samedi, 09 février 2008

You ARE NOT the father

 

54af02ab6730bc0865d08f4388f39311.jpgUne image qui passe dans mon diaporama Google Desktop fait monter en moi un énorme soupir de nostalgie.

A San Francisco, ces jolis petits matins et pauses de l'après-midi passées à enchaîner Maury, Doctor Phil, Montel et, dans un autre style, cette bonne vieille Oprah.
Et à se dire que les Américains, c'est quand même un autre monde. C'est normal que Tom Cruise saute sur les divans d'Oprah: c'est culturel. C'est du mimétisme par rapport aux grosses madames qui se roulent par terre dans les émissions plus cheap (rien contre les grosses madames, c'est seulement statistiques: il y a souvent des grosses madames).

C'était avant de découvrir le grand philosophe Simon Monceau, de Ca va se savoir. Notre maître à tous, qui enterre Bataille & Fontaine (mais pas Pascal-le-grand-frère, faut pas délirer). 

Ce screenshot de mai 2005 a été pris devant The Maury Show me semble-t-il. A cette époque, je m'étonnais encore que des gens acceptent d'aller à la télé pour risquer de se voir signifier qu'ils n'étaient pas les pères de leurs enfants. Ce jour-là, l'ADN avait encore frappé. J'avais beau être hypnotisée, je ne me souviens plus si ce pauvre Ben était ou pas THE FATHER.

Ceci dit, je dis ça, je dis rien, mais normalement on est censés aller à San Francisco tous les 2 ans 1/2, c'est écrit dans la loi et dans mon mode d'emploi. On a dépassé de 2-3 mois cette date de péremption, donc je ne réponds plus de rien.

Que ceux qui me verront déambuler dans les rues de Bruxelles à la recherche du Mel's Drive-In le plus proche aient l'amabilité de rentrer dans mon jeu. Vous croyez que monter et descendre la place Altitude 100 pendant plusieurs heures pourrait me donner l'illusion que j'arpente les rues de San Francisco? Moyen, hein. 

vendredi, 01 février 2008

Pete Doherty et les Babyshambles à Luxembourg

f8919f6cebf7a99a6bbe85d2810e1b90.jpgCa sonne antinomyque, et pourtant: monsieur Frais et Surdoué sera ce week-end en concert dans la ville la plus policée d'Europe.

Depuis ce matin, je l'imagine boire une Pils au comptoir de l'unique cafétéria du mini aéroport, aller manger des moules à la brasserie Ems et faire une razzia de cigarettes moins chères au Cactus de Bertrange avant de s'arrêter dans la galerie traiteur pour manger un thuringer moutarde.

Vous allez me dire, pourquoi pas! Brian Molko a bien fait un stage dans une grande banque luxote où il a laissé un souvenir... mmmm... euh... matériel et succinct, dirons-nous.

Pete, si tu lis ceci et que tu as un petit creux, passe chez mes parents: tu prends la E411 direction Belgique, tu sors à la sortie 29 et ma mère t'accueillera avec la meilleure choucroute du monde. Tu pourras même faire pipi dans la pelouse, on n'est pas regardants! 

Ca fait du bien de penser à des bêtes trucs comme ça. C'est léger.   

mercredi, 30 janvier 2008

Porque te vas - Cria cuervos

Un joli film et une jolie chanson pour parler du moche et du beau qui s'entremêlent dans nos vies. Pour se faire un peu de bien en se faisant un peu de mal. On fait tous comme on peut pour s'en sortir sans trop (se) faire mal.
Hoy en mi ventana brilla el sol
Y el corazon
Se pone triste contemplando la ciudad
Porque te vas.
Como cada noche desperté,
Pensando en ti,
Y en mi reloj todas las horas vi pasar
Porque te vas.

Aujourd'hui à ma fenêtre brille le soleil
Et mon coeur
S'attriste en contemplant la ville
Parce que tu pars.
Comme chaque nuit deséspérée,
Je pense à toi,
A mon reveil toutes les heures s'en vont
Parce que tu pars.


Todas las promesas de mi amor
Se iran contigo.
Me olvidaras, me olvidaras.
Junto a la estacion lloraré
Igual que un nino
Porque te vas, porque te vas,
porque te vas, porque te vas.

