mercredi, 13 janvier 2010
Les Charlots - "La music boutique"
Quand j'étais petite, mon père ressemblait à Gérard Rinaldi.
Maintenant que je suis grande, je trouve que Jean Sarrus ressemble à Julien Doré.
Je me demande s'il existe une matinée plus "madeleine" que celle de ce dimanche, passée à m'émerveiller sur la course de petits cochons chez Euromarché, le grrrrrand magasin qui essayait d'avoir la peau de l'épicerie d'Emile (longue vie à Michel Galabru, RIP Michel Serrault).
Bonheur des années 70' à peu près (avec plein de guillemets!) insouciantes...
09:27 Publié dans Pop pop, pop music | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : les charlots, le grand bazar
mercredi, 06 janvier 2010
La life est OK
Aujourd'hui, comme on dit maintenant, j'ai "juste" envie d'embrasser la Terre entière.
Même les vilains pas beaux qui piquent!
Va comprendre, Charles!
09:35 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 05 janvier 2010
Gras de jambon et lit de mayonnaise, by Chris Esquerre
Dieu que ce type est drôle. Chris Esquerre, qui officie maintenant dans le PopCom de Victor Robert (jamais vu, j'ai plus Canal, aaaargh!), nous fait hurler de rire à chaque fois qu'on croise un best-of de l'Edition Spéciale. C'est-à-dire à chaque fois qu'on passe du temps en France. On avoue : la semaine dernière, à Ouistreham, on DEVAIT être à la maison vers 13h30, sinon on manquait Chris Esquerre et la journée était foutue.
Ici, Chris Esquerre propose une recette goûteuse, facile à réaliser et qui n'oublie pas la touche déco chère à ce f****** "Dîner presque parfait" (tout est dans le "presque"...). Mais not'Chris est aussi capable de résumer la semaine à sa manière, ou de faire une revue de presse des magazines que personne ne lit).
09:15 Publié dans Oh my God! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chris esquerre, canal +, édition spéciale, bruce toussaint, nicolas domenach, babette lemoine, ariel wizman, victor robert
lundi, 04 janvier 2010
Guillaume Gallienne Président (et sa mère ministre de l'Education?)
Juste avant nos congés, on s'est offert quelques menus plaisirs qui m'enchantent encore, presque 3 semaines plus tard. Dans l'ordre chronologique: Valérie Lemercier à Liège, mes ris-de-veau-béarnaise-tomatée adorés (je sais, c'est obsessionnel), Guillaume Gallienne à Auderghem.
Des 3, seul le spectacle de Guillaume Gallienne était une découverte totale. J'en connaissais le pitch, pas bien compliqué à comprendre vu le titre ("Les garçons et Guillaume, à table!"), j'avais déjà bien tilté sur la personnalité de GG lors de ses passages en télé, mais je n'avais vu aucun extrait.
Hé bé que vous dire? Sous le charme. J'espère que mon regard lui en a dit plus que mon baragouinement ("rnmpfffcetaittellementbien..." et encore, pas sûre que j'aie articulé aussi bien) digne d'un Charles Bovary à la rentrée des classes quand il m'a serré la main. Frais comme un Magnum juste sorti du frigo, alors qu'il venait de passer genre 1h30 à faire passer rires, solitude, cruauté, tendresse et bienveillance.
C'est Isabelle qui a trouvé les meilleurs mots à lui adresser : "Vous avez quand même des couilles!". Ce à quoi il a répondu que ça faisait longtemps qu'on ne le lui avait pas dit, et que ça lui faisait du bien.
Il faisait froid et il est parti, avec sa jolie madame (l'Amandine du spectacle, on imagine) et un couple d'amis. Et nous, on se sentait juste bien.
Alors, pour 2010, je vous souhaite plein de Guillaume Gallienne en live, en DVD (Les bonus de Guillaume, toujours pas vus!) et dans les oreilles (Ca peut pas faire de mal, sur France Inter, et puis GG a participé à la lecture d'A la recherche du temps perdu, avec entre autres mon André Dussollier et mon Denis Podalydès...). Enjoy!
