samedi, 14 janvier 2012

It's AAA cruel cruel world, to face on your own

Du mouvement sur ma droite, j'ouvre un oeil.
Les reflets de l'écran éteint dans les miroirs. Une, deux, trois, quatre papattes qui frôlent le parquet, un léger râle entre exaspération et satisfaction de me deviner là. Je me suis donc encore laissée engloutir dans les profondeurs de "mon" canapé. Aucun filet de bave à signaler à la commissure de mes lèvres, ça n'a l'air de rien et pourtant ça sauve mon honneur pour quelques secondes. Mal au dos, yeux de Steve Austin pour tenter de décrypter les chiffres rouges du téléphone. Trop vieille, ma fille, faudra te lever pour savoir quelle heure il est.

La truffe qui atterrit sur ma joue, cîme de mon long tube poilu préféré, finit par me sortir de l'engourdissement. Pas l'occasion de m'attendrir oh-ma-Louloutte-comment-c'est-gentil-de-me-faire-un-bisou-de-grand-matin, ladite Louloutte est déjà quelques mètres plus loin, haletante, prête à vômir un bout de nonosse de la veille.

Il est 5h45. Ca va. On survivra.

Orphée pleure. Transfert de sa chambre vers la nôtre. Petit déjeûner pour Chloé. Lave-vaisselle et machine à laver pour moi. Je vais faire le bibi. Rien n'est prêt, IL a dû ranger les doses à sa manière. T'inquiète, m'en occupe. Les tutes, les bagues, les gros trucs blancs qu'on ne sait pas comment ça s'appelle, tout visser sur les bibis. Dans ma brume. Je mets des tutes 4 ou alors à 3 vitesses? Mobiliser les neurones, changer d'avis, couper court et faire n'importe quoi. Un Wauf! cinglant arrive de l'autre côté de l'appartement. (hurlement étouffé) Chloé, nom de Dieu, j'arrive, attends 2 secondes. Filer de la cuisine, la trouver plantée devant la porte du jardin, à nouveau conquérante, retourner à la cuisine parce que j'ai oublié les biberons, sprint jusqu'à la chambre d'Orphée. L'eau dans la pipette, ouf l'Evian est là, bouton on. Chloé rentre.

Bibi dans le coco, petits câlins, père et fils se rendorment. Je vais au salon essayer de finir mon Olivier Adam.

Impossible de passer devant le brol sans ranger un peu. La bougie est on, je cède à mon pêché mignon du week-end. Bouffer du LCI en méga ptit déj, zapper sur E! de temps à autres pour vérifier que Giuliana & Bill Rancic vont bien et que Kendra rit toujours aussi fort. Fuir si c'est les Kardashian.

Ils s'excitent tous sur le triple A. C'est pô not faute/nous on aurait fait mieux. Si on a effectivement les hommes et femmes politiques qu'on mérite, ça fait peur. La campagne présidentielle est en marche et ça ne volera pas haut. Orphée est né dans un monde de bouffons, je veux tellement l'en protéger. Continuer à le croire vraiment quand je lui répèterai que la vie est belle et qu'il faut en profiter.
Si j'étais française, je voterais pour qui? Je ne peux pas m'empêcher d'être ravie : on sera en Bretagne pour le second tour, au coeur et pourtant en marge de la mêlée. J'ai hâte d'écouter les conversations à la boulangerie du village, les points de vue de gens simples (aucune condescendance).

Ca pinaille, ça discute, ça se répète en une espèce de tunnel de dégueuli. Du pain bénit pour LCI, qui scénarise un max. Tout n'est pas bête, on nous explique les choses. Mais pourquoi personne ne s'insurge face au manque d'impartialité des agences de notation, américaines et qui penchent fortement vers le camp républicain ? Tout ça ressemble à une mise à mort de l'Union Européenne et on ne fait rien, bande de gros mous qu'on est.

Sinon, j'apprends aussi qu'un violeur en série sévit depuis quelques jours en région parisienne. Cool. Qu'un bâteau a fait naufrage Titanic style. Cool.

Je ferais mieux de zapper sur E! Ou alors sur mon indéboulonnable Télé Matin, ça me ferait du bien de voir ma Carinne Teyssandier en direct de Rungis. Mmmmm... "à 100 jours de la présidentielle, la perte du triple A...", ça va pas être possible.