Toutes les promesses de mon amour
S'en iront avec toi.
Tu m'oublieras, tu m'oublieras.
A la gare je pleurerai
Comme un enfant
Parce que tu pars, parce que tu pars,
parce que tu pars, parce que tu pars.


Bajo la penumbra de un farol
Se dormiran
Todas las cosas que quedaron por decir,
Se dormiran.
Junto a las manillas de un reloj
Esperaran.
Todas las horas que quedaron por vivir,
Esperaran.

Sous l'ombre d'un lampadaire
S'endormiront
Toutes les choses qui restaient à dire,
S'endormiront.
Aux matins d'un reveil
J'espèrerai.
Toutes les heures qui resterons à vivre,
J'espèrerai.

Mort d’un acteur formidable

ac392c97b28dc71a0d015b95bb36395e.gifNon, je ne mets pas son nom en titre. Ce serait si vulgaire de vouloir attirer quelques clics sur le dos de mon bon vieux compagnon télévisuel. 

Philippe Khorsand est mort et c’est comme si une petite parcelle de mon enfance, de mon adolescence et de ma vie d’adulte était partie avec lui.
Amaigri, je lui souhaitais juste une petite coquetterie alimentaire, certes peu courante à son âge, mais j'avoue que j'aime bien, parfois, me voiler la face.

C’est entre autres en me scotchant devant Palace que j’ai découvert un autre monde que celui offert par mon milieu ambiant. A la même époque, je m'habituais au bête rire d'Ardisson, j'essayais de regarder des films pas de mon âge qui passaient sur FR3 tard. D'où les nombreux titres dont j'ai apprécié le début... sans jamais en voir la fin.

Cette école où ni les élèves ni les profs ne parvenaient à me donner envie d’échanger avec eux. Ma timidité, mon coinçage m’empêchaient d’y mettre du mien, mais on n’avait clairement pas grand-chose à se dire. Eternelle extra-terrestre qui en retirait tantôt fierté, tantôt désespoir. Tellement fière de traiter le monsieur muscle de la bande de fausse blonde et de lui dire de venir se battre s'il osait.
Il fallait fuir et, avant de pouvoir le faire physiquement, la tête carburait sévère devant la télé. Devant Twin Peaks (revu récemment avec délices), devant Palace (à portée dans les bibliothèques, au cas où un coup de mou nécessiterait de le dégaîner), qui mettaient en scène des personnages et des acteurs avec qui j’aurais vraiment aimé pouvoir tailler une bavette. Même si je n’aurais rien eu d’intelligent à leur dire.

J’ai retrouvé Philippe Khorsand dans Une famille formidable, que je suis depuis le début des turpitudes des Beaumont. Je les adore, il n’y a pas d’autre mot. Ce n’est pas la série du siècle côté forme et côté intrigue, ils vivent en une vie ce que d’autres mettraient 1000 ans à expérimenter, mais je m’en fous. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai stoppé net une morne après-midi de travail pour me plonger dans les bêtises de Jacques, Catherine, de leur clique d’enfants et de leur bon vieux ex beau-frère, Richard. Alias Philippe Khorsand.

On ne devrait pas laisser partir ceux qui nous persuadent que le ciel est bleu alors qu'on l'a devant les yeux et qu'il est vraiment tout gris. 

vendredi, 11 janvier 2008

Coup de gueule

J'en ai ras-la-casquette qu'on me force pratiquement à suivre pas à pas les turpitudes insipides de la vie privée du président et de sa nouvelle conquête.
A la radio, à la télé, et surtout partout sur les sites d'info et la blogosphère.
J'ai l'impression que même si je tapais "poëles anti-adhésives" ou "penne 4 fromages" dans Google, je tomberais dessus dans les 1ers résultats!

La meilleure critique, ce serait de ne pas parler d'eux... hors de question que je les nomme, d'ailleurs. Ne pas leur faire honneur, même sur ce tout petit blog. Ne pas attirer de trafic dans ma petite casa en les "instrumentalisant", pour reprendre le terme à la mode. 

Deux égos même plus sur-dimensionnés, juste complètement mégalos.
Cette image du gamin sur les épaules du nabot, les mains sur son visage! C'est digne d'une sortie des gosses de Michael Jackson! Pauvre chou! Quand je vois comment je suis protectrice envers mes 3 nièces, je n'arrive pas à concevoir qu'une mère et que son compagnon (son "coup du mois"?) donnent un petit garçon comme ça en pâture à des journalistes qui devraient avoir honte de jouer le jeu. 