08:26 Publié dans A life less robotic | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : guillaume gallienne, valérie lemercier
vendredi, 18 décembre 2009
ConsoGlobe.be: de l'info authentique pour une consommation durable
Alllllllora : une fois n'est vraiment pas coutume, je copie-colle un petit article rédigé cet automne dans le cadre du travail... et qui n'a pas été publié (vive les changements d'éditeur!) alors que je tiens GRAVE aux (de moins en moins rares, mais sont-ils tous aussi sincères?) sujets qui montrent que business et SENS peuvent se faire des mamours.
L'angle de l'article est donc BtoB, mais rassurez-vous: www.consoglobe.be est ouvert à tout un chacun!
A votre place, j'ajouterais fissa l'URL à mes favoris, parce que ConsoGlobe c'est un joli choix de produits écolos (dont les cosmétiques Suzanne aux Bains, à tomber) à prix vraiment plancher par rapport au shopping offline (zieutez combien un shampoing l'Arbre Vert coûte chez Di!), une livraison gratuite (sous certaines conditions facilement atteignables) et un programme de fidélisation.
Je m'offrirais ptet bien un joli sac Flip ChikEthic ROUGE pour bien commencer 2010... non?

Si j'étais encore sur Facebook, je ponctuerais d'un "j'aiiiiiiime ça". Mais comme on n'est que sur mon blog, je laisse place audit ptit narticle:
Consommer écolo n’est pas une mode, mais un mode. De vie. Que citoyens comme entreprises peuvent adopter sans percer leur panier. Telle est l’intention de la version belge du bien connu portail français. Le cliché de l’écolo « neuneu » plus ou moins coupé du monde a vécu.
A la barre de la « plus grande boutique ‘verte’ de Belgique », qui est également un excellent portail d’information et de services (don, échange, occasion, location), Alain Hemelinckx, notamment ex e-business director chez Pinault Printemps Redoute.
Contrer les paradoxes apparents
Le modèle se veut socialement responsable et économiquement efficace, et donc vecteur de changement des mentalités. « Consommer durable, ce n’est pas payer plus cher. Nous nous adressons au consommateur généreux, responsable et malin en apportant une réponse à la contradiction apparente entre acheter/préserver l’environnement, bio/efficacité, ‘vert’/économique ».
Des produits sont offerts aux « ambassadeurs », membres testeurs de la communauté, contre un avis circonstancié et chiffré. ConsoGlobe étant indépendant des marques vendues, celles-ci se soumettent à un éventuel avis défavorable, mais le « courage » se situe à un autre niveau : quand un test plébiscite une boule de lavage qui engendre 1.000 Euros d’économies sur 3 ans tout en ne répandant plus de phosphates, on s’attend à ne pas à faire plaisir aux grands lessiviers…
« Notre mission n'est pas de défendre leurs intérêts, mais surtout de transmettre l’information dont nous disposons », rappelle Alain Hemelinckx, qui promet campagnes d’info et nouveaux canaux de distribution pour la fin de l’année.
Etre authentique, y compris en BtoB
« Notre modèle est nouveau car le contexte appelle de la part des entreprises de nouvelles réponses ». Ne pas être une ASBL n'empêche pas de prôner l'authenticité comme vecteur de potentialités et de richesse(s) avec ses membres: « Nous sommes prêts à partager cette approche à succès avec les entreprises qui veulent apporter de nouvelles réponses à leurs clients. C'est ainsi que nous pourrons rendre notre communication pédagogique encore plus efficace », conclut Alain Hemelinckx.
13:27 Publié dans Interesting jobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : consoglobe, écologie, développement durable, suzanne aux bains, pme
mardi, 15 décembre 2009
J'ai toujours un faible pour la 2è quinzaine de décembre
Parce qu'on arrive toujours à en faire quelque chose de bien.
