vendredi, 06 novembre 2009

Tell me you love me

"It's love... actually", disait la voix-off du même film.
Pour ses derniers voeux, mon Pascal Sevran souhaitait aux autres santé et amour.
La dernière scène de Six feet under ne parle que de ça aussi, le temps qui passe et l'amour qui s'ancre.

Etre aimé par celui/celle qu'on aime, par sa famille, par ses amis, par ses collègues, par ses contacts, par les inconnus même.
Des amours différentes, variables en intensité, pour redonner un petit peu de sens à la vie.

C'est beau comme du "l'eau ça mouille", ce que je viens d'écrire.

C'était juste pour me plaindre (oui, encore me plaindre), sous couvert.
Le pauvre Calimero en quête d'amour mais trop orgueilleux pour le mendier en face à face.

Inapte que je suis à gérer les conflits autrement que par une fuite remplie de larmes, je ne saurai certainement jamais pourquoi la majorité de nos "proches" (il y a des exceptions) ont plus ou moins passé sous silence l'affaire qui continue à nous occuper.
Crainte de ne pas trouver les mots?
De commettre une bourde?
Pudeur? 
Mille fois pire: égoïsme ou "On-n'a-pas-compris-que-ça-vous-atteignait-comme-ça-parce-qu'on-ne-l'a-pas-vécu"?
Et alors? L'amour/l'amitié aurait dû être plus fort(e) que ça.
Je suis dure, là, même peut-être injuste avec certains... parce que je SAIS que, si les rôles avaient été inversés, j'aurais été présente pour ces gens.

J'ai retourné l'affaire dans tous les sens pendant mes nuits sans sommeil avec comme conclusion hautement philosophique que c'est juste la vie.
Heureusement, d'autres personnes se sont confirmées, d'autres révélées. Attentionnées, généreuses. Empathiques. Je ferais mieux de m'apesantir sur elles que sur le cas des autres, mais je n'en suis pas encore là dans la cicatrisation, alors merde!

tellmeyouloveme.jpgL'empathie. Exactement. C'est ça qu'on attendait. On en a eu. Pas assez. Et on était en DROIT d'en exiger.
Bon sang, tell me ou show me que vous lovez me/us.

Un SMS, un sourire, et encore un SMS, et encore un sourire, semaine après semaine, mois après mois. Cette attention, cette présence fugace en arrière plan, pour nous accompagner discrètement, on en avait et on en a besoin.

Que du contraire, ce qui s'est passé depuis bientôt 5 mois (!!!) n'a fait que me conforter dans ma certitude lancinante que je ne suis pas aimable. Pffffff. A certains (ils sont heureusement peu nombreux), je ne pardonnerai jamais. Je me découvre rancunière. Ca n'arrange pas mes bidons (ahahah, jeu de mots) et c'est assez malsain.

Tell me you love me, c'est surtout une super série avec une Carolyn et un Palek encore plus paumés que nous (j'avoue, ça fait du bien...).

C'est pas tout ça, mais aujourd'hui, je conge et je continue le branle-bas de combat à la maison.
Est-ce que faire de l'ordre chez soi, inlassablement, bouger les meubles, jeter du papier, trier les flacons en plastique, c'est faire de l'ordre dans sa tête? Paraît-il.

mercredi, 04 novembre 2009

Dominique A - Le courage des oiseaux

"Dominique A, c'est bien celui qui a une voix d'accordéon, c'est ça?". Je ne sais pas combien de fois j'ai dû prononcer cette phrase avec, pour réaction immuable, un Geoffroy presque aussi amusé que déconcerté (que ferons-nous de cette pauf fille?). J'aime bien le voir pas dupe de ma sale mauvaise foi.

Il n'empêche que "Le courage des oiseaux" est une des plus belles chansons du monde.
En ce moment, je n'ai envie d'écouter que ce genre de yoplaboumerie. Entre Dominique A, Benjamin Biolay, Antony & The Johnsons et Joy Division, c'est Club Med Time dans le 10 cube.

