vendredi, 10 septembre 2010

Mondo Cane (Mike Patton, quoi!) - Deep deep down

Oui, Olivia, on sait, Mike Patton. Et puis Mike Patton, et encore Mike Patton.
Et l'Italie, aussi (non, je n'ai pas dit "Félicie, aussi").

Ce qui est lié, puisque Mike Patton fut un temps résident italien. Quel homme de goût!

Je ne résiste pas à commencer le week-end sur sa reprise de Deep Deep Down d'Ennio Morricone (ké? Mais oui mais y'a que le titre qui est en anglais).Parce que adesso è il momento giusto!

"Ora sì guardami, vieni qui - qui vicino a me, adesso è il momento giusto - adesso è il momento vero, adesso sì ti posso chiedere - di stare più vicino a me", ne serait-ce pas une incantation faite sous cape à Orphée pour le presser ? Mon petit fillot, tu as jusqu'à lundi pour montrer à tes parents que tu as hérité de leur ponctualité maladive... mais fais à ton aise, bercé par Mondo Cane...


P.S.: Josiane-qui-trouviez-que-la-reprise-de-24-mille-baci-était-une-insulte-au-talent-d'Adriano-Celentano, spéciale dédicace pour vous ;-).

 

 

mercredi, 04 août 2010

Flight of the Conchords - "Fou da fa fa" ("Parlez-vous le français?")

Alors, déjà : merci à Mila et Lionel de nous avoir fait découvrir cette fantastique série, Flight of the Conchords, encore trop méconnue ici bas.

En gros, Flight of the Conchords, c'est l'histoire de Bret (prononcer "Brit" en néo-zélandais) et de Jemaine, immigrés à New York depuis on ne sait pas trop bien combien de temps, avec un succès tout relatif pour leur groupe de rock (pop? Euh...), malgré les efforts d'un manager coincé vestimentairement et technologiquement dans les années 70.

Chaque épisode est l'occasion pour nos deux compères de présenter une chanson de leur cru.
Ma préférée jusqu'ici : "Fou da fa fa", qui pastiche la chanson française d'une époque indéterminée.

Bonheur, légèreté, été.
Et maintenant le voyage à la supermarché!

Enjoy!

 

mercredi, 23 juin 2010

"24.000 baci" - Mike Patton reprend Adriano Celentano!

J'adore l'Italie. La bouffe, le pays, les gens, la langue, les films, les Vespa (Vespi?), les Fiat 500 (ancienne génération), Mr Hiccup, la dolce vita. Je me réveille régulièrement avec, en tête, "Una lagrima sul viso" de Bobby Solo ou "Non ho l'eta" de Gigliola Cinquetti.

Ce matin, c'était "Chicago" de Frédéric François. C'est tout de suite différent. J'ai chassé cette mauvaise pensée en repensant à Adriano Celentano et ses "24.000 baci".

Je me fais une mini recherche sur Youtube et sur quoi je tombe? Une reprise par MON Mike Patton! OK OK, Mike Patton a vécu en Italie, tout ça, et il ne faut pas vraiment le prier longtemps pour qu'il laisse éclater sa dimension crooner-gomina (mon Dieu, sa reprise de This guy's in love with you, je meurs!).

Mais qu'est-ce que j'apprends en plus? Qu'il a côrrément sorti un album de REPRISES DE STANDARDS ITALIENS des années 50 et 60, avec un orchestre de 30 musiciens, sous l'appellation Mondo Cane. Aaaaaaaaaaaaaaaaaah!

Reviendons à nos moutons : Mike Patton qui chante Adriano Celentano, ça donne ça. Miameu!


mercredi, 09 juin 2010

Divine Comedy - "Generation sex"

Mais ké laid titre pour une si belle chanson! Quand il drache et redrache, on peut soit s'écouter Gene Kelly dans "Un Américain à Paris", soit écouter Neil Hannon.
Spécial merci à Geoffroy de m'avoir fait découvrir Divine Comedy, dont le best-of tourne non stop dans la Yaris.


En rentrant de la pause lunch de ce midi, j'étais enchantée par la lourdeur moite du ciel bruxellois qui pointait entre deux coups d'essuie-glace. Les rails brillamment glissantes du tram, les passants qui s'affairent pour esquiver l'une ou l'autre goutte. Je m'attendais presque à voir Pongo et Perdita promener leurs maîtres aux laisses emmelées, ou Michael Caine sauter les pieds joints dans les flaques, une main enfonçant son chapeau et le costume bien croisé.

