lundi, 10 novembre 2008

32 ans, l'âge de raison (ou pas)

J'ai trop longtemps négligé ma petite santé.

Pour des raisons historiques multiples, avoir rendez-vous chez un médecin constitue pour moi une véritable épreuve.

Geoffroy me gronde, ma mère me gronde, je dis "oui oui oui, c'est prévu", et puis ça passe.
Ou j'y vais, je fais les examens qu'on me prescrit mais je laisse couler dès qu'on me dit que d'autres seraient nécessaires.
Ou alors j'opte pour une notion du temps nettement plus large dès qu'il est question de passer ma visite "annuelle" chez Le Jérème (gynécologue dont la gentillesse calme un tout petit peu mes blocages face aux blouses blanches).

Aujourd'hui, je suis allée chez notre adorable Dr G. (God bless notre déménagement, qui nous a permis de trouver à Bruxelles un vrai "médecin de famille") à peu près sur un coup de tête. Pour rendre service à Geoffroy au sujet d'une prescription. J'ai causé de mon dos, de mon ventre. J'ai pris un malin plaisir à pouvoir répondre, pour une fois, d'un "N-O-N" catégorique quand elle m'a demandé s'il y avait des antécédents dans la famille.

Résultats? Fronçage de sourcil du Dr G. Rappel de la fiesta que mes globules blancs ont faite en début d'année (un taux 4x plus haut que la normale) et qu'on n'avait pas pu identifier, vu mes travers cités plus haut. 
Mais mon colon de merde n'aura pas ma peau et mes lombaires n'ont qu'à bien se tenir, c'est moi qui vous le dis. Scanner et tout le toutim jeudi. On parie sur quoi? Hernie discale? Maladie de Crohn? Les deux? Aucunes? Pour le dos, no lo so. Pour Crohn (c'est drôlement chic, non?), y'a des risques.

Quoi qu'il en soit, citons notre maître à tous, alias Mathias-de-Secret-Story: JOIE DE VIIIIIIVRE!

Comme disait je ne sais plus quel personnage dans je ne sais plus quel Astérix, je concluerai ainsi: J'AI DIT.

Et pour me donner du coeur à l'ouvrage, je me regarde en train de siroter mon chocolat chaud dans la salle à manger du Grand Hôtel de Cabourg. Oui oui, celle d'A la recherche du temps perdu. Oui oui, celle où Poupette prodigue ses précieux conseils à Vic dans La Boum 1. C'est selon...

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vendredi, 11 avril 2008

Bye Bye, Renault Scenic

Vous êtes tent(e) par une jolie voiture gris foncé avec un magnifique toit en verre panoramique, tout ce qu'il faut partout et même pas 25.000 km ?
Rendez-vous ICI les amis !

Maintenant que mon adorable Yaris est arrivée (aka "L'Oliviak II"), je me sépare de séduisante Scenic... qui était trop voluptueuse pour rentrer ses fefesses dans notre garage.  

mardi, 01 avril 2008

Homo technicus agressivus

Ce mois de mars, c'était un condensé d'agression réelle et plus ou moins fantasmée. D'un côté, le corps qui lâche à plusieurs reprises, qui crie "stop, t'avais promis... c'est déconner!".
De l'autre, l'impression d'être poursuivie par une horde de laptops, de blackberries qui tressaillent à chaque e-mail entrant, de sonneries de GSM toutes plus stridentes les unes que les autres. De messages stupides. "Tu peux me rappeler?" (avec cet air tellement tracassé qu'il convient désormais d'arborer dans certaines fange de la population professionnelle) ==> "Auriez-vous-tu l'obligeance extrême de vous souvenir qu'un répondeur sert à LAISSER UN MESSAGE DIGNE DE CE NOM, censé me donner une bonne raison de vous rappeler?" (en moi-même, je conclus: "Nomdetcheudebordeldem").

Si aujourd'hui je passe mon temps à siroter du thé au miel (ou plutôt du miel au thé) et à me moucher, je sens que c'est enfin la fin de cette espèce de parenthèse désenchantée qui dure depuis trop longtemps.

