lundi, 15 février 2010
Du pâté en croute aux ris de veau et au foie gras
Les ris de veau du 3 septembre (c'est-à-dire de mon anniversaire), c'est une institution à laquelle il est impossible de déroger sous peine d'année supplémentaire placée sous le signe du mâââlheur.
Souvent, je me dis qu'il faudrait que j'apprenne à les préparer moi-même. Mais c'est comme pour le foie gras poêlé: je sacralise tellement que j'ai peur que le Dieu des ris de veau et celui du foie gras (qui sont sûrement cousins, voire frères) me terrassent de leurs regards dédaigneux si je ne parviens pas à rendre grâce à leurs ptits nenfants.
Zonant hier sur France 5, je tombe sur un gros plan de saucissons pendus, occupés à sécher. C'était mon Jean-Luc Petitrenaud qui était où, je vous le donne en mille? Dans une charcuterie parisienne qui prépare 10 sortes de pâtés en croûte dont un... AUX RIS DE VEAU ET AU FOIE GRAS. J'ai dit à Geoffroy que ça y était, que je pouvais mourir en paix, que si un tel pâté en croûte existait sur Terre, c'était que l'humanité avait encore un futur.
C'était tellement beau de voir, dans l'atelier, cet immense moule rempli à moitié d'une farce au porc couchée sur de la pâte crue (miaaaaameu) attendre sagement que les escalopes de ris de veau soient dorées à souhait. Ce monsieur charcutier vérifier du coin de l'oeil que son fils dépose bien gentiment les noix de ris de veau et les tranches de foie gras, avant de les recouvrir délicatement de pâte.
Quand les caméras se sont déplacées jusqu'au comptoir, j'étais prête à prendre la voiture direction le 17è arrondissement. Mais c'est fermé le dimanche!
La prochaine fois que je vais à Paris, c'est clair et net que je passe une après-midi à la Maison Pou (chou caillou genou), puisque c'est d'elle qu'il s'agit.Ouverte depuis 1830! Dingue. En 2009, ils ont reçu l'Oreille d'or du fromage de tête, qui trône dans la boutique!
J'en pleurerais bien.
Rooooh, ce serait génial si je pouvais faire sponsoriser ce blog par un boucher-charcutier-traiteur!
Avec tout ça, c'est pas demain que je suis prête à devenir végétarienne, ça c'est sûr.
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mardi, 15 décembre 2009
J'ai toujours un faible pour la 2è quinzaine de décembre
Parce qu'on arrive toujours à en faire quelque chose de bien.
Aujourd'hui, ça fait exactement 6 mois et 2 jours que notre ToutLeMal (copyright Lisbeth) à nous est arrivé, et j'entends bien dépenser toute mon énergie à continuer à classer l'événement.
La digestion, lente, tellement lente, devrait connaître un rythme plus soutenu grâce à une série d'adjuvants qui vont se succéder à partir d'aujourd'hui. Admirez la méthode Coué... Naaaan, franchement, ça va mieux quand même. L'inverse serait inquiétant!
15/12, jour de nos 9 ans et de nos 2 ans de mariach (et donc les 2 ans du malaise vagal de ma Bobonne Molly au resto :-)).
[Note de Chloé : "Et mes 6 ans 1/2 + 1 jour, rien à battre I guess?"... méssssi Louloutte, d'ailleurs un nonosse t'attend dans le frigo]
Samedi dernier, poulet du chef à la Perle d'Asie (avec un adorable compliment spontané de la serveuse, qui ne m'avait plus vue depuis 1 an et qui m'a fait un bien fou) et Valérie Lemercier à Liège.
Aujourd'hui, ris de veau au Vieux Grill de Boitsfort.
Demain, Guillaume Galienne à Auderghem.
Jeudi, assemblée de la co-propriété. Je sais, ça peut paraître "cheveu dans la soupe", mais pas du tout... c'est fort fort drôle!
Vendredi, Nowel en avance à Braine.
Et puis 15 jours de virevoltage entre Bruxelles, Paris (vais revoir ma Jung Aeeeeeke!), Versailles (Albert JeanJean staïle... si on tombe sur Denis/Bruno Podalydès ou Jean-Nöel Brouté, je meurs), ma Gaume natale (pâté gaumaiiiiiiis), Wavre (fifiiiiilles) et la Normandiiiiiiiiie (les pieds dans l'eauuuuuw).