Au lieu de ça, en arrivant devant l'immeuble, j'ai croisé le large sourire de Madame Henry qui attendait son taxi sous son parapluie. A plus de 90 ans, bon pied bon oeil malgré sa béquille. On s'est fait un grand signe content de nos mimines respectives, pendant que les cuivres de "Generation Sex" résonnaient de ma fenêtre ouverte. Une mini-trouille que l'oreille forcément sélective de Madame Henry ne s'arrête qu'au mot "sex"... et quand bien même!

Quelques secondes après, Chloé m'accueillait comme si elle ne m'avait plus vue depuis des lustres. "Faut pas gâcher les moments de bonheur, Valentine". Ah non, ça, faut pas.

 

 

lundi, 19 avril 2010

Greased Lightnin'

Combien de fois, à l'énoncé de mon prénom, m'a-t-on servi un "Olivia... Olivia Newton-John"? Huhuhu! Bon, y'a pire comme référence. Keep talkin', whoa keep talking!
En plus, qu'est-ce que j'ai toujours adoré Grease (sans parler de "Physical, physical, I wanna get physicaaaaaal", quelques années plus tard). Le double 33 tours chez mes parents s'en souvient très bien!

L'autre jour, à la défaveur d'un mini coup de mou (hormones), Geoffroy a sorti l'objet ultime: mon Grease en blu-ray. Oulala, il n'a pas fallu plus que la vision de la couette blonde, le polo poussin et le cardigan blanc négligemment posé sur les épaules de Sandy pour me dérider définitivement.

Ce film n'a pas pris une ride. J'adore. L'insouciance incarnée.
Partageons, mes enfants, partageons ce grand moment qu'est Grease Lightnin'.

Rien de tel pour bien commencer la soirée ou, c'est selon, écrire 3x plus vite un article sur la logistique!

UPDATE: mé je suis incorrigible! Rendons à César ce qui lui appartient: en rentrant du travail, Geoffroy m'a fait la surprise de m'offrir le double album de Grease. Si vous croisez au parc Josaphat un basset qui promène une grande chataigne qui a l'air d'avoir pris du bide récemment et qui hurle Why this car is auuuutomatic? It's syyyystematic... it's hyyyydromatic... Why it's Greased Lightnin'!... bé c'est mon iPod et moi!

vendredi, 12 février 2010

Blur - "Badhead"

C'est dingue, ça: pourquoi je n'ai pas encore offert "Badhead" à mon blog? En décrivant vaguement les circonstances de mon tombage en amour pour cette chanson, j'en ai déjà parlé il y a plus de 2 ans. Mais depuis, rien. Alors que cette chanson me trotte dans la tête plus qu'à son tour dès que je suis d'humeur un peu mouaich.

Avant-hier, on a regardé en DVD des morceaux du concert que Blur a donné le 2 juillet dernier à Hyde Park. On n'y était pas (oui, ,mais on était à celui de New Order 4 ans plus tôt, nanère! Même que j'ai pu faire une ZZZZUPER vidélio de "Love will tear us apart" dont chaque seconde reste un souvenir indélébile), et pour cause. Même si on avait pu avoir des tickets (ce qui était mission impossible de toute façon), on n'aurait pas eu la force. Trois notes de Badhead m'auraient fusillée.

Geoffroy me demande quelles chansons je veux voir, en me lisant les titres au fur et à mesure. Streeeeeets like a djuuuungeuuuul, so call the poliiiice, Allll the pipeuuuuul so many pipeuuuul, Wou-ouuuuw (euh, ça, c'était pour chanter "Song 2". Je sais, c'est efficace). Mais est-ce qu'on ose le BadHead? Ben ouais, évidemment qu'on ne peut pas s'en empêcher.

J'ai même pas pleuré! C'est-i pas un signe que je vais super bien?

Trêve de bavardages, grand temps de laisser place à la chanson la plus mélancolico énergétique que je connaisse.

Ah oui, juste encore une chose: le documentaire qui accompagne le concert vaut vraiment son pesant de cacahuètes enrobées de chocolat. Les 4 copains reviennent sur leur parcours et, surtout, leurs relations. C'est émouvant sans tirer les larmes. Très pudique, souriant, bienveillant. On voit juste 4 "frères" qui s'adorent et n'ont pas toujours su se le montrer.