Aujourd'hui, ça fait exactement 6 mois et 2 jours que notre ToutLeMal (copyright Lisbeth) à nous est arrivé, et j'entends bien dépenser toute mon énergie à continuer à classer l'événement.
La digestion, lente, tellement lente, devrait connaître un rythme plus soutenu grâce à une série d'adjuvants qui vont se succéder à partir d'aujourd'hui. Admirez la méthode Coué... Naaaan, franchement, ça va mieux quand même. L'inverse serait inquiétant!
15/12, jour de nos 9 ans et de nos 2 ans de mariach (et donc les 2 ans du malaise vagal de ma Bobonne Molly au resto :-)).
[Note de Chloé : "Et mes 6 ans 1/2 + 1 jour, rien à battre I guess?"... méssssi Louloutte, d'ailleurs un nonosse t'attend dans le frigo]
Samedi dernier, poulet du chef à la Perle d'Asie (avec un adorable compliment spontané de la serveuse, qui ne m'avait plus vue depuis 1 an et qui m'a fait un bien fou) et Valérie Lemercier à Liège.
Aujourd'hui, ris de veau au Vieux Grill de Boitsfort.
Demain, Guillaume Galienne à Auderghem.
Jeudi, assemblée de la co-propriété. Je sais, ça peut paraître "cheveu dans la soupe", mais pas du tout... c'est fort fort drôle!
Vendredi, Nowel en avance à Braine.
Et puis 15 jours de virevoltage entre Bruxelles, Paris (vais revoir ma Jung Aeeeeeke!), Versailles (Albert JeanJean staïle... si on tombe sur Denis/Bruno Podalydès ou Jean-Nöel Brouté, je meurs), ma Gaume natale (pâté gaumaiiiiiiis), Wavre (fifiiiiilles) et la Normandiiiiiiiiie (les pieds dans l'eauuuuuw).
Qu'est-ce qu'on dit?
FOIEGRASCHAMPAAAAAAGNEROSEEEEEEEE!
M'est avis que cette f****** année 2009 sera enterrée en grandes pompes.
Le compte à rebours est lancé. Et l'agenda bien remplisk avant de pouvoir enfin souffler. Quelques articles et dossiers à terminer, mais surtout un casse-croûte de roi à préparer...
08:45 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 04 décembre 2009
Bio4you : testé et approuvé
A ceux qui prétendent que les fruits et légumes bio n'ont pas meilleur goût que leurs équivalents de l'agriculture traditionnelle, je recommande vivement de tester les paniers de Bio4you.
Miameumiaaaaaam!
Des vraies oranges au goût... d'oranges.
Idem pour les courgettes et les tomates.
Et tout le reste.
Auparavant, je commandais des paniers chez Julienne, mais Bio4you est à mon sens bien plus pratique:
- la commande et le paiement se font en ligne
- vous avez le choix entre plusieurs paniers et pouvez voir le détail de leur composition (ce qui veut dire que si vous détestez certains composants, genre à tout hasard le fenouil, bé vous prenez panier n'en contenant pas ou alors vous passez votre tour pour cette semaine)
- le site propose des recettes (particulièrement utile pour les fruits et légumes oubliés "tiens-c'est-quoi-sbazar?"
- le carton dans lequel les fruits & légumes sont livrés contient un papier vachement utile pour la conservation : perso, je dispose les fruits dans un grand panier au salon (tcheu, j'en raconte des trucs intimes!) et le reste passe direct du carton au bac à légumes, bien enveloppé dans ce papier magique.
Il ne reste plus qu'à vous rendre dans un des (nombreux) points de vente. Et à sniffer poires et pommes dans la voiture (parce que bon, on a beau être bio, on est bien content de l'avoir, sa bagnole, quand on doit transporter une caisse de 5 kg).
Le pire? C'est bien moins cher que le bio des grandes surfaces, qui se sucrent bien sur le dos des petiots producteurs.
A quand des colis viiiiiiiande?