Qu'est-ce qu'on dit?
FOIEGRASCHAMPAAAAAAGNEROSEEEEEEEE!
M'est avis que cette f****** année 2009 sera enterrée en grandes pompes.
Le compte à rebours est lancé. Et l'agenda bien remplisk avant de pouvoir enfin souffler. Quelques articles et dossiers à terminer, mais surtout un casse-croûte de roi à préparer...
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mercredi, 21 octobre 2009
Nous 3
A Audresselles, il y a bientôt 4 ans. On était bien, hein Tintin!

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mardi, 06 janvier 2009
... la parenthèse enchantée : nos Crevettes
Quelques photos ici de la résidence secondaire de nos rêves. Vue sur mer, jardin, balcon, jolies pierres et volets en bois bleus. C'est la 4è année consécutive qu'on se rend dans notre village de pêcheurs d'amour entre Nowel et Nouvelan pour déconnecter. Pendant 2 ans, on est passés à côté (au sens figuré du terme) de cette maison, parce que j'étais obnubilée par une autre. Les images parlent d'elles-même, j'ajoute juste qu'à quelques dizaines de mètre, un restaurant gastronomique répondant au doux nom de "Au p'tit bonheur" vient d'ouvrir. Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux?
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jeudi, 03 juillet 2008
... le visage d'Ingrid Betancourt
Passé une sale nuit et dans une bulle depuis quelques jours pour tout boucler avant les vacances, je ne découvre que maintenant la libération d'Ingrid Betancourt.
Bien sûr qu'il y a les tractations politiques et tout ce qui s'ensuit. Mais je n'ai pas envie de penser à ça. Tout ce que je sais, c'est que voir son visage est bouleversant. On les voit, les marques qui le traversent. Pourtant on ne voit que ça : l'apaisement. C'est peut-être bien ça, le bonheur . Son doux visage et le sourire de ses proches.
Rien à dire de plus, c'est beau et admirable, au sens premier du terme.
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mercredi, 28 mai 2008
Découvrir le temps perdu
J'aurai mis plus de 31 ans avant de poser mes yeux sur "A la recherche du temps perdu" (je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement je déteste qu'on dise "La recherche"... ça m'énerve. C'est comme les gens qui disent "C'est arrivé" pour "C'est arrivé près de chez vous". M'énerve).
Du temps où j'usais mes fonds de jeans sur les laides chaises des auditoires de l'ULB, écoutant passionnément ce qu'on me racontait des Filles du Feu de Nerval ("la résurrection d'un passé lointain dans un passé plus proche"), des avants-gardes du début du 20è siècle ou du Feu de Barbusse, arrivant dès l'ouverture de la Bibliothèque Royale - aka "L'Albertine" (toujours pas disparue, ahahah) - pour travailler à mon mémoire, je m'étais cantonné à la lecture un brin pénible - puisque hors de tout contexte - de son "Sur Baudelaire, Flaubert et Morand".
N'avais vraiment pas envie de lire sa prose, tout à mes lectures sur l'image de la ville dans la littérature moderne (love love love - Le paysan de Paris - love love love).
Mais voilà-t'y pas que j'ai enfin ouvert Du côté de chez Swann. Je suis dans la 2è partie, "Un amour de Swann". J'ai adoré "Combray". Et pour que je dise que j'adore quelque chose, c'est que je l'apprécie vraiment. Une banalité: quel style! Mon Dieu! Des phrases à n'en plus finir, qui s'engouffrent dans les recoins de la mémoire du narrateur et la nôtre. Ca me prend aux tripes. Ca faisait longtemps que je n'avais plus goûté au bonheur de passer des heures sur quelques pages. D'avancer très lentement.
A l'heure où pratiquement tout doit être prêt pour avant-hier, où je ne lisais pratiquement plus que des chroniques (genre le journal de Pascal Sevran), des romans courts (genre Olivier Adam) ou des romans fleuves faciles à lire (genre Tom Wolfe), je ne vais pas bouder mon plaisir, et sa-vou-rer.
Quand je pense que 6 tomes entiers m'attendent encore! Mon mois de juillet sous la brise (espérons), avec du Proust dans les yeux et les narines.
"Que du bonheur"... Benjamin Castaldi, sors de ce corps immédiatement!!!!!! Oulà... le clash TF1 - Proust qui vient de se produire dans mon petit cerveau rabougri... n'y étais pas préparée.