Comme je suis lente, je mets du temps à fixer mes priorités. Mais là elles sont bien ancrées dans mon petit cerveau.
Travailler pour vivre et non le contraire, mais bien travailler quand même.
Se réfugier, même en image ou sur écran, dans les vieilles pierres et les casseroles de grand-mère.
Quand je fais un saut dans la cuisine, couver du regard le beau buffet en bois et verre bouteille hérité du côté de ma mère, ce fameux pan de la famille que personne n'a pu connaître. Auquel je ne me suis jamais vraiment intéressée avant de me rendre compte que je vieillissais.

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Je n'ai certainement jamais autant eu de plaisir à toucher du papier. Pas celui des magazines IT, non. Celui de mes livres. Des anciens qui m'attendent fidèlement, des plus récents qui font la file tout aussi patiemment.
Passer ma main lentement sur leur couverture, comme pour les faire patienter. Et leur jeter un regard amoureux sincère. Je vais venir à vous, mes petits papiers ("Régine, sors de ce corps!"==> "Tu ne me parles même pas, tu n'as aucun talent") , comme je reviendrai à mes petits cahiers.

jeudi, 20 mars 2008

C'est encore joli, un globule blanc...

... sauf qu'on n'est pas obligé de les collectionner, n'est-ce pas Olivia ?

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Ce matin, le Docteur G a dit qu'une partie encore indéterminée de mon corps avait dû décréter que l'invasion par la troupe des Globules Blancs était inéluctable. Un peu comme quand on ouvre les portes à un concert de Tokio Hotel.

Une radiographie du thorax et une échographie du ventre plus loin, le fauteur de trouble devrait être identifié. Ca peut être rien comme ça peut être tout.

Je pétoche un peu, mais pas trop.

Jusqu'ici, malgré des intestins hyper fainéants et capricieux et un rythme de vie un peu trop "customer oriented" (paraît-il qu'on ne l'est jamais assez... mais j'ai seulement compris très récemment que c'est en faisant tout pour être heureux qu'on satisfaisait ses clients, pas le contraire. Je suis irrémédiablement lente, je sais), je n'ai jamais eu à faire face à une mauvaise nouvelle pour moi (j'insiste: pour moi).
De celles qui vous forcent à tout changer, à place la santé en top priorité sur votre shopping list. 

Mais l'agglutinement du crabe, des autres maladies graves et des décès sur mon échiquier, associé à l'alarme qu'a déclenché l'enveloppe de ma petite personne de 31 ans 1/2 depuis quelques semaines (euh... quelques mois en fait, mais il m'a fallu du temps pour que la pièce tombe et que je réagisse. Lente, que je vous dis) font que là, c'est bon, je vais tout faire pour vivre heureuse et en bonne santé le plus longtemps possible. Ce n'est pas si bateau que ça en a l'air.

Parce que figurez-vous qu'on n'a pas encore prouvé l'existence du joli petit royaume des âmes que j'ai toujours aimé à imaginer. Où on entrerait timidement, nimbé par les nuages, pour découvrir le sourire de nos morts, qui ont retrouvé les leurs. Et où, très vite, on en finirait par pleurer de  soulagement et les rejoindre... pour dire du mal de Tokio Hotel.

mercredi, 19 mars 2008

C'est la fêêteu, la fêêteu

C'est la grève, les gars!
La mienne en tout cas.

Je fais depuis quelques temps une petite cure "détox". Détox du Web, du blog, de Facebook.
Pendant mon temps libre, j'ingurgite du tout simple: du parc Josaphat avec le basset hound de ma vie, de la piscine avec le Geoffroy de ma vie et du sauna toute seule.
Et puis des livres.

Je reviens dans pas longtemps. Mais qu'est-ce que ça fait du bien de retomber sur terre de temps en temps.

mercredi, 30 janvier 2008

Ceci est un ordre pour Dieu qui n'existe pas

Bon. C'est bientôt fini, ces conneries?
A croire que la mort de Philippe Khorsand a ouvert la boîte de Pandore aux mauvaises nouvelles aujourd'hui.