Avec tout ça, il est 8h04, j'ai fini mon double café crème mais pas encore ouvert mon Coeur régulier. Aurai-je assez de ce week-end pour manger ses 30 dernières pages? Un énergique "babaaaaa" parvient de la chambre. La porte s'ouvre Tu veux dire bonjour à maman?.

IL est là, pomettes relevées dans un sourire derrière la tute, si vivant. Heureux de voir Chloé, m'attend. Pointe la radio de l'index. Bonjour, tout va bien, j'ai mes 10 doigts mes 2 mains, 2 yeux encore fatigués, comme tous les matins.

 

 

mercredi, 19 mai 2010

J'ai réussi le test du bikini

70-65-82, qui dit mieux? Est-ce qu'elle n'est pas un peu verte de colère, la Laetitia Casta? Est-ce que je n'ai pas ma place sur le tapis rouge de Cannes, à la place de Leslaï-du-Loft-2?

Virginie, de la "trendy dogs boutique" Les chiens de ma puce et heureuse (évidemment) môman de 2 adorables bassettes tricolores était un peu gênée de "poser une question indiscrète à une jeune fille" en me demandant les mensurations de Chloé.

Mais, n'écoutant que mon courage, mue par la nécessité d'aider une disciple de la basset attitude et me disant que, peut-être, ces quelques chiffres pourraient sauver la vie le petit confort d'un pauvre basset pris sous les feux d'une averse en pleine promenade ("Horreur! Mon poil tout mouillé! Haine!"), j'ai harcelé Chloé de mon mètre ruban Star Academy pendant... 2 jours. Oui oui, j'ai un mètre ruban de poche Star Academy. Et il n'est pas à vendre.

mars 2008 008.JPG(Là j'insère une photo de Chloé avec sa cousine Evita, pour bien montrer à quel molosse il me faut faire face...) C'est que le basset a une forte propension à paniquer quand on lui change ses petites habitudes, surtout si l'événement touche PHYSIQUEMENT sa petite personne. On ne s'appesantira pas trop sur les séances de torture pour lui administrer
1. des cachets (on rigole encore aujourd'hui de la fois où, toute petite, on venait de se féliciter que "Ah ben, ça a bien été hein!", pile quand Chloé choisissait d'étirer ses coussinets le plus voluptueusement du monde, découvrant un ENORME bout d'antibiotique rose fluo entre deux plis)
2. des gouttes dans les yeux
3. un massage de la truffe avec la petite crème spécialement conçue à cet effet
4. le pire: un nettoyage en règle des oreilles, qu'il soit extérieur (crème réparatrice, c'est que l'oreille qui pend est fragile) ou intérieur (no comment, de sa part comme de la nôtre).

Pour parvenir à jouer au tailleur sur Chloé, j'ai vite compris que tenter une approche doucereuse ne servirait à rien sauf à retrouver un basset pseudo terrorisé coincé derrière la table du jardin et à m'essouffler inutilement.

Alors je l'ai ouej tactique. Une GRANDE tranche de pain, 10 secondes grand max pour prendre la mesure de la longueur, du cou et de la poitrine. Mission accomplie. Suis crevée!

jeudi, 06 mai 2010

Pourquoi je me laisserais faire?

Que fait une Chloé quand elle n'a vraiment pas envie de faire plaisir à sa reum qui veut tout simplement  masser un peu de crème sur son petit pif endolori et lui rendre son regard de star momentanément assombri par une vilaine conjonctivite?

Sous la table, sous le fauteuil, elle illustre et profite du caractère "bas du ventre" (no offense) de sa race...

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Quand sa reum approche, elle tremble (ça se voit peu sur la photo, je concède), prend son air du chien le plus paniqué du monde...

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vendredi, 30 avril 2010

Mardi, ils me l'ont fait à l'envers, mais j'ai envoyé les poils

J'aurais dû m'en douter dès que mon reup a ouvert la porte et qu'il a jeté un regard inquiet à ma reum. J'ai relevé négligemment la paupière gauche (je somnolais après une nouvelle rude journée), ouvert le pavillon droit et vaguement entendu "petite truffe... oeil... surtout oreilles...". Satisfaite, je me disais qu'ils égrennaient la (longue... bien sûr) liste de mes jolis attributs.

