avais plus les yeux en face des trous), je sais que j'ai bien fait mon boulot. Je ne dis pas que c'est exceptionnel, je ne dis pas que j'y serais arrivée sans l'expertise de tous les gens que j'ai interviewés (bien sûr que non!!!!!), mais je me dis que quand il sortira, il y a de bonnes chances que les lecteurs se disent que, tiens, y'a eu du boulot de vulgarisation et une volonté manifeste de youplaboumage de sujets pas forcément funissimes au départ.
Enfin... j'espère.
En récompense, je m'octroie une journée light. Le PC pas loin, "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" de Stieg Larsson tout près, un basset qui perd ses poils tout contre moi.
Un long instant de bonheur.
08:04 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : boulot, luxembourg, stieg larsson
vendredi, 23 janvier 2009
En hommage à Barack Obama
Paraît-il que Barack est l'ambassadeur des hot-dogs made in America.
Plus tard, je raconterai à ma progéniture que pendant que Barack prononçait son discours d'investiture, je l'écoutais dans ma voiture.
Sur le parking du Cactus de Bertrange, une mettwurst-ketchup dans une main et un thuringer-moutarde dans l'autre.
Passant alternativement d'une à l'autre en réfléchissant à la marche du monde.
Et au buffet d'enfer à la Maison Blanche.
Y avait-il des hot-dogs?
09:14 Publié dans Oh my God! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, bouffe
vendredi, 16 janvier 2009
Pascal Sevran me manque, c'est tout
Oui, c'est ça, "My life is OK". Evidemment que rien n'est parfait, que tout pourrait toujours être mieux.
Mais franchement.
Quand je vois les médecins qui risquent leur vie à Gaza et ailleurs, ces gens qui s'investissent totalement dans les causes auxquels ils croient, j'ai honte.
Honte d'être heureuse dans mon petit confort, honte d'exercer un métier (du moins dans ma "spécialité") qui n'est pas essentiel, honte de larver devant des DVD, honte de ne pas avoir écrit à Lebene depuis des lustres, honte de ne pas prendre mon courage à deux mains pour faire quelque chose d'un peu vrai.
Pas (seulement) pour me donner bonne conscience, vraiment pas.
Hier, j'ai refermé "Les petits bals perdus" de Pascal Sevran. Son dernier journal. Pendant toute la lecture, même si j'avais en tête le spectre de son départ et qu'à chacune de ses légères notes d'espérance mon coeur se serrait, je me suis laissée bercer, comme chaque année, par le charme de son écriture, touchée, amusée et rassérénée par ses exaspérations et ses nombreux bons et beaux mots.
Et puis j'ai entamé les toutes dernières pages, celles que Philippe Besson a lues en hommage à son ami lors de son enterrement, en mai dernier. D'un souffle. Les larmes sont enfin venues.
Celles qui ont tant tardé depuis sa mort, comme si je n'y croyais pas vraiment. Comme l'a dit Philippe Besson, Pascal Sevran ne l'appellera plus. Je ne recevrai plus jamais de petit mot tendre en réponse aux miens.
Une série d'imbéciles se sont accrochés à sa "bite des noirs" pour l'accuser de tous les maux de la terre ou presque. Non seulement pas tendance (un beau compliement, en fait!) réac, mais encore raciste. Tiens donc. Il suffisait de lire quelques pages de n'importe lequel de ses journaux pour comprendre que ce mot ne faisait pas partie de son monde.
Rare sont ceux qui ont insisté sur le cri qui ne quittait pas son écriture quotidienne : que l'humanité soit à nouveau digne de ce nom, en prenant les mesures qu'il faut pour que les enfants du monde entier, qui n'ont demandé à personne d'arriver sur le plancher des vaches, soient heureux.
Peine perdue? C'est sûr que si on préfère broder des polémiques idiotes plutôt que d'appuyer son bon sens universel qui, malheureusement, n'a pas l'air d'intéresser les "grands" (?), on n'est pas sauvés.
07:20 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pascal sevran, littérature
mardi, 06 janvier 2009
... la parenthèse enchantée : nos Crevettes
Quelques photos ici de la résidence secondaire de nos rêves. Vue sur mer, jardin, balcon, jolies pierres et volets en bois bleus. C'est la 4è année consécutive qu'on se rend dans notre village de pêcheurs d'amour entre Nowel et Nouvelan pour déconnecter. Pendant 2 ans, on est passés à côté (au sens figuré du terme) de cette maison, parce que j'étais obnubilée par une autre. Les images parlent d'elles-même, j'ajoute juste qu'à quelques dizaines de mètre, un restaurant gastronomique répondant au doux nom de "Au p'tit bonheur" vient d'ouvrir. Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux?
18:23 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 05 janvier 2009
Un Américain à Paris, pour lutter contre la crise
C'est 2009, c'est la CRISE. La RECESSION. Je n'aime pas entendre que le job d'untel ou untelle ou pleindetel(le)s sont sérieusement menacés. Les JT sont moroses. 2009 sera forcément une rude année pour la majorité des gens.
Et bien figurez-vous que moi, petite Olivia toute privilégiée (mais qui fait attention quand même) que je suis (je touche du bois... et fais tout pour que ça continue), j'ai LA solution. Ca ne changera rien sur le fond des choses (tunnel il y aura), mais bien sur la forme (lumière il y a).