09:17 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : proust, littérature |
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dimanche, 25 novembre 2007
Lui, Charlotte Simmons
Oui bon, c'est surtout Tom Wolfe, un des plus grands écrivains américains contemporains. Au moins, oulaaaa, 1m80 et des rawettes (Shirley & Dino, sortez de ce corps... aaaaah uuurrrrggg wwwaannnmmmpppffff... voilà).
Mon exemplaire de "Moi, Charlotte Simmons", qui m'attendait depuis mon anniversaire de l'année dernière (ahuuuum), est plus qu'écorné.
Il ressemble à ce que j'imagine que pourrait être la bible d'un séminariste à qui on a interdit d'utiliser un stylo pour ses annotations et qui la transforme en une espèce d'improbable origami.
Je fais toujours ma maligne en disant (en moi-même... euh... ahum) que les romans américains actuels, c'est bien plus un souffle d'idées qu'un véritable style. "Wééééé, Frantzen, Donna Tartt et tout ça, wéééé, c'est vraiment bien... mais oui mais bon mais ça ne vaudra jamais, au niveau de l'écriture... euh... AU HASARD, VRAIMENT AU HASARD... Moderato Cantabile de Marguerite Duras".
J'avais déjà fait une exception pour Philippe Roth. J'en ferai sûrement une pour Paul Auster (jamais lu. Toujours voulu, jamais ouvert). En tout cas j'en fais une nouvelle pour Tom Wolfe. Wowowowowow: juste sublime! Il parle djeuns parce que ses personnages sont des étudiants d'une université américaine, mais ses multiples "F words" et tout la clique ne font qu'amplifier la force de ses structures et animer le tourbillon que vit précisément son petit génie en expérimentant la vraie laïfe d'un des plus grands campus américains.
Je suis bouche bée.
Finalement, le bonheur, c'est comme un roman de Tom Wolfe.
Petit bonheur en brique qu'on voudrait déguster lentement... mais qu'on affonne tellement c'est bon!
18:20 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tom Wolfe, Marguerite Duras, littérature, Charlotte Simmons, Donna Tartt, Jonathan Frantzen |
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jeudi, 08 novembre 2007
Mon chien Stupide
2h du matin et des poussières. Après mon aller-retour Esch-sur-Alzette - Bruxelles d'aujourd'hui, qui succédait à une nuit de 4h pour cause de petite Chloé qui rechute, je ne dors plus.
Chloé installée en boule entre mes jambes dans le canapé, je décide d'achever Mon chien Stupide, de John Fante. Aucun lien entre la situation et le livre, évidemment: tout le monde sait que Chloé a fait Harvard.
Le titre m'avait bien évidemment intriguée, et il n'avait guère fallu plus de 2 pages et la phrase "Elle était pourtant adorable, mon Harriett: 25 ans qu'elle tenait le coup à mes côtés ; elle m'avait donné 3 fils et 1 fille, dont j'aurais joyeusement échangé n'importe lequel, voire les 4, contre une Porsche neuve, ou même une MG GT 70" pour m'accrocher.
Pari tenu: un style limpide et vif, des personnages attachants justement parce que leurs travers ne sont pas édulcorés. C'est juste une famille un peu marteau mais qui s'aime malgré les petits coups bas du quotidien.
Une bonne manière de reléguer l'angoisse un peu plus loin.
07:35 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Chloé, John Fante |
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lundi, 08 octobre 2007
Luxe, calme et canapé
"vraiment pas assez profond" par ladite bassette candidate au suicide.
C'est amusant de constater à quel point une photo peut figer pour l'éternel un moment pourtant si court dans ma mémoire : si je me souviens bien, il a suffi de quelques secondes et de 2 ou 3 mouvements du popotin agrémentés d'un profond soupir exaspéré pour que Chloé m'évacue et que je me retrouve les 4 fers en l'air sur le parquet, à moitié embobinée dans la couverture après m'être contorsionnée et avoir perdu le bénéfice de cette mini-sieste que je semblais tellement apprécier.
Hé! Nowell, c'est dans plus si longtemps que ça... faites péter le foie gras!
22:00 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Chloé, basset, Noël |
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jeudi, 06 septembre 2007
Chabadabada chabadabada
09:10 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Chloé, basset, vacances |
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