Et si j'installais un nichoir dans le jardin, pour attirer le courage des oiseaux?


vendredi, 30 octobre 2009

C'est pas les 101 Dalmatiens, c'est la Belle et la Bête!

Les nouveaux critères de sélection amoureuse de Chloé me laissent perplexe.
Habituée que je suis à la voir craquer sur les ondulations des virils et galants BBB (beaux blonds poilus, pour les novices), je suis encore sous le choc de notre promenade d'hier au parc Josaphat.

L'automne est la saison qui convient le mieux à notre parc adoré. Les feuilles en dégradés de couleurs, ce petit "je ne sais quoi" (en franglais dans le texte) qui nous transporte dans le Hyde Park des 101 Dalmatiens. Les travaux et les tags sur les statues n'ont bizarrement pas vraiment entamé son charme.

Discuter tous les deux en arpentant ses traverses, sourire à chaque "pause reniflage met une papatte avant levée pour mieux me concentrer" de notre petite poilue bicolore, la voir adopter la sphinx attitude dès qu'un BBB pointe le bout de sa truffe constitue un des petits plaisirs dont on aurait bien du mal à se passer.

gendre ideal pitbull.jpgMais quel effroi quand, comme hier, plutôt qu'un BBB, c'est un candidat gendre faisant indubitablement partie de la catégorie caillera qui salive devant notre donzelle et s'intéresse d'un peu trop près à son popotin certes rebondi, pourtant chaste.
Tu parles d'un Pongo! Et je ne pense pas que son Roger aurait, pour toute conversation, demandé à Perdita, soudain inquiet et prêt à dégaîner son gun, si "c'est un mâle?" et, soulagé que sa virilité ne soit pas en jeu, décrété que "elle est bien grosse hein, elle mange bien" (geste de pétrissage des deux mains à l'appui, genre "on va tuer le cochon dans pas longtemps"... j'ai voulu mourir!).

Le pire, c'est que ce n'est pas la 1re fois, loin s'en faut, que Chloé s'encanaille avec un repris de justice. Faudrait pas que ça devienne une habitude non plus.

N'empêche, ça reste très amusant de voir un molosse mal léché devenir tout miel devant les récriminations sonores (un rien téméraires...) de notre appétissante Sophie Pétoncule ("mééééé, arrêtez de regarder mes fesses, c'est personnel, les fesses")... et la mine déconfite de son maître, pas habitué à ce qu'on lui tienne tête par l'intermédiaire de son pitbull!
Ceci dit, ça doit valoir la peine de voir nos tronches aussi, partagés entre l'envie de prendre Chloé sous le bras ("tu prends les papattes avant, moi les papattes arrière, et puis on s'enfuit"), celle de profiter du spectacle et, quand même, une mini crainte de se prendre un gnon.

jeudi, 29 octobre 2009

SLC - Salut les Cooopaiiins

Hier soir, pour faire dans la légèreté, on se décide à visionner le coffret collector 3 DVD "Salut les Copains" ("un bien bel objet, Maryyyyyse").
Je réussis pas mal le blind test depuis le bureau et ne peux résister à l'envie de voir les TRONCHES des idoles de nos parents.

Hé bien les amis, ni les yeux ni les oreilles n'ont été déçus!
Un Richard Antony vieux avant l'âge, un Polnareff en mode "Jules de la Nouvelle Star", des Surfs à qui on a envie de demander "dites un peu 'E.T. téléphone maison', siouplé...", un Jacques Dutronc espiègle, une Françoise Hardy à peu près terrifiée face à la stridente Mireille, le monsieur qui chante maintenant son unique tube "Annnngéliiiqueu" dans la tournée "Age tendre et tête de bois" en jeune, Antoine en sosie de Mick Jagger avec ses Problèmes (les futurs Charloooooots, j'adoooore) fort concentrés, Adamo qui geignait déjà, France Gall digne d'un candidat de la Nouvelle Star recalé avant même les pré-sélections, la pauvre Petula Clark réduite à chanter "Dans le temps" (oh my God...) en lieu et place de "Downtown". Dick Rivers et ses mini-cuisses, Eddy Mitchell et ses créations capillaires pour le moins déconcertantes (mais comment ça tenait en l'air tout en conservant une souplesse de mouvement aussi admirable que vertigineuse?).