Je m'apprêtais à sombrer dans un sommeil profond quand la TRAHISON  a frappé à la porte. Deux mots. "Tonton Eric".

J'y croyais pas. Pourtant, dans mon agenda, il est bien noté que je ne dois aller qu'une fois chez ce facho. Et c'est en septembre, pour mes vaccins. C'est dans le contrat.

J'ai malgré tout suivi parce que, même si je ne suis visiblement pas un basset libre, je suis un basset digne. Je n'ai même pas fait le gros-cou-pèt-par-terre une fois qu'on s'est garés. Non, digne, jvous dis. Ils ont sonné, ont cru qu'ils devraient s'engouffrer avec moi le plus vite possible pour refermer illico presto la porte avant que je m'enfuie. Au contraire, j'ai monté les marches qui mènent au cabinet du so called "Tonton Eric" (HATE! HATE! HATE!) comme au Festival de Cannes.

P1010859.JPGAprès, j'ai moins fait la maligne dans la salle d'attente. Je me suis assise dos à la porte où je savais qu'Il allait apparaître, la tête baissée entre les jambes de mon reup. Et j'ai tremblé.
Ma reum était toute tristoune de voir plein de petits poils se détacher de mon doux visage qui la regardait. Quand j'ai peur, j'envoie les poils. Je ne maîtrise pas.

Je vous passe les détails de la suite. Il a ouvert la porte au ralenti, je me suis sentie aussi faible qu'un petit Indien devant le vilain John Wayne. Mon reup m'a soulevée sur la table de torture. Tonton Eric blaguait sur mon poids. La routine. Jvous jure, j'm'en retourne même plus.


Verdict: otite, conjonctivite, truffe dessechée.
Traitement: gouttes, gouttes, petite crème de jour.

Malgré le stress, je n'ai ni fait pipi, ni popo, ni prout, ni vomi.

Délesté de 56 Euros, mon reup ressemblait au Yéti (parce que j'ai VRAIMENT envoyé les poils pendant qu'il me tenait, le bourreau), je me suis soulevée péniblement sur la banquette de la voiture, ma reum me regardait tendrement ("Ooooooomapaufloulouuuutte qui a été si courageuse, fais un gros dodo"). Je l'aime, ma reum (note d'Olivia: oui oui ouiiii, ma Louloutte, elle m'aiiiime). Bon... j'avoue que j'ai un peu joué la comédie du basset malheureux, comme en témoigne la photo.

Depuis mardi, je réévalue la situation. J'ai dealé qu'à chaque (pénible) soin, j'ai droit à une Cracotte. On n'a que le bien qu'on se fait!

 

mardi, 20 avril 2010

L'incarnation du stress

Ce matin, Chloé était debout à 5h28. FAIM.

Petit déjeuner. Dentastix pour les quenottes, Souplesse pour les articulations, grande gamelle d'eau, refill de croquettes qu'elle boudera jusqu'à ce soir. C'est un budget, je vous le concède.
Et les fruits? Chloé n'est pas très fruits le matin, elle préfère trouver une barquette de jolies fraises dans la rue et la déguster sur son tapis de téléportation.

Vidange au jardin.

Pour la punir un peu, je lui interdis l'accès à la chambre. Le bidon bien rempli, vexation extrême: elle n'insiste pas et rejoint la sa chaise longue dans la petite chambre chambre de Candy (ouuuw que c'est bizarre de dire ça!).

Puis on se lève.
"Chloé, tu as déjà mangé..."
"J'ai dormi, j'm'en souviens plus"
Regard insistant (et Dieu sait qu'un basset sait jouer de la paupière implorante)
"Bon... un peu de pain, alors..."

Je conduis Geoffroy à la RTB, vêtue de mon plus beau pyjama rose (mais avec mon blouson en cuir quand même, c'est un minimum).

Je rentre.
Et je constate le spectacle.

"Etre étendue de tout son long" prend... tout son sens. Y compris en gros plan.
Admirez la détente de la papatte. Le flegme. Le pli souple et bien hydraté.

Et la capacité innée de Chloé à faire corps avec tout élément susceptible d'améliorer son petit confort (en l'occurrence, mon bien-aimé coussin de grossesse, qu'on devine le long de son échine).