12:29 Publié dans A life less robotic | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 03 décembre 2009
Verlaine - "Mon rêve familier" (Poèmes saturniens)
La dépression a ça de beau qu'elle ramène à l'essentiel.
En l'occurrence : je me retourne enfin, comme aimantée, vers mes classiques.
A part l'hollywooderie d'il y a quelques années, agréable même si forcément romancé et loin de la violence belle et suffocante de leur amour, je ne m'étais plus penchée du tout sur Rimbaud-Verlaine.
Ah si, c'est vrai. Il y avait eu aussi "Les jours fragiles" de Philippe Besson, qui revenait sur les dernières semaines d'un Arthur malade dont les secrets ne seraient jamais percés (heureusement). Quand je pense que Guillaume & Julie Depardieu auraient dû donner chair au poète et à sa soeur Isabelle, si le destin n'en avait pas décidé autrement! Ca aurait été si bien...
Et puis "Rainbow pour Rimbaud", du sympa Jean Teulé, bien que l'oeuvre soit presque totalement éclipsée au profit des aventures des 2 anti-héros.
C'est surtout "O Verlaine!", du même Jean Teulé et qui fait la part belle aux vers du Pauvre Lélian, qui m'a ramenée sur l'autoroute de la Polllllliésie (comme on dit à Verviers), alors que je suis longtemps restée sur la bande d'arrêt d'urgence, en auto-stoppeuse brandissant Nerval et les surréalistes alors que Verlaine, Rimbaud et Baudelaire passaient devant moi à grande vitesse sans que je daigne leur accorder plus qu'un regard.
"O Verlaine", qui décortique les calamiteux derniers mois de la vie du poète sans faux-semblants, présentant un génie tout à fait pathétique aux moeurs fort fort limite, parvient à installer le sentiment de Sublime (voisin du grotesque), qui transforme l'annonement en lettres qui fondent sur la langue.
Une envie de s'envelopper quand, à travers son Rêve familier, publié en 1866 (avant qu'il rencontre Rimbaud) ce n'est plus "une femme inconnue" qui aime et comprend ce poète "somme toute assez conformiste" comme on lit parfois, mais la fulgurance d'un amour aussi bref qu'intense, qui illuminera sa vie, rendant bien pâles les admirateurs du Quartier Latin témoins de sa déchéance.
Alors. On fait silence et on écoute:
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? - Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
08:39 Publié dans Ces chers livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verlaine, rimbaud, poésie, nerval, baudelaire, surréalisme, philippe besson, guillaume depardieu, julie depardieu, jean teulé, poèmes saturniens
mercredi, 25 novembre 2009
"T'as un beau t-shirt, Marraine-Tatie"
Ici, finalement, j'évoque rarement des faits de la vie quotidienne, et encore moins ceux qui concernent mes proches. Exception à la règle aujourd'hui, après mon entrevue avec les so called "3 Grâces". Mes nièces. E., L1, L2. Trois merveilles de la nature. 8 1/2, 4, 2 1/2. Rousse, brune, blonde. Yeux verts, noisette, bleus.
Branle-bas de combat hier soir, baby-sitting improvisé, ma soeur et mon beau-frère étant réquisitionnés dans leur nouvelle maison de W pour le choix des so called aussi "briquettes" (mais qu'est-ce que c'est? Pas osé demander, me serais encore fait passer pour la fille perdue dans son monde. Que je ne suis pas, mais ça c'est une autre histoire).
C'était la 1re fois que je reprenais le volant seule depuis mon bras cassé. A peine 5 km séparent nos chez-nous mais, à Bruxelles, à 18h30 et avec un passage obligé par le Quartier Européen, ça veut dire 40 minutes à jouer du volant et du levier de vitesses. Dans un rond-ponit, j'ai aussi été forcée (question d'honneur) de tirer la langue à une pouffe fausse blonde en BMW qui trouvait que je n'allais pas assez vite. Ceux qui me connaissent savent qu'on ne peut pas vraiment me taxer de mémé casquette au volant, donc je ne vous raconte pas comment j'ai fulminé.