Qu'est-ce qu'il faut pour éloigner les mots "rupture" et "mort"? Qu'on se promène avec des têtes d'ail accrochées partout?

Message à ceux qui se reconnaîtront: suis là... sert à rien, mais suis là...

samedi, 29 décembre 2007

2007 engloutie par les flots

Dans quelques heures, le PC bien loin et les téléphones fermés, nous serons ravis de commencer notre retraite en reniflant dans le froid d'une station Shell. Le coffre lourd de tout ce qui a le don de nous envelopper dans la ouate : de la bouffe, des livres et des DVD. 

Par quoi commencer? Jay Mc Inerney? Proust? Modiano? Siri Hustvedt? Paul Auster? Philip Roth? Jacqueline Harpmann? A moins que je ne cède à une razzia dans un bar-tabac à Wimereux.   

La truffe de Chloé retournera les dunes sans lassitude et ses grosses petites papates s'enfuieront sur le sable sec à chaque vague qui tentera de les atteindre. Elle nous lancera un furtif regard affolé avant de repartir de plus belle. 

Il y aura monsieur Le Poder, le salon encore froid et le gratin dauphinois qui chauffe. La chambre bleue et la chambre jaune.
Peut-être bien Julien Lepers dans la lucarne devant un paquet de cacahuètes enrobées et du champagne rosé. Certainement la saison 10 de Seinfeld. A coup sûr de l'humanisme devant Patrick Sébastien...

Dimanche, je partirai à l'aventure : et s'il y avait enfin une messe dans la petite église, là haut?

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Ce qui est certain c'est que, mardi matin, le souffle de 2008 se lèvera sur ma rue de la Mer.

Je vous souhaite une excellente année. Santé (sisisi, on ne rigole pas), amour, rire, ouverture d'esprit et libre examen. Ne pas créer de problèmes là où il n'y en a pas, il y a déjà assez d'éléments sur lesquels on n'a pas prise. 

J'enterre ce 2007 qui m'a laissé un goût d'impuissance dans la bouche. Je ne veux plus me réveiller avec le désagréable sentiment que tout va bien dans ma petite vie... alors que mes proches souffrent sans que je puisse y faire grand-chose.  

dimanche, 16 décembre 2007

Look, ze ring!

J'ai hésité à placer cette note dans la catégorie "Oh my God!" et puis non, "My life is OK!". La méthode Coué/Chloé jusqu'au bout.

C'était donc le grand jour hier, comme on dit. On a tous les 2 dit oui, on était super heureux de voir (presque) tous nos proches papoter ensemble alors qu'ils ne se connaissaient pas forcément ou ne s'étaient pas vus depuis de longues années (je pense à mes parents qui ont trouvé 2 "hommes" en lieu et place des étudiants gringalets qui partageaient le Blackies' kot avec moi).

Tout le monde s'est extasié devant ma robe chocolat-cerise et c'était ma foi fort gai parce que ça avait l'air fort sincère!

On a donc dit un franc, net et clair "oui" tous les 2. Chloé avait même accepté d'arrêter d'aboyer pour nous laisser nous exprimer. C'était adorable de la voir s'endormir au beau milieu de la salle des mariages juste après la (courte) cérémonie.

Au restaurant, les adorables Caprices d'Harmony de notre copain Jean-Jacques, mon père me confia que Bjorn, pourtant peu branché chien, avait défendu notre petite louloutte face à une vilaine madame qui, passant devant elle avant que nous rentrions dans l'hôtel de ville et ne supportant pas d'entendre ses aboiements angoissés, lâcha un laconique et haineux "Je n'ai jamais vu un chien aussi sale!". Ce à quoi mon Bjorn répondit par un tout aussi laconique et haineux "Je n'ai jamais une aussi sale petite vieille" qui la fit fuir illico.

J'ai bien aimé!

Pendant qu'on se les gelait à faire des photos (suivront, suivront) à la place de Jamblinne, les invités engloutissaient les petits fours. A peine revenus, on s'installait et la valse des délices commençait. A table, on mangeait et on parlait bouffe en même temps. Nos pères respectifs échangeant si pas de bonnes adresses, en tout cas des anecdotes croustifondantes. 