Et puis, quelques secondes de mauvaise foi crasse: c'est bien la peine de nous avoir fait chier (excuse my French) pendant des années avec cette horrible chanson aux 4 consonnes et 3 voyelles :-D.
Et de nous avoir imposé madame n°2 partout pendant plusieurs années.

Stop stop stop.

Ne pas oublier que pendant que môssieu et môdame se prélassaient de manière ostentatoire (ne soyons pas naïfs: tous les présidents se sont grassement servis sur le compte de la République), plein de gens ont continué à crever de faim et de froid dans les rues ou même chez eux, les clandestins ont continué à se geler et à risquer leurs vies sur les autoroutes aux alentours de Calais. Et là, le "traité européen" est en train de passer comme une lettre à la poste. Et on enfouit tous ces problèmes bien loin.

Oui, c'est bateau, ce que je dis. Mais c'est vrai.

J'en ai rien à taper de la bagouze rose, du fait qu'elle serait enceinte, des livres-scandales qu'on sort sur son clône. Rien. Stop.

D'ailleurs, j'arrête ce billet, j'ai déjà trop radoté sur eux.

mardi, 11 décembre 2007

Sylvie Noachovitch forever

La situation politique belge pourrait être pire (sisisi)... imaginez un peu si cette furie débarquait chez nous !

Un cavaliiiier, qui surgit du fond de la nuiiiit... court vers l'aventuuuure au galoooop... son noooom, il le signeu de la pointeu de son épééée, d'un S qui veut diiiiiireu Sylviiiiie...

Je ne me lasse pas de lire sur son compte (sur LePost de Guy Birenbaum entre autres) et de visionner cette vidéo. Un moment d'anthologie. J'allais terminer en citant Benjamin Castaldi ("C'est que du bonheur"), mais faut pas pousser!

 

 

 

 

 

vendredi, 30 novembre 2007

Be(e)ing Jerry Seinfeld

"Jerry Seinfeld sera à l'UGC De Brouckère jeudi soir pour présenter Bee Movie... mais ce n'est pas un événement RTBF..."

Les points de suspension et la pointe d'amertume de Geoffroy lui ont donné des ailes (bzzz bzzzz bzzzz): quelques heures plus tard, bravant la pluie et la fatigue, nous rendions hommage audit Jerry en l'attendant comme 2 bons Américains: le pop-corn et le Coca "large" (tu parles) sur les genoux.

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jeudi, 29 novembre 2007

Belges, fritons tous ensemble!

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Bon sang, mais c'est bien sûr! TREMBLE, BART DE WEVER!
J'ai ENFIN trouvé la solution à la crise politique du pays!
Dire qu'il faut aller biiiien au-delà de nos petites frontières (euh... dans le Pas-de-Calais, quoi) pour se rappeler cette évidence: LA FRITE, C'EST LA FETE !

Est-ce que j'oserais CARREMENT dire que "la frite, c'est la hype"? Alleï! 

J'appelle les 10 millions de Belges à se réunir autour d'un bon cornet, avec de la bonne mayonnaise et une bonne viandelle. Poulycroc et bicky burgers acceptés sur présentation d'un certificat médical. On ne va pas non plus se mettre à accorder des dérogations pour n'importe quel motif non plus. Restons sérieux. 

vendredi, 16 novembre 2007

Mais qu'est-ce que c'est que ce pays?

OH MY GOD OH MY GOD OH MY GOD!
Je ne comprends plus rien!
Après la scission de BHV, vlatipa qu'un ministre flamand refuse de nommer les bourgmestres de 3 communes à facilités... parce qu'ils ont envoyé leurs convocations électorales en français et pas en flamand!

Mais à quoi on joue?
"L'Union fait la force", qu'ils disaient!
Dites, les gars, c'est pas parce qu'on nous sert l'expression "surréalisme à la belge" qu'il faut s'en réclamer pour tout et n'importe quoi.

J'ai honte.
Qu'on n'arrive pas à s'entendre, qu'on se fasse des coups bas, alors qu'on a quand même la chance de vivre dans un pays riche. Tout n'est pas rose, mais bon sang, qu'on relativise un peu.

