mercredi, 04 mars 2009

32 ans et des poussières

Aujourd'hui, j'ai 32 et demi... et un jour. Je me suis promis de commencer à vivre ma vraie vie à 33 ans, le compteur tourne.
Pas vraiment l'impression de vivre comme dans un livre de Jay McInerney et c'est tant mieux, finalement.

Plein de choses vont bien dans ma vie, je n'ai vraiment pas à me plaindre.
Pourtant, plus j'avance, plus je me rends compte que j'ai atteint le seuil maximal de confiance en moi.
Je partais de très loin, je n'ai pas beaucoup avancé et maintenant je patauge.
C'est comme ça. J'allais écrire "je ne vais pas me torturer" (ce qui fera bien rire ceux qui me connaissent).

J'ai au moins compris ça. Serait-ce le début de la sagesse? Faut pas rêver.

Je me fixe un nouvel objectif pour les 6 prochains mois : arrêter de grommeler "mort aux cons" et le crier HAUT ET FORT! Mais poliment. Super compliqué pour moi.

jeudi, 05 février 2009

La (demi-)minute d'auto-satisfaction

Je ne suis pas particulièrement narcissique, même si je tiens (du bout du fil...) un blog. Je n'éprouve aucun besoin de raconter ma vie en long, en large et en travers au vu de tout le monde. J'envie parfois ceux pour qui c'est absolument normal de "partager" son quotidien avec des inconnus (qui ne le sont plus toujours), parce que c'est quelque part ("où çaaaaa? Làààà-euh") le signe qu'ils sont bien dans leur vie. Qu'ils sont sûrs d'eux, conscients (juste ce qu'il faut ou trop, ça dépend) de leur valeur.

Bref, un sentiment qui m'a toujours été, m'est et me sera toujours absolument étranger. C'est comme ça. Si j'avais confiance en moi, je ne serais plus moi. C'est parfois pénible, surtout pour l'entourage. Mais c'est comme ça.

C'est pourquoi j'apprécie particulièrement ce moment, qui ne dure que quelques minutes, où j'ai le sentiment du travail bien accompli. Hier soir, j'ai bouclé mon dernier article pour la prochaine édition d'un magazine BtoB assez pointu. Et, même si je l'ai envoyé sans le relire une dernière fois (je n'avais plus les yeux en face des trous), je sais que j'ai bien fait mon boulot. Je ne dis pas que c'est exceptionnel, je ne dis pas que j'y serais arrivée sans l'expertise de tous les gens que j'ai interviewés (bien sûr que non!!!!!), mais je me dis que quand il sortira, il y a de bonnes chances que les lecteurs se disent que, tiens, y'a eu du boulot de vulgarisation et une volonté manifeste de youplaboumage de sujets pas forcément funissimes au départ.

Enfin... j'espère.

En récompense, je m'octroie une journée light. Le PC pas loin, "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" de Stieg Larsson tout près, un basset qui perd ses poils tout contre moi.

Un long instant de bonheur.

vendredi, 16 janvier 2009

Pascal Sevran me manque, c'est tout

Oui, c'est ça, "My life is OK". Evidemment que rien n'est parfait, que tout pourrait toujours être mieux.
Mais franchement.
Quand je vois les médecins qui risquent leur vie à Gaza et ailleurs, ces gens qui s'investissent totalement dans les causes auxquels ils croient, j'ai honte.
Honte d'être heureuse dans mon petit confort, honte d'exercer un métier (du moins dans ma "spécialité") qui n'est pas essentiel, honte de larver devant des DVD, honte de ne pas avoir écrit à Lebene depuis des lustres, honte de ne pas prendre mon courage à deux mains pour faire quelque chose d'un peu vrai.
Pas (seulement) pour me donner bonne conscience, vraiment pas.

Hier, j'ai refermé "Les petits bals perdus" de Pascal Sevran. Son dernier journal. Pendant toute la lecture, même si j'avais en tête le spectre de son départ et qu'à chacune de ses légères notes d'espérance mon coeur se serrait, je me suis laissée bercer, comme chaque année, par le charme de son écriture, touchée, amusée et rassérénée par ses exaspérations et ses nombreux bons et beaux mots.
Et puis j'ai entamé les toutes dernières pages, celles que Philippe Besson a lues en hommage à son ami lors de son enterrement, en mai dernier. D'un souffle. Les larmes sont enfin venues.
Celles qui ont tant tardé depuis sa mort, comme si je n'y croyais pas vraiment. Comme l'a dit Philippe Besson, Pascal Sevran ne l'appellera plus. Je ne recevrai plus jamais de petit mot tendre en réponse aux miens.

Une série d'imbéciles se sont accrochés à sa "bite des noirs" pour l'accuser de tous les maux de la terre ou presque. Non seulement pas tendance (un beau compliement, en fait!) réac, mais encore raciste. Tiens donc. Il suffisait de lire quelques pages de n'importe lequel de ses journaux pour comprendre que ce mot ne faisait pas partie de son monde.

