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mercredi, 28 mai 2008

Voyage voyage

Hihiiiii (le plus strident possible, avè les mains qui partent dans tous les sens)! 2008 n'a été jusqu'ici ni riche en business trips, ni généreuse en évasion trips, pour cause de très petite santé.

A croire que les beaux jours me donnent des ailes !
D'ici à la mi-juillet, j'aurai passé 3 jours à Berlin, 3 autres à Paris, 2 à Genève, 4 en Toscane et 2 en Alsace.

Y'a pire !

Je trépigne surtout pour Paris.
Des tonnes de choses à faire pour emmagasiner les bonnes énergies : papoter avec ma petite Jung Ae pour qu'elle me raconte sa vie à Paris et chez Nelly Rodi ; prendre le meilleur petit déjeûner du monde avec Geoffroy au Valentin dans le passage Jouffroy, zoner dans Lafayette Gourmet et en sortir avec une salade vietnamienne à tomber, siroter du Starbucks à gogo, arpenter les rues du Marais bouche bée de satisfaction et se pelotonner dans les fauteuils en velours rouge de la Panfoulia, à regarder les passants vaquer à leurs occupations tout en hésitant entre une salade aux gésiers, un carbonara et un cheeseburger maison. Hésiter devant les 100.000 parfums d'Amorino et, pour changer, en sortir avec une glace au chocolat et aux noisettes. 

Et puis faire un tour au Virgin de notre grand boulevard préféré, avec mon Proust dans la poche, évidemment ! Pas de risque qu'on me prenne pour une voleuse, avec toutes ses pages écornées.
Et puis manger au Général LaFayette et y retrouver notre charmant petit garçon de café tout droit sorti d'un film de Claude Sautet.

Si vous avez des idées de boutiques déco ou autres merveilles à manger, je preeeeends !!!

De quoi me donner du coeur à l'ouvrage, tout ça.  

Découvrir le temps perdu

J'aurai mis plus de 31 ans avant de poser mes yeux sur "A la recherche du temps perdu" (je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement je déteste qu'on dise "La recherche"... ça m'énerve. C'est comme les gens qui disent "C'est arrivé" pour "C'est arrivé près de chez vous". M'énerve).

Du temps où j'usais mes fonds de jeans sur les laides chaises des auditoires de l'ULB, écoutant passionnément ce qu'on me racontait des Filles du Feu de Nerval ("la résurrection d'un passé lointain dans un passé plus proche"), des avants-gardes du début du 20è siècle ou du Feu de Barbusse, arrivant dès l'ouverture de la Bibliothèque Royale - aka "L'Albertine" (toujours pas disparue, ahahah) - pour travailler à mon mémoire, je m'étais cantonné à la lecture un brin pénible - puisque hors de tout contexte - de son "Sur Baudelaire, Flaubert et Morand".

N'avais vraiment pas envie de lire sa prose, tout à mes lectures sur l'image de la ville dans la littérature moderne (love love love - Le paysan de Paris - love love love).

Mais voilà-t'y pas que j'ai enfin ouvert Du côté de chez Swann. Je suis dans la 2è partie, "Un amour de Swann". J'ai adoré "Combray". Et pour que je dise que j'adore quelque chose, c'est que je l'apprécie vraiment. Une banalité: quel style! Mon Dieu! Des phrases à n'en plus finir, qui s'engouffrent dans les recoins de la mémoire du narrateur et la nôtre. Ca me prend aux tripes. Ca faisait longtemps que je n'avais plus goûté au bonheur de passer des heures sur quelques pages. D'avancer très lentement.

A l'heure où pratiquement tout doit être prêt pour avant-hier, où je ne lisais pratiquement plus que des chroniques (genre le journal de Pascal Sevran), des romans courts (genre Olivier Adam) ou des romans fleuves faciles à lire (genre Tom Wolfe), je ne vais pas bouder mon plaisir, et sa-vou-rer.