On vit officiellement ensemble depuis 1830. Un détail, une parenthèse historique pour certains.
Un vieux couple qui se chamaille, qui vit de rancoeurs.
Où on se sent parfois belge, parfois wallon (ou flamand), parfois un reliquat de la culture française...

Née à côté de la France et du Luxembourg, je ne me sens rien du tout et tout à la fois et, en toute franchise, bien plus proche des Français.
Mais comme dirait Patrick Sébastien: je suis une humaniste. On peut vivre ensemble. Se taper dans le dos en se gondolant pour rire de nos différences. Communiquer en anglais quand on ne maîtrise pas assez la langue de l'autre.

Et les politiques n'ont qu'à faire avec les réalités du pays, comme ils l'ont toujours fait.
Sans mettre de l'huile sur le feu (idem aux médias: marre de ces sondages non représentatifs à la con et de cette espèce d'emphase grotesque!).

La Wallonie et la Flandre ont chacune profité des richesses de l'autre. C'est faux de dire que le Wallon est une grosse faignasse qui pointe au chômage avec l'argent du valeureux Flamand. Il y a certainement autant de gens motivés au Nord qu'au Sud!
La prospérité wallonne d'antan a donné des jobs aux Flamands, et construit des entreprises en Flandre! Donnant-donnant.

Oui, les Flamands, il y a fort fort longtemps, étaient au service de "maîtres" francophones qui n'avaient pas beaucoup de respect pour leur "dialecte".
Oui, les grands écrivains flamands s'exprimaient et écrivaient en français. Avaient honte de leur culture et privilégiaient la flamboyante culture française.
Et alors? C'est loin, tellement loin.

Ca fait partie de nous tous, de ce qui constitue notre unité tellement... disparate.
Ca ne doit pas nous freiner.

Soyons francs: malgré ses hauts et ses bas, à l'échelle historique, CE PAYS NE FONCTIONNE PAS SI MAL QUE CA!
Malgré ce que les extrémistes essaient de faire gober à la population, dont certaines fanges sont naturellement plus réceptives que d'autres. Certains vraiment pauvres d'un côté ("ou ou, le vilain wallon profiteur!"), certains vraiment riches de l'autre (chantres du protectionnisme flamand envers le Sud). 

vendredi, 09 novembre 2007

Les dérapages du Commissaire Juve

Le reflexe, quand j'ouvre mon Firefox, c'est de zieuter le dernier billet de Guy Birenbaum sur LePost.fr. Histoire de commencer la journée en me rappelant la règle n°1 en matière d'information: rester vigilant.

Parenthèse: ce genre de blog, comme le nouveau média en ligne de John Paul Lepers (LaTeleLibre.fr), c'est juste du salut public. De la vraie info, pas (auto-)censurée. Les soutenir, c'est tout simplement montrer que vous n'avez plus envie qu'on vous prenne pour un con. C'est goûter au plaisir de voir votre esprit critique reprendre le dessus, alors que ça fait bien longtemps que vous avez cédé aux sirènes du "temps disponible de cerveau". Bref: un petit bonheur dont il serait dommage de se priver!

Hé bé hé bé, je ne suis pas déçue avec Sarkozy, la pluie, le beau temps... et les cons.
Un tour de force de dédain made in Nico.
Le cabotinage à la con d'une fausse proximité.
Le complexe de supériorité dans toute sa splendeur.

Oui tu es là, Nico, oui, toi tu viens et les vilains autres qui avaient le pouvoir ils ne venaient pas, eux. Ouhhhhh, les méchants.

Le plus significatif: tutoyer les "petites gens", comme on dit, pour bien montrer qu'on les méprise, pour les déstabiliser.

Il était déjà grotesque à la barre du Congrès américain, à faire le petit roquet qui a réalisé son rêve américain.
Là, il est pathétique.

Où a-t-il été élevé pour être si impoli?

Finalement, il y a du bon avec les politiques moins "proches" (?) du peuple: on a davantage de place pour les fantasmer. Pour se dire qu'il pensent vraiment à leurs électeurs, même si on sait très bien que leur égo est surdimensionné.

Avec Nico, le bénéfice du doute n'est plus possible.