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mardi, 22 avril 2008
Pascal Sevran...
J'ai énormément de tendresse pour Pascal Sevran. Qui n'a pas lu son journal et ses livres précédents passe à côté de beaux moments littéraires et d'humanité.
Je suis heureuse de m'être levée ce matin en découvrant que "la rumeur selon laquelle Pascal Sevran est décédé est fausse, toutes nos excuses". Si j'avais regardé Ruquier hier, j'aurais été plongée dans un profond et sincère chagrin.
Je n'arrive même pas à me figurer qu'on puisse lancer une horreur pareille. Quel irrespect.
J'étais déjà catastrophée qu'on puisse essayer de faire de lui un raciste il y a quelques temps. Le grand n'importe quoi. Lisez et relisez ces passages, ils n'ont qu'un seul défaut dans l'hypocrisie ambiante : dire les choses telles qu'elles sont. Avec beaucoup d'attention pour l'autre, qu'il soit blanc, noir, jaune, vert ou rouge.
Je ne vais pas épiloguer ici.
J'espère juste, un peu naïvement, que Pascal Sevran ou un de ses proches passera par ici et recevra toute l'affection que je lui porte depuis de nombreuses années maintenant.
J'imagine qu'il ne va pas bien, je lui souhaite le meilleur de ce que son petit monde a encore à lui offrir.
Et je lui souhaite de nous ravir encore et encore, chaque début d'année, où nous sommes nombreux à trépigner chez le libraire.
Mais s'il n'en est plus capable, je me contenterai de le relire, et de lire ces auteurs auxquels, sans lui, je ne me serais pas intéressée : Jouhandeau, Berl, Chardonne.
Portez-vous bien, mon cher Pascal. On pense à vous.
07:55 Publié dans Ces chers livres | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : pascal sevran, littérature
vendredi, 18 avril 2008
Julien Doré n'a pas de limites
Alors.
Début 2007 : Olivia, comme beaucoup, s'enchante que la Nouvelle Star nous ait déniché un nouveau phénomène. Déjà, elle ne pouvait plus se passer de son Christophe Willem, bien qu'un peu hésitante quant à son album. Au jeu du "j'aime-j'aime pas", le "j'aime" a vite pris le dessus, et le verdict est éternellement tombé fin 2007, après un concert somptueux au Cirque Royal, que personne n'avait envie de quitter... Christophe en premier.
Mais reviendons au petit Julien D.
Novembre 2007 : Olivia, comme beaucoup, attend avec curiosité la suite des opérations. Tiens, un showcase Sharko - Dig Up Elvis à PureFM. Allons-y et voyons. On y emmène Mademoiselle Karolinen, on s'amuse bien mais. Ben oui: mais. Sharko a beau être indéniablement bien plus pro (appliqué, "généreux"... Nikos, sors de ce corps - pardon), c'est sur Julien D. (bourré, blagues lourdes) que tous les regards sont tournés. Une mini hystérie pas très juste. Un peu indécente par rapport à un vrai groupe qui a trimé (et trime peut-être encore ?) pendant des années. Un côté "l'élève a dépassé le maître" assez irréel puisque les applaudissements du public auraient dû revenir à 90 % à Sharko. Allez, OK, à 75 %.
Bref. Olivia était un peu colère après l'élève certes doué mais un rien tête à claque et qui, pire que de se moquer total de ce qu'on pense de lui (il a bien raison), arbore un soupçon de suffisance arty (tout ce que je débecte). N'aime pas voir les musiciens boire de la bière dans un gobelet (ou pas) entre deux morceaux, en plus.
Et puis la cover de Voici, les dommages & intérêts (ou un truc du style) de Voici, l'hommage ridicule avec Edouard Baer (que j'adore) à Carlos (trop facile, c'était couru d'avance qu'on allait demander à la Nouvelle Star so décalée de le faire. Soit dit en passant: militons pour la suppression de "décalé" du vocabulaire !).
Et puis les zieutages en coin zigouigouis avec Louise Bourgouin (qui ne m'a toujours pas convaincue de son talent, mais ça c'est une autre affaire) aux Césars.
Et puis le titre annoncé de l'album: "Ersatz". Après "Produit de l'année", on nous fait "Ersatz", et l'année prochaine la Nouvelle Star nous sortira un "Produit générique". Ben tiens.
Enervée par ces apparences superficielles et guère flatteuses j'étais. Ach, mon côté germanique qui ressortait. Discipline, rigueur, Arbeit, schnell.
Olivia, Olivia, Olivia. Ts ts. MEA CULPA.
