samedi, 09 février 2008

You ARE NOT the father

 

54af02ab6730bc0865d08f4388f39311.jpgUne image qui passe dans mon diaporama Google Desktop fait monter en moi un énorme soupir de nostalgie.

A San Francisco, ces jolis petits matins et pauses de l'après-midi passées à enchaîner Maury, Doctor Phil, Montel et, dans un autre style, cette bonne vieille Oprah.
Et à se dire que les Américains, c'est quand même un autre monde. C'est normal que Tom Cruise saute sur les divans d'Oprah: c'est culturel. C'est du mimétisme par rapport aux grosses madames qui se roulent par terre dans les émissions plus cheap (rien contre les grosses madames, c'est seulement statistiques: il y a souvent des grosses madames).

C'était avant de découvrir le grand philosophe Simon Monceau, de Ca va se savoir. Notre maître à tous, qui enterre Bataille & Fontaine (mais pas Pascal-le-grand-frère, faut pas délirer). 

Ce screenshot de mai 2005 a été pris devant The Maury Show me semble-t-il. A cette époque, je m'étonnais encore que des gens acceptent d'aller à la télé pour risquer de se voir signifier qu'ils n'étaient pas les pères de leurs enfants. Ce jour-là, l'ADN avait encore frappé. J'avais beau être hypnotisée, je ne me souviens plus si ce pauvre Ben était ou pas THE FATHER.

Ceci dit, je dis ça, je dis rien, mais normalement on est censés aller à San Francisco tous les 2 ans 1/2, c'est écrit dans la loi et dans mon mode d'emploi. On a dépassé de 2-3 mois cette date de péremption, donc je ne réponds plus de rien.

Que ceux qui me verront déambuler dans les rues de Bruxelles à la recherche du Mel's Drive-In le plus proche aient l'amabilité de rentrer dans mon jeu. Vous croyez que monter et descendre la place Altitude 100 pendant plusieurs heures pourrait me donner l'illusion que j'arpente les rues de San Francisco? Moyen, hein. 

jeudi, 30 août 2007

The thickest shakes in town

d7394da4efd0a39e5a607ca1115da28c.jpgAaaaargh.
Le diaporama de ma Google bar est un petit bonheur pour s'évader ou faire surgir de jolis souvenirs de manière parfois inattendue.
Que vois-je en ce moment?
Cette photo prise en 2005 devant le Mel's Drive-In de Van Ness Avenue, à San Francisco.

Les meilleurs milkshakes de l'univers. Le ten dollars burger. Le coleslaw. Les mashed potatoes. Un refill de café, siouplé. Les gentilles serveuses sorties des fifties. Tuprendsundessertmoichrèbiententéemaiscestrisqué. Remonter vers l'hôtel, près du Japan Center, en grommelant qu'on ne mangera PLUS JAMAIS. C'est généralement moi qui crie famine quelques toutes petites heures après.

Et puis revenir le lendemain, un vendredi soir et, face à la parfaite petite famille américaine ultra-brite qui déguste son MILKSHAKE A LA FRAISE avec des frites, être persuadés qu'on est figurants  dans un téléfilm du cru. 

Les moments bliss s'invitent à la surface. Le basset croisé au Washington Square alors que je me plaignais d'être loin de Chloé. L'océan et Cliff House dans la nuit, avec l'envie de fredonner qu'on est sur les white cliffs of Dover de Blur... se revoir à la rentrée 1994, dans sa petite chambre du campus du Solbosch, pétrifiée de ne pas y arriver, avec Parklife en boucle... tiens tiens, comme dans les Filles du Feu de Nerval, "la réminiscence d'un passé lointain dans un passé plus proche". Des sensations tout bonnement délicieuses. Rentrer à l'hôtel, zieuter un Seinfeld et s'endormir en se berçant de la douce violence de l'eau sur les rochers.

Lundi, j'aurai 31 ans. Une vie globalement chanceuse, aucun gros regret au compteur et - enfin!!!! - la capacité de relativiser. Il y a encore pas si longtemps, j'aurais dit que ma priorité, c'était de réussir ma vie professionnelle. Du grand n'importe quoi qui trahissait un manque de confiance en soi abyssal. C'est toujours pas gagné de ce côté là, mais on y travaille sérieusement, m'sieur-dames.

Ma priorité, en cette seconde, c'est de retourner dans pas trop longtemps à San Francisco, rien que pour vérifier que Saul, le serveur du Lori's Diner qui nous a servi les 2 fois où on a atterri à Union Square pour commencer notre séjour, sera bien là. Parce que c'est peut-être bête, mais Saul-du-Lori's-Dinner, qui ne nous reconnaîtra évidemment jamais, il fait partie de ma petite vie. 

mardi, 17 juillet 2007

USA (mai 2005): San Francisco, wo-ho-wo-ho

8cdd0c2c5f149014b2d01140650f3104.jpgOuuuuu, la feignasse qui va rechercher une vieille photo!

Le diaporama de Google Desktop en mode random a ceci de formidable qu'il fait rejaillir à la surface de charmants souvenirs. Comme ce faux cable-car pris en flagrant délit d'engourdissage de sa dose quotidienne d'essence.

Pendant, il y avait Geoffroy qui traînait dans le Tower Records.
Après, il y a eu l'immuable trilogie Barnes & Noble, Starbucks et World Market.

Petit pincement au coeur. J'ai la lèvre inférieure qui tremble au moins autant que celle de Charles Ingalls qui découvre que les premiers vents d'hiver ont emporté la nouvelle cabane qu'il avait construite avec ses petites menottes pendant tout l'été!

San Francisco m'appelle tout le temps. Si z'êtes gentils, je mets mes photos les plus madeleines en ligne.