Et puis est arrivée une chanson sortie d'outre-tombe : les Gam's, avec "Il a le truc". Illico, je commence à chanter et à me dandiner, comme je le faisais (ou imaginais le faire) quand la vieille K7 audio de ma mère retentissait dans la voiture. "Gnagna lui, je marche de travers, gnagna lui, lalala lala, dites-moi que faiiireuuu".
Heureux qui comme Geoffroy n'avait jamais entendu cette chanson et la découvrait 40 ans plus tard en voyant son amoureuse se ridiculiser à fondre totalement devant les brushings des 4 dadames de 20 ans qui, endimanchées comme des vendeuses de Sarma Lux, en faisaient presque le double.

J'ai mis un peu de temps à trouver l'extrait sur Internet, mais le voilà. Accrochez-vous, ça vaut son pesant de cahouètes!

 

Ceci dit, la prudence reste de mise face à cette innocente gourmandise, que d'aucuns s'imaginent déjà trôner sous le sapin pour faire le bonheur de leurs géniteurs, qui risqueraient de faire sauter leur réserve naturelle qui leur conseille généralement l'utilisation du playback lorsque monte en eux la fôlie du spectacle.

Ma conclusion fut d'ailleurs double et sans appel:

1. Si on offre ce coffret à nos parents, quels qu'ils soient, Noël se fera sans nous et nous risquons les foudres de nos frère et soeur respectifs ;
2. En citation de 4è de couverture, pour accompagner ces 3 DVD, je conseille vivement un lacunaire "bé heureusement qu'y en a pas 4".

 

 

mercredi, 28 octobre 2009

Parfois, il faut avoir le courage de ses positions

La mousse au chocolat de la Laitière était encore meilleure quand c'était mon ami Jacky qui la concoctait.

LaLaitiere.jpgNormal : Jacky, c'était un homme moderne qui battait les blancs en neige avec un robot.
Alors que cette bobo de Laitière ("et la Laitière, elle le sait que j'existe, la Laitière?"), elle a beau faire sa maligne avec sa grosse maryse et son bête bonnet, elle n'en a pas moins mal au poignet à la fin de sa journée.

Pour les mauvaises langues, je précise quand même que c'est rien qu'à cause de ce foutu bras droit cassé que j'en suis réduite à ingurgiter de la mousse industrielle, alors que je ne connais rien de plus apaisant que la vue du chocolat qui fond au bain marie... ouais bon, j'admets. J'aurais une famille de Chocoflans devant moi (mais que sont-ils devenus???), je leur ferais leur petite affaire quand même.

lundi, 26 octobre 2009

Chloé à la mer : "J'y crois pas, les chevaux ramassent pas leur crottin!"

Vendredi matin, j'avais l'oeil chaud boulette et l'oreille tendue comme une baraque à frites : hors de question qu'ils partent sans moi! Mon reup qui se lève tôt alors qu'il est congé? On me la fait pas : y'avait de l'excursion dans l'air, malgré la papatte folle de ma reum, et il était absolument inimaginable que je n'y participe pas.

Je me suis donc engouffrée dans le couloir, j'ai rejoint ma banquette arrière dans un mouvement leste et blasé et me suis endormie. J'ai quand même pleuré un ptit coup quand ma reum nous a laissés pour aller à son rendez-vous, mais ça n'a pas motivé mon reup à m'offrir un bifi-roll. Facho un jour, facho toujours.

P1010615.JPG

Quand il est rentré de la station essence avec son ENORME café en mains, j'ai quand même bien vu qu'il a fui du regard un millième de seconde après que j'aie commencé mon numéro de tremblottage de tous les plis (ké plis?).
C'est quand même dingue que ma mine déconfite n'ait pas jamais raison de son égoïsme.