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UPDATE: 2h plus tard... Après un retournage périlleux du pli (que j'évalue aux alentours de 8h), décidément, "Il ne se passe toujours rien sur le cours central de Roland Garros"... et je vous passe les (légers) ronflements.

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lundi, 26 octobre 2009

Chloé à la mer : "J'y crois pas, les chevaux ramassent pas leur crottin!"

Vendredi matin, j'avais l'oeil chaud boulette et l'oreille tendue comme une baraque à frites : hors de question qu'ils partent sans moi! Mon reup qui se lève tôt alors qu'il est congé? On me la fait pas : y'avait de l'excursion dans l'air, malgré la papatte folle de ma reum, et il était absolument inimaginable que je n'y participe pas.

Je me suis donc engouffrée dans le couloir, j'ai rejoint ma banquette arrière dans un mouvement leste et blasé et me suis endormie. J'ai quand même pleuré un ptit coup quand ma reum nous a laissés pour aller à son rendez-vous, mais ça n'a pas motivé mon reup à m'offrir un bifi-roll. Facho un jour, facho toujours.

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Quand il est rentré de la station essence avec son ENORME café en mains, j'ai quand même bien vu qu'il a fui du regard un millième de seconde après que j'aie commencé mon numéro de tremblottage de tous les plis (ké plis?).
C'est quand même dingue que ma mine déconfite n'ait pas jamais raison de son égoïsme.

Ma reum est reviendue, j'ai piqué un petit somme (rien à faire, j'arrive pas à suivre Morandini dans la voiture, je préfère largement l'humanisme de Patrick Sébastien) et puis on s'est retrouvés à la mer, comme par enchantement. Y'avait de l'eau, des beaux blonds poilus, des moules, des frites et même un confrère (que j'ai un peu ignoré, c'est vrai, parce que j'aime bien faire ma tassepé de temps à autres).

La suite (plage et... restooooooo, wé) en photos!

mardi, 26 août 2008

You know what ?

I'm happy !

Mon improductivité bloguesque trouve une parfaite excuse dans l'expression "pause estivale", en toute mauvaise foi.
Chpeux pas: j'ai piscine.

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dimanche, 06 juillet 2008

Chloé examinatrice d'auto-école

"Au feu rouge, direction la mer. J'ai dit : la mer".
Chloé m'a finalement délivré mon permis B(asset), mais c'était juste juste.
Le basset n'est pas toujours aussi bonhomme que ce qu'on prétend.
"Conduite brusque, arrêts trop peu fréquents aux stations distributrices de bifi-roll, banquette trop élevée pour les petites personnes basses du ventre. A tenté de déconcentrer le jury en m'appelant - je cite - 'ma biloute'. Peut mieux faire. Allez, c'est bon, tu l'as ton permis. C'est encore loin les moules?".

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lundi, 05 mai 2008

Arrêtons de nous plaindre

Franchement... une petite photo qui témoigne du martyre quotidien de Chloé.

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Derrière l'objectif: moi. Toujours aussi douée pour la photo.

Devant l'objectif, à gauche : l'appel de 2 transats surmontés d'un adorable parasol (vive Hema!) que je n'ai qu'à regarder 2 secondes pour être transportée aux côtés du Capitaine Stubbing ("steuplé, Merrill, tu peux enlever ces horribles chaussettes?").

Devant l'objectif, à droite: une Chloé malheureuse. Très malheureuse. N'ayant pu choisir entre 3 canapés, son fauteuil, le lit ou la chaise-longue à l'intérieur, la pauvresse, qui n'a d'ailleurs plus que les plis sur les os, a dû battre en retraite dans le jardin. Et, ô horreur, il y a une mouche et je n'ai même pas pensé à aller chercher la couverture matelassée (assortie au parasol, évidemment) pour protéger le petit corps décharné du contact râpeux avec la pierre.

Quelques pleurs et auto-rapatriement sur le lit 4 secondes plus tard.

On ne le dira jamais assez: TROP DUR LA LAÏFE. 

 

jeudi, 10 avril 2008

Y'a plus de jeunesse

"Tu sais ce que je leur fais, à tes livres à la mords-moi-le-noeud ?"

"Euh... non... "

"JME COUCHE DESSUS. Pas top confort, mais quand on n'a pas le choix..."

 

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