jeudi, 03 juillet 2008
... le visage d'Ingrid Betancourt
Passé une sale nuit et dans une bulle depuis quelques jours pour tout boucler avant les vacances, je ne découvre que maintenant la libération d'Ingrid Betancourt.
Bien sûr qu'il y a les tractations politiques et tout ce qui s'ensuit. Mais je n'ai pas envie de penser à ça. Tout ce que je sais, c'est que voir son visage est bouleversant. On les voit, les marques qui le traversent. Pourtant on ne voit que ça : l'apaisement. C'est peut-être bien ça, le bonheur . Son doux visage et le sourire de ses proches.
Rien à dire de plus, c'est beau et admirable, au sens premier du terme.
09:40 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ingrid betancourt
mercredi, 28 mai 2008
Découvrir le temps perdu
J'aurai mis plus de 31 ans avant de poser mes yeux sur "A la recherche du temps perdu" (je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement je déteste qu'on dise "La recherche"... ça m'énerve. C'est comme les gens qui disent "C'est arrivé" pour "C'est arrivé près de chez vous". M'énerve).
Du temps où j'usais mes fonds de jeans sur les laides chaises des auditoires de l'ULB, écoutant passionnément ce qu'on me racontait des Filles du Feu de Nerval ("la résurrection d'un passé lointain dans un passé plus proche"), des avants-gardes du début du 20è siècle ou du Feu de Barbusse, arrivant dès l'ouverture de la Bibliothèque Royale - aka "L'Albertine" (toujours pas disparue, ahahah) - pour travailler à mon mémoire, je m'étais cantonné à la lecture un brin pénible - puisque hors de tout contexte - de son "Sur Baudelaire, Flaubert et Morand".
N'avais vraiment pas envie de lire sa prose, tout à mes lectures sur l'image de la ville dans la littérature moderne (love love love - Le paysan de Paris - love love love).
Mais voilà-t'y pas que j'ai enfin ouvert Du côté de chez Swann. Je suis dans la 2è partie, "Un amour de Swann". J'ai adoré "Combray". Et pour que je dise que j'adore quelque chose, c'est que je l'apprécie vraiment. Une banalité: quel style! Mon Dieu! Des phrases à n'en plus finir, qui s'engouffrent dans les recoins de la mémoire du narrateur et la nôtre. Ca me prend aux tripes. Ca faisait longtemps que je n'avais plus goûté au bonheur de passer des heures sur quelques pages. D'avancer très lentement.
A l'heure où pratiquement tout doit être prêt pour avant-hier, où je ne lisais pratiquement plus que des chroniques (genre le journal de Pascal Sevran), des romans courts (genre Olivier Adam) ou des romans fleuves faciles à lire (genre Tom Wolfe), je ne vais pas bouder mon plaisir, et sa-vou-rer.
Quand je pense que 6 tomes entiers m'attendent encore! Mon mois de juillet sous la brise (espérons), avec du Proust dans les yeux et les narines.
"Que du bonheur"... Benjamin Castaldi, sors de ce corps immédiatement!!!!!! Oulà... le clash TF1 - Proust qui vient de se produire dans mon petit cerveau rabougri... n'y étais pas préparée.
09:17 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : proust, littérature
dimanche, 25 novembre 2007
Lui, Charlotte Simmons
Oui bon, c'est surtout Tom Wolfe, un des plus grands écrivains américains contemporains. Au moins, oulaaaa, 1m80 et des rawettes (Shirley & Dino, sortez de ce corps... aaaaah uuurrrrggg wwwaannnmmmpppffff... voilà).
Mon exemplaire de "Moi, Charlotte Simmons", qui m'attendait depuis mon anniversaire de l'année dernière (ahuuuum), est plus qu'écorné.
Il ressemble à ce que j'imagine que pourrait être la bible d'un séminariste à qui on a interdit d'utiliser un stylo pour ses annotations et qui la transforme en une espèce d'improbable origami.
Je fais toujours ma maligne en disant (en moi-même... euh... ahum) que les romans américains actuels, c'est bien plus un souffle d'idées qu'un véritable style. "Wééééé, Frantzen, Donna Tartt et tout ça, wéééé, c'est vraiment bien... mais oui mais bon mais ça ne vaudra jamais, au niveau de l'écriture... euh... AU HASARD, VRAIMENT AU HASARD... Moderato Cantabile de Marguerite Duras".
J'avais déjà fait une exception pour Philippe Roth. J'en ferai sûrement une pour Paul Auster (jamais lu. Toujours voulu, jamais ouvert). En tout cas j'en fais une nouvelle pour Tom Wolfe. Wowowowowow: juste sublime! Il parle djeuns parce que ses personnages sont des étudiants d'une université américaine, mais ses multiples "F words" et tout la clique ne font qu'amplifier la force de ses structures et animer le tourbillon que vit précisément son petit génie en expérimentant la vraie laïfe d'un des plus grands campus américains.