Zieutez, vers la fin, le regard d'Alex James qui, évoquant la lecture du livre qu'il avait écrit sur Blur par Graham Coxon (qui revient de très loin, visiblement), dit quelque chose comme "c'est fou que mon meilleur ami ne savait pas, jusqu'alors, ce que je pensais de lui...". Et on imagine ce même Graham Coxon éberlué de lire noir sur blanc tout l'amour et toute l'admiration que son ami lui porte...
Il y a aussi l'histoire de Graham Coxon qui se moque d'avoir passé une après-midi à éviter Damon Albarn au zoo de Londres... et la façon dont ils racontent leur réconciliation, sur les marches d'entrée d'un immeuble.

Et puis et puis (et puis j'arrête), j'ai été ravie de les entendre dire qu'ils n'avaient pas compris le succès de "Country House" (que je n'aime vraiment pas du tout).

mercredi, 10 février 2010

Hot Chip - "One life stand"

Presque un mois que je n'ai plus rien écrit sur ce blog. Mais j'ai plein de bonnes excuses!
Vite-fait-bien-fait, je vais quand même propager la bonne parole musicale.

Hot Chip. Le groupe anglais qui vérifie l'adage selon lequel le sublime cotoie souvent le ridicule. A 2 doigts de passer la frontière du grotesque, ils font demi-tour et vous font fondre. Un peu comme mon Christophe Willem. Qu'est-ce qu'ils sont attachants.
Ca doit faire environ 5 ans que Geoffroy nous les a dégottés par hasard en zappant sur je ne sais plus quelle chaîne anglaise. Le clip d' "Over and over" y passait, tard la nuit.
Depuis, chaque concert est un petit enchantement et chaque clip une régalade (copyright Frédéric Lopez... faut vraiment que tu arrêtes de dire ça toutes les 3 phrases, FL!).

Avec "One life stand", ils font encore fort. Comme quoi, avec 2 fois rien et beaucoup de personnalité(s), on peut faire un clip hypnotique. Admirez le look d'une sobriété exemplaire d'Alexis Taylor (le monsieur qui chante)... c'est pas tous les jours qu'il n'est pas habillé en Harlequin!

mercredi, 13 janvier 2010

Les Charlots - "La music boutique"

Quand j'étais petite, mon père ressemblait à Gérard Rinaldi.
Maintenant que je suis grande, je trouve que Jean Sarrus ressemble à Julien Doré.

Je me demande s'il existe une matinée plus "madeleine" que celle de ce dimanche, passée à m'émerveiller sur la course de petits cochons chez Euromarché, le grrrrrand magasin qui essayait d'avoir la peau de l'épicerie d'Emile (longue vie à Michel Galabru, RIP Michel Serrault).


Bonheur des années 70' à peu près (avec plein de guillemets!) insouciantes...

 

lundi, 16 novembre 2009

Gigliola Cinquetti - Non ho l'eta

Hier, on s'est fait "Le mépris" de Godard. Brigitte Bardot super belle, Michel Piccoli super poilu. Oh oui bon, ça va. Décidément, c'est un acteur que je redécouvre avec plaisir, traumatisée que j'étais par sa tignasse dans "Milou en mai". Envie de revoir "Les choses de la vie".

Comme d'habitude, l'Italie est un décor magnifique (l'eau ça mouille, Olivia). Encore plus celle des années 60 (je suis très années 60 en ce moment, va comprendre Charles).
Une scène du Mépris se passe dans un petit cinéma à Capri, où le Salut les Copains local est sur scène.

Ca m'a inévitablement fait penser à "Non ho l'età", de Gigliola Cinquetti (Eurovision 1964), que chantonnait ma mère quand j'étais petite.

Mi piace!


mercredi, 04 novembre 2009

Dominique A - Le courage des oiseaux

"Dominique A, c'est bien celui qui a une voix d'accordéon, c'est ça?". Je ne sais pas combien de fois j'ai dû prononcer cette phrase avec, pour réaction immuable, un Geoffroy presque aussi amusé que déconcerté (que ferons-nous de cette pauf fille?). J'aime bien le voir pas dupe de ma sale mauvaise foi.

Il n'empêche que "Le courage des oiseaux" est une des plus belles chansons du monde.
En ce moment, je n'ai envie d'écouter que ce genre de yoplaboumerie. Entre Dominique A, Benjamin Biolay, Antony & The Johnsons et Joy Division, c'est Club Med Time dans le 10 cube.

Et si j'installais un nichoir dans le jardin, pour attirer le courage des oiseaux?