Printemps 2008 : notre Julien sort "Les limites". En écoutant PureFm en trame de fond pendant la rédaction d'un article, je commence à sautiller du pèt dans mon canapé. Kèsnéstruc ? Pas entendu la voix, occupée à autre chose, le téléphone qui sonne. Hier, j'ai entendu ces limites en entier et je le crie HAUT ET FORT : j'adore! En quelques secondes, il transporte dans une espèce d'univers à la Bonnie & Clyde où les Daltons feraient une apparition. Rafraîchissant comme un bon Coca dans une station service perdue en Arizona.
08:37 Publié dans Pop pop, pop music | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle star, julien doré, dig up elvis, sharko
vendredi, 11 avril 2008
Bye Bye, Renault Scenic
Vous êtes tent(e) par une jolie voiture gris foncé avec un magnifique toit en verre panoramique, tout ce qu'il faut partout et même pas 25.000 km ?
Rendez-vous ICI les amis !
Maintenant que mon adorable Yaris est arrivée (aka "L'Oliviak II"), je me sépare de séduisante Scenic... qui était trop voluptueuse pour rentrer ses fefesses dans notre garage.
13:30 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 10 avril 2008
Y'a plus de jeunesse
"Tu sais ce que je leur fais, à tes livres à la mords-moi-le-noeud ?"
"Euh... non... "
"JME COUCHE DESSUS. Pas top confort, mais quand on n'a pas le choix..."

15:16 Publié dans La méthode Chloé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chloé, basset, livres
mercredi, 02 avril 2008
Wham! - "Freedom"
Oui, j'aime Wham! et George Michael époque début et milieu des années 80. Son short et ses mitaines roses en éponge, sa coupe de cheveux que même quand il n'y a pas de vent elle est toujours en mouvement, son sourire Pepsodent qui fait oublier son acné mal dissimulée.
Avec l'album "Faith", les choses se sont gâtées. N'aimais plus trop. Mais il ne me faut pas 2 secondes de "Let's go outside", "As" (avec Mary J. Blige), "Too funky" ou "Fastlove" pour me plonger dans un état extatique.
Quelques minutes de bonheur avec la vraie version de "Freedom" (pas celle avec les top-models, qui est bête à mourir).
TOUS EN COEUR: Tu tu tuuuuuw, wo-ho-wo-hoo-wo, tutu lutu lutu, tutu tutu lutuuuuuuw, everyday I hear a different storyyyyy, people say that you're not good for meeee...
17:55 Publié dans Pop pop, pop music | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : wham, george michael
mardi, 01 avril 2008
Homo technicus agressivus
Ce mois de mars, c'était un condensé d'agression réelle et plus ou moins fantasmée. D'un côté, le corps qui lâche à plusieurs reprises, qui crie "stop, t'avais promis... c'est déconner!".
De l'autre, l'impression d'être poursuivie par une horde de laptops, de blackberries qui tressaillent à chaque e-mail entrant, de sonneries de GSM toutes plus stridentes les unes que les autres. De messages stupides. "Tu peux me rappeler?" (avec cet air tellement tracassé qu'il convient désormais d'arborer dans certaines fange de la population professionnelle) ==> "Auriez-vous-tu l'obligeance extrême de vous souvenir qu'un répondeur sert à LAISSER UN MESSAGE DIGNE DE CE NOM, censé me donner une bonne raison de vous rappeler?" (en moi-même, je conclus: "Nomdetcheudebordeldem").
Si aujourd'hui je passe mon temps à siroter du thé au miel (ou plutôt du miel au thé) et à me moucher, je sens que c'est enfin la fin de cette espèce de parenthèse désenchantée qui dure depuis trop longtemps.
Comme je suis lente, je mets du temps à fixer mes priorités. Mais là elles sont bien ancrées dans mon petit cerveau.
Travailler pour vivre et non le contraire, mais bien travailler quand même.
Se réfugier, même en image ou sur écran, dans les vieilles pierres et les casseroles de grand-mère.
Quand je fais un saut dans la cuisine, couver du regard le beau buffet en bois et verre bouteille hérité du côté de ma mère, ce fameux pan de la famille que personne n'a pu connaître. Auquel je ne me suis jamais vraiment intéressée avant de me rendre compte que je vieillissais.
Je n'ai certainement jamais autant eu de plaisir à toucher du papier. Pas celui des magazines IT, non. Celui de mes livres. Des anciens qui m'attendent fidèlement, des plus récents qui font la file tout aussi patiemment.
Passer ma main lentement sur leur couverture, comme pour les faire patienter. Et leur jeter un regard amoureux sincère. Je vais venir à vous, mes petits papiers ("Régine, sors de ce corps!"==> "Tu ne me parles même pas, tu n'as aucun talent") , comme je reviendrai à mes petits cahiers.
18:13 Publié dans My life is OK! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : web, internet, back to basics, livres, papier