Je suis bouche bée.
Finalement, le bonheur, c'est comme un roman de Tom Wolfe.
Petit bonheur en brique qu'on voudrait déguster lentement... mais qu'on affonne tellement c'est bon!
18:20 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tom Wolfe, Marguerite Duras, littérature, Charlotte Simmons, Donna Tartt, Jonathan Frantzen
jeudi, 08 novembre 2007
Mon chien Stupide
2h du matin et des poussières. Après mon aller-retour Esch-sur-Alzette - Bruxelles d'aujourd'hui, qui succédait à une nuit de 4h pour cause de petite Chloé qui rechute, je ne dors plus.
Chloé installée en boule entre mes jambes dans le canapé, je décide d'achever Mon chien Stupide, de John Fante. Aucun lien entre la situation et le livre, évidemment: tout le monde sait que Chloé a fait Harvard.
Le titre m'avait bien évidemment intriguée, et il n'avait guère fallu plus de 2 pages et la phrase "Elle était pourtant adorable, mon Harriett: 25 ans qu'elle tenait le coup à mes côtés ; elle m'avait donné 3 fils et 1 fille, dont j'aurais joyeusement échangé n'importe lequel, voire les 4, contre une Porsche neuve, ou même une MG GT 70" pour m'accrocher.
Pari tenu: un style limpide et vif, des personnages attachants justement parce que leurs travers ne sont pas édulcorés. C'est juste une famille un peu marteau mais qui s'aime malgré les petits coups bas du quotidien.
Une bonne manière de reléguer l'angoisse un peu plus loin.
07:35 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Chloé, John Fante
lundi, 08 octobre 2007
Luxe, calme et canapé
"vraiment pas assez profond" par ladite bassette candidate au suicide.
C'est amusant de constater à quel point une photo peut figer pour l'éternel un moment pourtant si court dans ma mémoire : si je me souviens bien, il a suffi de quelques secondes et de 2 ou 3 mouvements du popotin agrémentés d'un profond soupir exaspéré pour que Chloé m'évacue et que je me retrouve les 4 fers en l'air sur le parquet, à moitié embobinée dans la couverture après m'être contorsionnée et avoir perdu le bénéfice de cette mini-sieste que je semblais tellement apprécier.
Hé! Nowell, c'est dans plus si longtemps que ça... faites péter le foie gras!
22:00 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Chloé, basset, Noël
jeudi, 06 septembre 2007
Chabadabada chabadabada
09:10 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Chloé, basset, vacances
jeudi, 09 août 2007
La good laïfe!
Je prends ma plus belle voix de K-Maro pour rappeler qu'officiellement, je suis en congé jusqu'à lundi.
Ô joie d'être freelance : certains clients l'entendent visiblement autrement.
Résultat: j'ai recommencé à bosser mardi et je bosse depuis 4h du matin pour être sûre de pouvoir boucler tout ce que je dois boucler aujourd'hui.
Mais les souvenirs de vacances trottent quand même dans ma tête et, malgré mon gros rhume (vive la clim), j'ai une bonne grosse patate!
Alors, qu'est-ce que je retiens de ces 2 semaines en Provence et à la Côté d'Azur ? Le fabuleux hôtel Le Pigonnet à Aix-en-Provence? La Méditerannée si chaude aux bords de la plage de l'Estagnol ? Les colimaçons du massif des Maures ?
Naaaan. Je retiens que JEAN LEFEBVRE VOUS REMERCIE... la photo arrive, patience! est là! C'était à Vaulx-en-Velin, faubourg de Lyon. Tiens, ça me rappelle le début d'un truc, mais chépuquoi...
08:10 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Provence, France, Côte d'Azur, Jean Lefebvre
jeudi, 29 juin 2006
... une soirée chez l'ambassadeur, bien sûr!
Bon, on n'avait pas pensé aux Ferrero Rochers, donc la soirée aurait dû être gâchée. Et pourtant...
Rue de Surènes. Un chouette hôtel particulier. Du marbre partout. Un grand jardin (comme quoi il est possible d'avoir un jardin à Paris, il suffit d'être ambassadeur). La photo d'Albert et de Paola.
Normalement, je n'aime pas les soirées de ce genre. Me sens pas à l'aise. Mais là, après quelques coupettes, j'ai pu bien apprécier. Quelques heures à ne plus penser à rien sauf à rire bêtement et à observer la jungle. Constater que, décidément, on ne comprend pas pourquoi Soldout a du succès. Quelques chouettes conversations, même pas toujours futiles. Croiser la grand-mère de Barbie.
16:15 Publié dans Le bonheur, c'est comme... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ferrero, Belgique, Paris, Pascal Greggory, ambassadeur, PureFM