Quand je pense que 6 tomes entiers m'attendent encore! Mon mois de juillet sous la brise (espérons), avec du Proust dans les yeux et les narines.
"Que du bonheur"... Benjamin Castaldi, sors de ce corps immédiatement!!!!!! Oulà... le clash TF1 - Proust qui vient de se produire dans mon petit cerveau rabougri... n'y étais pas préparée. 

  

vendredi, 09 mai 2008

Pascal Sevran rejoint Stéphane

Voilà. Les charognards seront contents. Pourtant Jean-Claude Jouhaud les laisse croupir dans leur petite merde. Moi je les laisse pour ce qu'ils sont: des cons.
Je pense à sa maman, à sa famille, à ses proches, à tous ses admirateurs à qui on vient d'enlever un petit bout de coeur. Certains aimaient ses émissions, d'autres comme moi son écriture et la personnalité bouleversante qui se cachait à peine derrière elle.

C'est Geoffroy qui m'a appris la triste nouvelle, embêté, croyant que j'étais déjà au courant. Derrière mon volant, mal garée, il m'a cueillie. Les larmes n'ont pas encore vraiment coulé, dans ces moments-là j'ai souvent la naïveté de laisser l'instinct de vie l'emporter : en ce moment plus encore que d'habitude, je prie mes morts pour qu'ils me confirment que non, tout ne s'arrête pas une fois les yeux fermés.

J'espère tellement qu'il a enfin retrouvé son Stéphane.

Pascal, je n'ai pas besoin de lancer un regard à vos livres pour conserver tout chaud dans mes pensées votre humanité. Votre enthousiasme, vos emportements. Vous êtes le plus gentil des faux méchants et vous me manquez déjà.
Egoïstement, je n'en reviens pas que, plus jamais, je ne piafferai d'impatience chaque début janvier, en rentrant d'Audresselles, attendant la chronique de votre année écoulée.  

jeudi, 08 mai 2008

Bryan Ferry - Let's stick together

Bryan Ferry, comme Roxy Music, c'est pour moi d'abord une esthétique. Il suffit de zieuter les couvertures des albums du groupe pour s'en convaincre.
Je me revois bouche bée, le samedi après-midi (ça devait être l'émission d'André Torrent), regarder Jerry Hall, ses cheveux de Barbie, sa bouche toute en laque, ses yeux bleus (petite, les yeux bleus étaient pour moi un mystère), ses dents Email Diamant.
Elle allait sûrement sortir du poste pour me manger. Et puis finalement, elle préférait continuer à se dandiner à côté de ce monsieur que je trouvais fort joli malgré sa moustache. Je ne savais pas encore ce qu'était un dandy.
A peine remise de mes émotions, je n'avais qu'une envie: que la chanson recommence.

Sur ce, en attendant que les programmateurs de la Nouvelle Star aient la bonne idée de fourguer du Bryan Ferry à mon très très cher Cédric... stickons together!

lundi, 05 mai 2008

Arrêtons de nous plaindre

Franchement... une petite photo qui témoigne du martyre quotidien de Chloé.

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Derrière l'objectif: moi. Toujours aussi douée pour la photo.

Devant l'objectif, à gauche : l'appel de 2 transats surmontés d'un adorable parasol (vive Hema!) que je n'ai qu'à regarder 2 secondes pour être transportée aux côtés du Capitaine Stubbing ("steuplé, Merrill, tu peux enlever ces horribles chaussettes?").

Devant l'objectif, à droite: une Chloé malheureuse. Très malheureuse. N'ayant pu choisir entre 3 canapés, son fauteuil, le lit ou la chaise-longue à l'intérieur, la pauvresse, qui n'a d'ailleurs plus que les plis sur les os, a dû battre en retraite dans le jardin. Et, ô horreur, il y a une mouche et je n'ai même pas pensé à aller chercher la couverture matelassée (assortie au parasol, évidemment) pour protéger le petit corps décharné du contact râpeux avec la pierre.

Quelques pleurs et auto-rapatriement sur le lit 4 secondes plus tard.

On ne le dira jamais assez: TROP DUR LA LAÏFE. 

 

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