La voilà : que le gouvernement envoie à tout le monde le DVD d'Un Américain à Paris. Histoire de passer 2h bouche bée devant le monde rêvé et le sourire de Gene Kelly, les notes de Gerschwin et la bouille de Lesly Caron.
I got rhythm... who could ask for anything more (regardez jusqu'à la fin, vers 4 minutes 26... Gene Kelly qui fait l'avion... hallucinant)?
10:00 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gene kelly, crise
lundi, 10 novembre 2008
32 ans, l'âge de raison (ou pas)
J'ai trop longtemps négligé ma petite santé.
Pour des raisons historiques multiples, avoir rendez-vous chez un médecin constitue pour moi une véritable épreuve.
Geoffroy me gronde, ma mère me gronde, je dis "oui oui oui, c'est prévu", et puis ça passe.
Ou j'y vais, je fais les examens qu'on me prescrit mais je laisse couler dès qu'on me dit que d'autres seraient nécessaires.
Ou alors j'opte pour une notion du temps nettement plus large dès qu'il est question de passer ma visite "annuelle" chez Le Jérème (gynécologue dont la gentillesse calme un tout petit peu mes blocages face aux blouses blanches).
Aujourd'hui, je suis allée chez notre adorable Dr G. (God bless notre déménagement, qui nous a permis de trouver à Bruxelles un vrai "médecin de famille") à peu près sur un coup de tête. Pour rendre service à Geoffroy au sujet d'une prescription. J'ai causé de mon dos, de mon ventre. J'ai pris un malin plaisir à pouvoir répondre, pour une fois, d'un "N-O-N" catégorique quand elle m'a demandé s'il y avait des antécédents dans la famille.
Résultats? Fronçage de sourcil du Dr G. Rappel de la fiesta que mes globules blancs ont faite en début d'année (un taux 4x plus haut que la normale) et qu'on n'avait pas pu identifier, vu mes travers cités plus haut.
Mais mon colon de merde n'aura pas ma peau et mes lombaires n'ont qu'à bien se tenir, c'est moi qui vous le dis. Scanner et tout le toutim jeudi. On parie sur quoi? Hernie discale? Maladie de Crohn? Les deux? Aucunes? Pour le dos, no lo so. Pour Crohn (c'est drôlement chic, non?), y'a des risques.
Quoi qu'il en soit, citons notre maître à tous, alias Mathias-de-Secret-Story: JOIE DE VIIIIIIVRE!
Comme disait je ne sais plus quel personnage dans je ne sais plus quel Astérix, je concluerai ainsi: J'AI DIT.
Et pour me donner du coeur à l'ouvrage, je me regarde en train de siroter mon chocolat chaud dans la salle à manger du Grand Hôtel de Cabourg. Oui oui, celle d'A la recherche du temps perdu. Oui oui, celle où Poupette prodigue ses précieux conseils à Vic dans La Boum 1. C'est selon...
14:25 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : petite santé, grand hôtel de cabourg
mercredi, 08 octobre 2008
Eloge de la lenteur - Quand Proust balaie le temps
Non pas que j'aie envie de transformer mon bon Marcel en conchita, je n'oserais tout de même pas. En plus, allergique à tout comme il est, je serais bonne à partager ma boîte de Zyrtec avec lui en l'écoutant tousser.
Alors voilà, dimanche, j'ai fini Du côté de chez Swann. J'aurai mis du temps, parce que lire Proust ce n'est pas exactement lire... euh... un peu n'importe quel (bon) livre contemporain. Mais qu'est-ce que j'ai aimé! Savouré comme un caramel qui fond sur la langue, avec des sensations décuplées par le caractère matinal que prennent de plus en plus souvent mes lectures grâce à ces insomnies qui ne me quittent plus.
Cette capacité à écrire des phrases kilométriques "juste" pour décrire une sensation, sans aucun fait concret. "Des faits, on veut des faits, de l'action, on est en 2008 bordeldem", qu'ils disent. Tu parles.
Quel style. Bon Dieu, quel style. Je ne m'en remets pas. Aussi beau que ça, je ne vois pas. Peut-être Sylvie, souvenirs du Valois de Nerval ou quelques poèmes de Mallarmé. Mais le tour de force de Proust, c'est qu'il soit arrivé à produire du b.e.a.u qui remplirait plusieurs catalogues de la Redoute.
Dehors, tout va mal ou presque. Depuis mon PC et mon téléphone, connectée au monde, je subis la médiocrité de certains (j'ai bien dit: certains. Heureusement qu'il y a tous les autres).
Si je ne plie mais ne romps pas, c'est en partie parce que, depuis le velours de mon canapé, je sais que je peux m'envelopper dans A l'ombre des jeunes filles en fleur. Et qu'après, c'est encore 5 tomes complets, écrits tout petit petit, qui m'attendent dans cette recherche du temps perdu. Ce temps, je voudrais que ma housewife imaginaire ne l'ait jamais retrouvé.
12:48 Publié dans Ces chers livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : proust, littérature
mardi, 26 août 2008
You know what ?
08:57 Publié dans La méthode Chloé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chloé, basset

