mercredi, 09 juin 2010

Divine Comedy - "Generation sex"

Mais ké laid titre pour une si belle chanson! Quand il drache et redrache, on peut soit s'écouter Gene Kelly dans "Un Américain à Paris", soit écouter Neil Hannon.
Spécial merci à Geoffroy de m'avoir fait découvrir Divine Comedy, dont le best-of tourne non stop dans la Yaris.


En rentrant de la pause lunch de ce midi, j'étais enchantée par la lourdeur moite du ciel bruxellois qui pointait entre deux coups d'essuie-glace. Les rails brillamment glissantes du tram, les passants qui s'affairent pour esquiver l'une ou l'autre goutte. Je m'attendais presque à voir Pongo et Perdita promener leurs maîtres aux laisses emmelées, ou Michael Caine sauter les pieds joints dans les flaques, une main enfonçant son chapeau et le costume bien croisé.

Au lieu de ça, en arrivant devant l'immeuble, j'ai croisé le large sourire de Madame Henry qui attendait son taxi sous son parapluie. A plus de 90 ans, bon pied bon oeil malgré sa béquille. On s'est fait un grand signe content de nos mimines respectives, pendant que les cuivres de "Generation Sex" résonnaient de ma fenêtre ouverte. Une mini-trouille que l'oreille forcément sélective de Madame Henry ne s'arrête qu'au mot "sex"... et quand bien même!

Quelques secondes après, Chloé m'accueillait comme si elle ne m'avait plus vue depuis des lustres. "Faut pas gâcher les moments de bonheur, Valentine". Ah non, ça, faut pas.

 

 

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