Rare sont ceux qui ont insisté sur le cri qui ne quittait pas son écriture quotidienne : que l'humanité soit à nouveau digne de ce nom, en prenant les mesures qu'il faut pour que les enfants du monde entier, qui n'ont demandé à personne d'arriver sur le plancher des vaches, soient heureux.

Peine perdue? C'est sûr que si on préfère broder des polémiques idiotes plutôt que d'appuyer son bon sens universel qui, malheureusement, n'a pas l'air d'intéresser les "grands" (?), on n'est pas sauvés.

lundi, 05 janvier 2009

Un Américain à Paris, pour lutter contre la crise

C'est 2009, c'est la CRISE. La RECESSION. Je n'aime pas entendre que le job d'untel ou untelle ou pleindetel(le)s sont sérieusement menacés. Les JT sont moroses. 2009 sera forcément une rude année pour la majorité des gens.

Et bien figurez-vous que moi, petite Olivia toute privilégiée (mais qui fait attention quand même) que je suis (je touche du bois... et fais tout pour que ça continue), j'ai LA solution. Ca ne changera rien sur le fond des choses (tunnel il y aura), mais bien sur la forme (lumière il y a).

La voilà : que le gouvernement envoie à tout le monde le DVD d'Un Américain à Paris. Histoire de passer 2h bouche bée devant le monde rêvé et le sourire de Gene Kelly, les notes de Gerschwin et la bouille de Lesly Caron.

I got rhythm... who could ask for anything more (regardez jusqu'à la fin, vers 4 minutes 26... Gene Kelly qui fait l'avion... hallucinant)?

 

 

lundi, 10 novembre 2008

32 ans, l'âge de raison (ou pas)

J'ai trop longtemps négligé ma petite santé.

Pour des raisons historiques multiples, avoir rendez-vous chez un médecin constitue pour moi une véritable épreuve.

Geoffroy me gronde, ma mère me gronde, je dis "oui oui oui, c'est prévu", et puis ça passe.
Ou j'y vais, je fais les examens qu'on me prescrit mais je laisse couler dès qu'on me dit que d'autres seraient nécessaires.
Ou alors j'opte pour une notion du temps nettement plus large dès qu'il est question de passer ma visite "annuelle" chez Le Jérème (gynécologue dont la gentillesse calme un tout petit peu mes blocages face aux blouses blanches).

Aujourd'hui, je suis allée chez notre adorable Dr G. (God bless notre déménagement, qui nous a permis de trouver à Bruxelles un vrai "médecin de famille") à peu près sur un coup de tête. Pour rendre service à Geoffroy au sujet d'une prescription. J'ai causé de mon dos, de mon ventre. J'ai pris un malin plaisir à pouvoir répondre, pour une fois, d'un "N-O-N" catégorique quand elle m'a demandé s'il y avait des antécédents dans la famille.

Résultats? Fronçage de sourcil du Dr G. Rappel de la fiesta que mes globules blancs ont faite en début d'année (un taux 4x plus haut que la normale) et qu'on n'avait pas pu identifier, vu mes travers cités plus haut. 
Mais mon colon de merde n'aura pas ma peau et mes lombaires n'ont qu'à bien se tenir, c'est moi qui vous le dis. Scanner et tout le toutim jeudi. On parie sur quoi? Hernie discale? Maladie de Crohn? Les deux? Aucunes? Pour le dos, no lo so. Pour Crohn (c'est drôlement chic, non?), y'a des risques.

Quoi qu'il en soit, citons notre maître à tous, alias Mathias-de-Secret-Story: JOIE DE VIIIIIIVRE!

Comme disait je ne sais plus quel personnage dans je ne sais plus quel Astérix, je concluerai ainsi: J'AI DIT.

Et pour me donner du coeur à l'ouvrage, je me regarde en train de siroter mon chocolat chaud dans la salle à manger du Grand Hôtel de Cabourg. Oui oui, celle d'A la recherche du temps perdu. Oui oui, celle où Poupette prodigue ses précieux conseils à Vic dans La Boum 1. C'est selon...

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vendredi, 11 avril 2008

Bye Bye, Renault Scenic

Vous êtes tent(e) par une jolie voiture gris foncé avec un magnifique toit en verre panoramique, tout ce qu'il faut partout et même pas 25.000 km ?
Rendez-vous ICI les amis !

Maintenant que mon adorable Yaris est arrivée (aka "L'Oliviak II"), je me sépare de séduisante Scenic... qui était trop voluptueuse pour rentrer ses fefesses dans notre garage.  

mardi, 01 avril 2008

Homo technicus agressivus

Ce mois de mars, c'était un condensé d'agression réelle et plus ou moins fantasmée. D'un côté, le corps qui lâche à plusieurs reprises, qui crie "stop, t'avais promis... c'est déconner!".
De l'autre, l'impression d'être poursuivie par une horde de laptops, de blackberries qui tressaillent à chaque e-mail entrant, de sonneries de GSM toutes plus stridentes les unes que les autres. De messages stupides. "Tu peux me rappeler?" (avec cet air tellement tracassé qu'il convient désormais d'arborer dans certaines fange de la population professionnelle) ==> "Auriez-vous-tu l'obligeance extrême de vous souvenir qu'un répondeur sert à LAISSER UN MESSAGE DIGNE DE CE NOM, censé me donner une bonne raison de vous rappeler?" (en moi-même, je conclus: "Nomdetcheudebordeldem").