Ma reum est reviendue, j'ai piqué un petit somme (rien à faire, j'arrive pas à suivre Morandini dans la voiture, je préfère largement l'humanisme de Patrick Sébastien) et puis on s'est retrouvés à la mer, comme par enchantement. Y'avait de l'eau, des beaux blonds poilus, des moules, des frites et même un confrère (que j'ai un peu ignoré, c'est vrai, parce que j'aime bien faire ma tassepé de temps à autres).

La suite (plage et... restooooooo, wé) en photos!

mercredi, 21 octobre 2009

Nous 3

A Audresselles, il y a bientôt 4 ans. On était bien, hein Tintin!

Audresselles janvier 2006 076.jpg

Bonjour tristesse

Quelle imprudence, avant-hier, j'ai commise en parlant de la "force" qui me portait.
Jean Sarkozy a certainement contracté la grippe A, voilà qui expliquerait la tristesse qui m'envahit désormais chaque nuit, de très bonne heure (2h/2h30, sympa).

C'est une vraie invasion, pas qu'une simple métaphore éculée. La stupeur d'un réveil glacé, les yeux qui se ferment comme pour ignorer la trombe de larmes qui commence à monter, appuyée par les aiguilles invisibles qui s'enfoncent dans mon bras.
Une demi-heure à arpenter l'appartement de long en large pour évacuer et prendre les mesures raisonnables qui s'imposent : mouchoirs, Dafalgan, Natudor.

Et ça passe, jusqu'à la prochaine fois.

Allez, haut les coeurs.
Pas d'Audresselles cette année à Noël? On encaisse aussi, ce n'est finalement qu'un détail. Symbolique, même très symbolique, parce que notre porte-bonheur refuge n'est plus là, mais pas le choix.
Ne pas penser que le gîte à Ouistreham ne pourrait pas être libre.

Je ne suis pas désespérée, simplement en détresse.
Comme une conne, je l'écris sur le Web, avec mon nom et tout en haut de la page.
Brol. Un peu l'impression d'être au confess dans Secret Story, alors que ce blog n'est vraiment pas un "journal intime en ligne".
Tant pis! C'est comme ça que je le sens.

 

lundi, 19 octobre 2009

Ca commence aujourd'hui

A y est. A commence auiourdwi.
Wow, ça commence aujourd'hui. Glourps.

Pas la peine de me creuser les méninges pour comprendre quelle foooooorce me porte.

Merci, Jean Sarkozy!
Plus fort que Chuck Norris.
Tout le monde se lève pour Jean Sarkozy.


Jean Sarkozy, c'est mon ami.


"Alain Bashung, c’est mon ami
Et Jacques Dutronc, c’est mon ami
Mylène Farmer, c’est mon amie
Nino Ferrer, c’est mon ami
Elvis Presley, c’est mon ami
Corinne Touzet, c’est mon amie
Bertrand Cantat, c’est mon ami
Quand à Lacroix, c’est mon ami
Philippe Manœuvre, c’est mon ami
Philippe Katerine, c’est mon ami
Catherine Deneuve, c’est mon amie
Et tous les ieuv sont mes amis

Jacques Balutin, c’était mon ami
Le BB brunes, sont mes amis
Carla Bruni Jean Sarkozy, c’est mon amie
Et Louise Bourgoin, c’est mon amie

Tous les chanteurs
Les grands et les petits
Les divas les acteurs
Sont mes amis

Toutes les chanteuses
De charme ou pathétiques
Hurleuses ou chuchoteuses
Sont mes amis

Dans tes rêêêêêêêves

vendredi, 16 octobre 2009

Sébastien Vassen - My name is Sébastien

Je ne peux pas encore me dandiner comme j'aimerais, mais ça ne m'empêche pas d'avoir envie que cette youplaboumante musique (by Sébastien Vassen) et sa rafraîchissante vidélio (par Nicolas Coorens) viennent agrémenter mon petit blog.

On devrait toujours commencer la journée par ce genre de joli moment.

J'ai dit.
Enjoy!



Et sinon? Bé... j'ai mal. J'ai beau être matinale, j'ai mal. Mais le week-end arrive...