Bref, j'arrive là-bas avec le bras droit en bouillie et un gros nuage pluvieux au-dessus du crâne. Je n'ose pas imaginer l'orage si un boulevard n'avait pas ouvert les bras à mon énorme-Yaris-que-j'aime, qui plus est devant la pharmacie. Des fois que j'aurais décidé de sniffer un gramme de millepertuis pour calmer la crise de nerfs qui risquait de pointer le bout du pif.
Arrivée chez ma soeur, j'entrais dans un autre monde. Quand une E., que vous connaissez depuis sa naissance (c'est dingue!) et avez vu passer du stade de bébé joufflu à qui on apprenait "chopez, chopez, chopez la cumcum" de Félicien-du-Loft-2 à celui de jolie fifille qui fera tourner les têtes dans pas si longtemps que ça, voit son visage illuminé par votre arrivée (ouais, parfaitement, et j'en suis fière comme un paon!), ça vous calme direct vos vilaines humeurs.
"Marraaaaaaiine, t'as pris des films?"
Merdage total. Pas pensé à prendre une sélection de DVD, petite attention à laquelle les fifilles se sont (vite) habituées.
E. ne m'en tient pas rigueur.
Les grands s'en vont, les 3 Grâces et leur vieille ado s'installent dans le canapé.
L1, connue dans le milieu comme "la dure au coeur tendre", sourit, se rembrunit (une réputation, ça s'entretient), croise le bout de mon caraco en satin vert forêt qui dépasse de mon gros pull. "T'as un beau t-shirt, Marraine-tatie. Tu me lis une histoire". Je précise que je n'ai pas oublié le point d'interrogation à cette phrase...
Les décrets de L1 étant ce qu'ils sont, je lis. Pas simple, vu que son "livre" est plutôt un manuel d'école dont les écritures sont surtout des instructions d'exercices. On improvise. "Méheu, E. et L2, tirez-vous, je vois riiiiien. Lis-euh!", tempête le pacha du fond de son sofa, les deux autres, s'étant approchées, recouvrant son champ de vision de leurs longs cheveux. Or, la question capillaire pose un gros problème à L1, dépitée par ses tire-bouchons alors que les baguettes de ses soeurs, fortes d'un gêne dominant chez leur mère, leur tombent bien au-delà des épaules depuis très longtemps.
"Oh, L1, calme-toi un peu", se plaint gentiment E.
La bouille de L1 se ferme, la lèvre inférieure tremblotte 1/2 seconde et la baigne, précise, part aussi sec. "Elle m'a dit 'conne'!".
Je défends E., et c'est L2, bouche en coeur derrière sa tut, qui se prend un coup de pied sans broncher, habituée depuis belle lurette aux réactions quelque peu sanguines de sa grande soeur. Attention, L1 est loin d'être un petit monstre. C'est juste que c'est pas facile facile de trouver sa place quand on est celle du milieu et qu'on n'a que 15 mois de différence avec la petite dernière.
Sans transition, L2 zieute Michael Jackson à la télé et me demande du tac au tac: "Dis Marraine-tatie, Michael, il est de quelle couleur?". Quelle pertinence dans la question, ma nièce! Il était de mon devoir de lui fournir une réponse à la hauteur : "Hé bien vois-tu, ma L2, là, Michael est blanc. Mais avant, il était noir". J'ai ajouté qu'il a même perdu un bout de son nez à un moment - "Pourquoi?" - "Euh... à force de trop se moucher" - "C'est malin de leur faire croire ça, Marraine, elles vont plus vouloir se moucher", décréte fort à propos E. qui, sans ciller, tient conférence à ses 2 petites soeur, tout ouïe, sur les ravages de la chirurgie esthétique.
