jeudi, 05 février 2009

La (demi-)minute d'auto-satisfaction

Je ne suis pas particulièrement narcissique, même si je tiens (du bout du fil...) un blog. Je n'éprouve aucun besoin de raconter ma vie en long, en large et en travers au vu de tout le monde. J'envie parfois ceux pour qui c'est absolument normal de "partager" son quotidien avec des inconnus (qui ne le sont plus toujours), parce que c'est quelque part ("où çaaaaa? Làààà-euh") le signe qu'ils sont bien dans leur vie. Qu'ils sont sûrs d'eux, conscients (juste ce qu'il faut ou trop, ça dépend) de leur valeur.

Bref, un sentiment qui m'a toujours été, m'est et me sera toujours absolument étranger. C'est comme ça. Si j'avais confiance en moi, je ne serais plus moi. C'est parfois pénible, surtout pour l'entourage. Mais c'est comme ça.

C'est pourquoi j'apprécie particulièrement ce moment, qui ne dure que quelques minutes, où j'ai le sentiment du travail bien accompli. Hier soir, j'ai bouclé mon dernier article pour la prochaine édition d'un magazine BtoB assez pointu. Et, même si je l'ai envoyé sans le relire une dernière fois (je n'avais plus les yeux en face des trous), je sais que j'ai bien fait mon boulot. Je ne dis pas que c'est exceptionnel, je ne dis pas que j'y serais arrivée sans l'expertise de tous les gens que j'ai interviewés (bien sûr que non!!!!!), mais je me dis que quand il sortira, il y a de bonnes chances que les lecteurs se disent que, tiens, y'a eu du boulot de vulgarisation et une volonté manifeste de youplaboumage de sujets pas forcément funissimes au départ.

Enfin... j'espère.

En récompense, je m'octroie une journée light. Le PC pas loin, "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" de Stieg Larsson tout près, un basset qui perd ses poils tout contre moi.

Un long instant de bonheur.