vendredi, 16 avril 2010

Au pays de Candy

Jeudi 15 avril, vers 16h30, au 2è étage d'un centre médical de l'Avenue Louise (oui, môssieu, on ne se refuse rien).

Olivia grimace, elle ne se fera certainement jamais au tripotage de ventre par un médecin, même si c'est moins pire qu'avant.
Geoffroy regarde l'écran, il souffre. En 2010, une qualité d'image aussi piètre, c'est quand même pas possible.
Leur cher Dr J scrute lui aussi, mais d'une manière plus professionnelle que les 2 zigotos mal à l'aise qui n'osent pas lui poser la question fatidique. C'est lui qui les libère : "Vous voulez savoir ce que c'est?"

Oh oui oh oui oh oui oh oui, on peut vraiment, dites, oh oui oh oui oh oui!

Ils sera donc dit que les 3 Grâces accueilleront non pas un petit cousin, comme tout le monde l'avait parié, mais une petite Candy! Notre petite Candy... on n'en revient toujours pas!

Chloé s'entraîne déjà pour devenir son Capucin!

vendredi, 09 avril 2010

Il est 3h30, Olivia et Candy/Orphée s'éveillent

Debout depuis 3h30 du matin suite à une belle nuit de 6h (pas mal pour moi!), je suis ravie. Ce n'est pas ironique.

Ravie de pouvoir terminer le boulot devant lequel j'ai piqué du nez hier soir, ravie de me dire que la personne à qui je dois l'envoyer l'aura tout beau (j'espère) tout chaud dans sa boîte mail en allumant son PC.

Mais surtout, j'avoue, ravie de me dire que tout à l'heure, quand Geoffroy-le-bienheureux-dormeur se réveillera avec Chloé (à qui j'ai entretemps fait la courte-échelle pour qu'ils se tiennent bien chaud), j'aurai non seulement fini de travailler, mais la tête toute libre pour penser à notre week-end à Paris. Aucun stress. Mon carnet d'adresses "Superwoman" ramené de San Francisco sous la main, prêt à être dégainé. Idem pour la carte Visa.

Mais, mine de rien, entre les choses que j'ai récupérées de mon enfance (ça sert, d'avoir une maman maniaque très soigneuse!), celles que ma soeur m'a données (Sarah, je te bénis sur 5 générations pour ce coussin de grossesse qui sauve mes pauvres nuits!) et les 2 judicieux achats effectués sur eBay dès l'annonce de ma grossesse (jolie table à langer murale et cool poussette Bébé Confort), on est déjà bien équipés.

tour de lit poule.jpg

Face à mes comptes copieusement renfloués (Dieu que j'aime quand les clients semblent se donner le mot pour me faire plaisir en temps et en heure!), Geoffroy m'a conseillé de me faire plaisir... chose que j'ai parfois du mal à faire. Par contre, avec une Candy ou un Orphée (les prénoms sont lâchés!) dans le coco, qui plus est à Paris, vous imaginez bien que je n'ai qu'une envie : mettre un grand coup de truelle dans la constitution du cocon le plus youplaboum du monde.

C'est dingue tout ce qui existe sur le "marché" du bébé. C'est assez dégoûtant, à vrai dire. Pas mal de besoins créés. Hors de question de répondre aux sirènes. Envie que nos sous servent à des choses soit indispensables, soit intelligentes (si si, les Déglingos, c'est indispensable et intelligent. Par contre, des peluches qui débordent de partout, c'est non).

Ce qui m'excite le plus, c'est de repeindre le lit en bois que mon grand-père avait fait de ses propres mimines pour l'arrivée de mon père, et dans lequel mon père, ma soeur, les 3 Grâces et moi avons passé nos nuits. Vert tilleul, taupe, mauve? Avec ce tour de lit "poules" en tout cas.

Bon, c'est pas tout ça... si je continue, je n'aurai pas fini mon boulot et je vais être en méga stres, hihi!

mercredi, 07 avril 2010

"C'est pour septembre"

Loin de moi l'idée d'arborer une de ces horreurs de t-shirt sans forme qui, grosse flèche à l'appui (au cas où les passants qui croisent une pansue seraient un peu neuneus), explique que "c'est" pour tel ou tel mois.

Après 18 semaines, je peux toutefois sans (trop) de craintes (on n'est jamais trop prudents quand même... oulala, suis déjà en train de regretter ce post!) annoncer que I.N.S.P.T.R.S.L.C.C.D.R.G.
"Il ne se passe toujours rien sur le cours central de Roland Garros".

J'attends un bébé, quoi!

J'ai un moment imaginé annoncer la divine nouvelle en publiant mes échographies, mais pudeur pudeur. Et puis franchement, je n'oublie pas que mon ventre n'est pas le centre du monde...

La dégustation de nausées est terminée (prions le Seigneur), par contre l' "état de grâce du 2è trimestre", j'attends toujours. C'est vrai qu'être debout un mercredi depuis 1h du matin, ça peut paraître "rock n'roll - la - freelance - qui - organise - son - temps - comme - elle - le - veut", à ceci près que je n'ai pas EXACTEMENT CHOISI d'être réveillée à cette heure-là.
Bon, je ne me plains pas trop : je vais travailler cette nuit et je n'aurai aucun supérieur hiérarchique pour me dire demain matin que je suis dans le gaz... puisque j'ai demandé à ma patronne si je pouvais faire la nuit et récupérer pendant la journée, et qu'elle a dit oui. Elle est formidable, hein!

Je suis quand même sur le pèt de constater les chamboulements qu'une grossesse provoque autant sur le plan physique que mental. Pour le physique, passons les détails.
N'empêche, moi qui ai longtemps pensé qu'être enceinte ça devait être dégoûtant, j'ai changé d'avis.
Nausées, insomnies, dégoûts multiples ("steuplé, nettoie vite l'oeil de Chloé, jvais vomir"), passions subites (grosse grosse phase "je veux des boulettes, tu ne comprends pas, je vais MOURIR si je n'ai pas de boulettes devant moi dans 30 secondes" et hop, direction le café Lequet à Liège), c'est une expérience inédite.
Côté moral, peut-être plus encore, c'est incroyable. Montagnes russes.

C'est ce que j'essaierai de raconter, d'ici au 13 septembre, dans cette rubrique-hommage à Jean-Paul Loth.

mercredi, 10 mars 2010

I.N.S.P.T.R.S.L.C.C.D.R.G... hein?

"Il ne se passe toujours rien sur le court central de Roland Garrooooos...", commentait l'irremplaçable Jean-Paul Loth fin mai quand, installée avec mes classeurs sur mon lit, j'essayais de faire passer la pilule de la Grammaire critique du français (extension, extensité, extensivité et le pompon avec extensivité extensive... euh... ou extensité extensive? Nsépu!).

Mais revenons à nos moutons. Si "Il ne se passe toujours rien sur le court central de Roland Garrooooos" devient carrément une nouvelle catégorie, ce n'est pas un hasard.

Comprendra (vite) qui pourra.