L'Empire du Milieu (L1) ne contre-attaque pas, ses forces la quittant. Elle ne tarde pas à s'endormir et... je n'ose pas la réveiller pour la mettre au lit (2 étages à monter). La peur paralysante du gnon. Lâchement, je laisse E., bien plus aguerrie à la psychologie L1ènne, risquer sa vie.
Quelle mauvaise langue je fais. L1 a été un petit amour. Comme des 7 nains bien disciplinés, on est montées dans leurs chambres et passées par la case salle de bains. "Marraine-tatie, faut mettre du Vicks vaporub, viens, chte montre comment on fait, hééééééééé tu m'chatouilles" pour L1 qui, quand je lui ai dit que, allez, on allait enlever sa "chemisette", m'a reprise en m'expliquant par le menu que c'était "un TOP, Marraine-tatie" (in peto: "elle y connaît vraiment rien, celle-là").
"Bobonne..."- "Hééééé, c'est pas Bobonne, c'est Marraine-tatie!"- "Je peux pas mettre mon pyjama, j'ai perdu mes bras" pour L2 se tortillant les membres supérieurs dans l'espoir vain de s'en débarrasser et dont j'admets retranscrire le discours en l'améliorant un peu (son vocabulaire, fort évolué pour ses 2 ans 1/2 grâce à ses 2 soeurs, n'en reste pas moins assez erratique, surtout quand la tut fait de la résistance).
10 minutes dans la salle de bains à jouer bêtement, à leur grande satisfaction. Des regards qui se disent qu'on peut vraiment tout lui demander, à cette Marraine-tatie qui fait le zouave autant qu'elles veulent. Ce qui est dingue, c'est qu'elles n'en profitent pas. Elles se sont mises au lit gentiment, L1 a eu le plus beau regard de l'univers quand je me suis penchée sur son front pour l'embrasser. A moitié endormie, elle a trouvé la force de rire franchement en se rendant compte qu'elle me disait qu'il fallait "ouvrir les lampes" au lieu de les fermer.
L2 attendait, ses grands yeux bleus (je sais, c'est cliché... mais vous verriez ses yeux!) qui, partis de sa soeur, m'ont tendrement enveloppée avant que sa petite mimine ne m'entraîne vers sa chambre. "Viens faire dodo avec moi. Fjmqlkdjfmsjfmqkjfmqkffjfiezibhk,nvkaflfjdfk maman fdkqfmjfmldkqsiuruznbanak", en tapotant à côté d'elle sur le matelas.
"Ah... oui? Ecoute, je ne vais pas me coucher avec toi dans le lit" (techniquement impossible, trop grande. Non, pas "trop lourde". Trop grande) "Mais je vais m'asseoir par terre à côté de toi, et tu vas vite t'endormir, pour que maman soit contente". Je coche donc dans ma série de mini stratégies "capacité à la réutilisation de mots-clés dans un contexte potentiellement ardu".
L2 s'est couchée et endormie en quelques secondes, peut-être en se disant que cette Bobonne Marraine-tatie qui se couche carrément par terre pour l'aider à faire dodo est décidément un modèle d'adulte sur lequel il n'est pas inutile de s'attarder.
09:50 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 16 novembre 2009
Gigliola Cinquetti - Non ho l'eta
Hier, on s'est fait "Le mépris" de Godard. Brigitte Bardot super belle, Michel Piccoli super poilu. Oh oui bon, ça va. Décidément, c'est un acteur que je redécouvre avec plaisir, traumatisée que j'étais par sa tignasse dans "Milou en mai". Envie de revoir "Les choses de la vie".
Comme d'habitude, l'Italie est un décor magnifique (l'eau ça mouille, Olivia). Encore plus celle des années 60 (je suis très années 60 en ce moment, va comprendre Charles).
Une scène du Mépris se passe dans un petit cinéma à Capri, où le Salut les Copains local est sur scène.
Ca m'a inévitablement fait penser à "Non ho l'età", de Gigliola Cinquetti (Eurovision 1964), que chantonnait ma mère quand j'étais petite.
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