Mais j'oublie le principal, juste avant de s'installer à table. Je vois ma Caroline installer une table, me tendre une corbeille et me dire de choisir un sujet dans une corbeille. Je n'y croyais pas! Ces dernières semaines, elle avait étudié par coeur l'examen final de Valentine Esquerra dans L'Etudiante et nous l'a servi sur un plateau d'argent. C'était juste magnifique! Et si courageux, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de gens dans l'assemblée capables d'apprécier un si beau geste. "Heureusement que mon fils est trop petit pour s'en rappeler un jour". T'inquiète Caro, je serai là pour lui rafraîchir la mémoire :-D.

Un peu plus tard, je quittais ma place pour rejoindre ma soeur et mes amis. En blaguant, je répétais à Adrien, médecin de son état, qu'heureusement qu'il était là, si jamais ma grand-mère-j'ai-86-ans-mais-dans-ma-tête-j'en-ai-16 nous gratifiait d'un de ces charmants malaises cardiaques dont elle a le secret lors de grosses émotions.

10 secondes plus tard, c'est mon coeur a moi qui a failli cesser de battre. Je répétais "Adrien Adrien Adrien ma grand-mère n'est pas bien". En 3 secondes, il faisait de la place autour d'elle, couchée par terre, et demandait à Paul d'appeler une ambulance. Malaise vagal. Tout le monde figé, moi complètement paralysée. 24 ans de cohabitation avec une grand-mère, ça crée des liens.

Isabelle qui culpabilisait, puisque ma grand-mère s'est sentie à la fin du super mignon QCM de "connaissance de Geoffroy" qu'elle avait préparé. Stressée de ne pas avoir les bonnes réponses, les émotions de la journée dans les pattes, c'en était trop.
Philippe et Michelle à mes côtés, le regard doux et rassurant.

Elle n'en menait pas large, la mariée! Elle n'a pas pleuré mais, dans son for intérieur, elle avait 4 ans 1/2. 

C'était bizarre de continuer le mariage sans ma grand-mère, mais on l'a fait. Mon père n'a pas vu la pièce montée en Kinder Surprise... mais nous a appelé pour nous dire que ma grand-mère se portait à nouveau comme un charme et passerait tout de même la nuit en observation. Dans l'hôpital juste en face de chez nous!

J'ai eu un gros pincement au coeur de l'imaginer seule dans cet hôpital bruxellois impersonnel, tourmentée d'avoir gâché la fête.
J'espère pouvoir aller la voir ce matin pour la faire rire en lui disant qu'au contraire elle était le clou du spectacle et qu'elle avait bien fait son coup en douce, que personne ne s'y attendait.

 

 

dimanche, 09 décembre 2007

"Les choses de la vie"


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Je ne suis pas Michel Piccoli
Je ne fais pas de tonneaux dans la campagne
Je ne fume ni au volant ni ailleurs
Je ne délire pas, allongée dans la prairie, en attendant mon heure
Et pourtant ce serait tellement bien si la vie était toujours aussi jolie qu'un film de Claude Sautet
 
 

mardi, 27 novembre 2007

L'humeur du jour

Raphaëlle Ricci, sors de ce corps!

"Comment tu vas aujourd'hui, petite Nolivia?"

"Ben... j'étais en train de terminer un article et puis mon iTunes est tombé sur 'Badhead' de Blur. Du coup je suis retombée en cette fin d'été 1994. Mum fort sick. Première candi qui commence. Perdue. Enfermée dans cette chambre de l'avenue des Courses. Le frigo, le micro-ondes, mes livres, Parklife. Les grosses larmes tout le temps, entrecoupées de sautillages frénétiques pour oublier"

"Et?"

 "Et... ça va, tout va bien. Je frissonne un peu. I'm on the white cliffs of Dover et there's a trouble in the message center, mais heureusement Tracy Jacks veille et London Loves, to the end".


podcast
 

J'enchaîne sur les Selma's Songs de Bjork... est-ce bien raisonnable?

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