Si aujourd'hui je passe mon temps à siroter du thé au miel (ou plutôt du miel au thé) et à me moucher, je sens que c'est enfin la fin de cette espèce de parenthèse désenchantée qui dure depuis trop longtemps.

Comme je suis lente, je mets du temps à fixer mes priorités. Mais là elles sont bien ancrées dans mon petit cerveau.
Travailler pour vivre et non le contraire, mais bien travailler quand même.
Se réfugier, même en image ou sur écran, dans les vieilles pierres et les casseroles de grand-mère.
Quand je fais un saut dans la cuisine, couver du regard le beau buffet en bois et verre bouteille hérité du côté de ma mère, ce fameux pan de la famille que personne n'a pu connaître. Auquel je ne me suis jamais vraiment intéressée avant de me rendre compte que je vieillissais.

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Je n'ai certainement jamais autant eu de plaisir à toucher du papier. Pas celui des magazines IT, non. Celui de mes livres. Des anciens qui m'attendent fidèlement, des plus récents qui font la file tout aussi patiemment.
Passer ma main lentement sur leur couverture, comme pour les faire patienter. Et leur jeter un regard amoureux sincère. Je vais venir à vous, mes petits papiers ("Régine, sors de ce corps!"==> "Tu ne me parles même pas, tu n'as aucun talent") , comme je reviendrai à mes petits cahiers.

jeudi, 20 mars 2008

C'est encore joli, un globule blanc...

... sauf qu'on n'est pas obligé de les collectionner, n'est-ce pas Olivia ?

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Ce matin, le Docteur G a dit qu'une partie encore indéterminée de mon corps avait dû décréter que l'invasion par la troupe des Globules Blancs était inéluctable. Un peu comme quand on ouvre les portes à un concert de Tokio Hotel.

Une radiographie du thorax et une échographie du ventre plus loin, le fauteur de trouble devrait être identifié. Ca peut être rien comme ça peut être tout.

Je pétoche un peu, mais pas trop.

Jusqu'ici, malgré des intestins hyper fainéants et capricieux et un rythme de vie un peu trop "customer oriented" (paraît-il qu'on ne l'est jamais assez... mais j'ai seulement compris très récemment que c'est en faisant tout pour être heureux qu'on satisfaisait ses clients, pas le contraire. Je suis irrémédiablement lente, je sais), je n'ai jamais eu à faire face à une mauvaise nouvelle pour moi (j'insiste: pour moi).
De celles qui vous forcent à tout changer, à place la santé en top priorité sur votre shopping list. 

Mais l'agglutinement du crabe, des autres maladies graves et des décès sur mon échiquier, associé à l'alarme qu'a déclenché l'enveloppe de ma petite personne de 31 ans 1/2 depuis quelques semaines (euh... quelques mois en fait, mais il m'a fallu du temps pour que la pièce tombe et que je réagisse. Lente, que je vous dis) font que là, c'est bon, je vais tout faire pour vivre heureuse et en bonne santé le plus longtemps possible. Ce n'est pas si bateau que ça en a l'air.

Parce que figurez-vous qu'on n'a pas encore prouvé l'existence du joli petit royaume des âmes que j'ai toujours aimé à imaginer. Où on entrerait timidement, nimbé par les nuages, pour découvrir le sourire de nos morts, qui ont retrouvé les leurs. Et où, très vite, on en finirait par pleurer de  soulagement et les rejoindre... pour dire du mal de Tokio Hotel.

mercredi, 19 mars 2008

C'est la fêêteu, la fêêteu

C'est la grève, les gars!
La mienne en tout cas.

Je fais depuis quelques temps une petite cure "détox". Détox du Web, du blog, de Facebook.
Pendant mon temps libre, j'ingurgite du tout simple: du parc Josaphat avec le basset hound de ma vie, de la piscine avec le Geoffroy de ma vie et du sauna toute seule.
Et puis des livres.

Je reviens dans pas longtemps. Mais qu'est-ce que ça fait du bien de retomber sur terre de temps en temps.

mercredi, 30 janvier 2008

Ceci est un ordre pour Dieu qui n'existe pas

Bon. C'est bientôt fini, ces conneries?
A croire que la mort de Philippe Khorsand a ouvert la boîte de Pandore aux mauvaises nouvelles aujourd'hui.

Qu'est-ce qu'il faut pour éloigner les mots "rupture" et "mort"? Qu'on se promène avec des têtes d'ail accrochées partout?

Message à ceux qui se reconnaîtront: suis là... sert à rien, mais suis là...

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