mardi, 18 mai 2010

Dans la valise d'Orphée (épisode 4)

Alors, si I.N.S.P.T.R.S.L.C.C.D.R.G ("Il ne se passe toujours rien sur le court central de Roland Garrôôôs"), ça ne bouge pas non plus des masses du côté de la chambre d'Orphée-Neige André (pour ceux qui auraient manqué un épisode: la petite Candy est en fait un petit Orphée. Le petit prince des collines, mon bon Monsieur!).

P1020099.JPGQue voit-on donc sur cette photo, Maryse? Plein de jolies choses, mon bon Pierre!

D'abord, sur la droite, une fort belle feuille de bananier qui zieute avec admiration le plus beau sac à langer du monde. Rouge à pois blancs, je n'y croyais pas quand je suis tombée dessus chez Hema. Avec un matelas à langer et deux poches isothermes assorties, sivoplé. Et pour moins de 30 Euros, mais que demande le peuple?

Ledit plus beau sac à langer du monde pend nonchalamment - néanmoins respectueusement - contre une vraie antiquité: j'ai nommé la-vitrine-dorée-de-la-Tante-Yvonne. Sans mentir, elle doit avoir genre 100 ans. Elle est super adorable.
Ca me fait tout bizarre de me souvenir d'elle, coincée dans le capharnaüm du petit salon de cette incroyable vieille Tante Yvonne à qui je tenais compagnie durant mes mercredis après-midi de l'automne 1986, juste avant qu'elle parte. Quelle vie elle a eu, entre les virées à la côte en décapotable (un petit côté Françoise Sagan!) de sa jeunesse et les virées en 2CV avec son caniche noir ("la Poupette") sur les routes gaumaises."Ct'à mi à passè", qu'elle disait, coupant la route à n'importe quelle grosse bagnole... ou piéton. J'ai beau faire ma dure, récupérer cette vitrine à la faveur du déménagement de ma soeur, ce n'était pas rien. Avec elle dans la chambre d'Orphée, c'est un peu comme si j'avais la certitude que la Force l'accompagnera.

Sur la vitrine, le chouette portrait "Whatever" de moi-même, réalisé par la marraine de Chloé et offert à l'occasion de mon 31è anniversaire. Là encore, symbole symbole!

Au-dessus de la chaise longue (un des 1ers meubles que je me sois offert), une série d'étagères où trônent les futures peluches d'Orphée. Mélange de peluches de mon enfance (Geoffroy n'en avait pas... pffff, c'est nul), comme mon Bisounours vert ; de peluches achetées durant nos voyages, dont le raton-laveur Miyako de San Francisco ; d'objets promo, comme la marionnette Ponyo ; et de peluches sur lesquelles j'ai craqué parfois avant même d'être enceinte : les longs chiens - hommage à notre Louloutte d'Amour - de chez Hema, Lapinos et Nonosse les Déglingos, un Totoro (indispensable!). N'oublions pas le puzzle "Candy et le petit prince des collines à cheval"!

Sur la gauche, on aperçoit un sac à dos rouge à coccinelles "Papa pique et maman coud", acheté il y a pile poil un an à Biarritz. Et, tout en bas, le chien souple qui ressemble à Scoubidoo et que je triturais lors de mes angoisses d'enfant. Un jour, faudra que je poste un gros plan de mes Titis. Des reliques qui ne sont pas présentes sur la photo, elles reposent sagement dans leur sac de couchage dans ma table de nuit. Quand je fus contrainte et forcée d'entamer un cursus scolaire normal, en 2è maternelle, je les ai emportés dans mon sac pendant une semaine. Je les aime.

 

vendredi, 07 mai 2010

Candy par Ash, in French

Si on m'avait dit qu'un jour cette sublime chanson de Ash, que j'écoutais en boucle en 2001 en faisant la route Luxembourg-Bruxelles (pas l'inverse), m'arracherait encore plus de larmes qu'à cette époque-là, j'aurais été débutative. En clair: j'aurais dit "mouaich".

Quand on a choisi le prénom "Candy", on ne pensait qu'à Candy-Neige André (et c'est déjà pas mal), idole de mon enfance. Avec Chloé en Capucin.

Ca m'a pris ce matin, ces violons entêtants dans la tête. Google "Ash + Candy", et hop.
Ca coule ça coule ça coule. Pleurer de joie (parce qu'il faut bien appeler un chat un chat, même si c'est un chat gnangnan), mais pas seulement.

Pleurer un petit peu de peur, aussi, et de sale souvenir. "Souvenir", un joli mot bien mal choisi par rapport à ce à quoi je fais référence.
La seconde partie de 2009 a franchement été horrible et j'ai encore besoin d'évacuer tout ça (outre les hormones qui tarabiscotent).

On a beau tourner une bête et laide page, on sait qu'on l'a lue - pire, qu'on l'a écrite à l'insu de son plein gré - et on n'a aucune envie de se la refarcir.

Après, faut pas s'étonner si mon besoin de nidification, pas à pas, est ENORME. Cette irrépressible envie de concrétiser "tout ça qui nous arrive" va au-delà de la rêverie autour de Candy ; elle est physique. J'ai besoin de toucher les éléments de sa chambre, de son trousseau, de les serrer. Pas vraiment mon ventre.
Accumuler tout ce qu'il lui faut, c'est aussi jeter un sort aux vilaines choses qui pourraient arriver, les éloigner : tout concourt à affirmer, jour après jour et y compris matériellement, la présence de notre petite Candy qui n'est pourtant pas encore là, "on" (?) ne peut pas stopper cet envol.

Merde... plus j'explique, plus une petite voix me dit que plus dure pourrait être la chute. Je suis irrécupérable. Mais hier matin, au parc avec Chloé, j'ai osé réécouter mon Anthony d'Anthony & The Johnsons. J'avance: ça faisait un an que je n'osais pas, de peur de me mettre dans un état pas possible pendant des heures.

Mais reviendons au sujet du post. Ash. Candy. Ci-dessous, le joli clip avec la version anglaise... plus bas, ma version préférée : en français (dommage qu'ils n'aient pas fait de clip). Magique! M'est avis que notre Candy va entendre cette chanson quelques fois!

jeudi, 06 mai 2010

Dans la valise de Candy-Candy (épisode 3)

Après avoir appris de visu la signification du mot "gigoteuse", continuons notre petite leçon de matériel de puériculture (ké laid mot!).
Aujourd'hui: "nidange" (ou "nid d'ange").

Hier, j'attendais Geoffroy à l'entrée de la RTBF, tout juste rentrée de mon minitrip à Namur.
Suante, dégoulinante ou presque alors que, 45 minutes plus tôt, le marchand de frites de la rue Pépin m'avait gratifiée d'un "fé froid hein, chuis collé à mon radiateur électrique!" en me tendant la canette de Coca (Cocaaaaaaa) qui allait me sauver la vie (ou au moins d'une crise d'hypoglycémie).

Geoffroy arrive, tout sourire.
"Dis... j'ai cherché pour voir si c'était du verlan ou quoi, mais j'ai rien compris à ton SMS. C'est quoi, 'nidange'?"
Un peu plus tôt, je lui avais juste notifié en substance que Candy-Candy était officiellement l'heureuse propriétaire du plus beau nidange de l'univers.

P1020066.JPGRattrapage donc: qu'est-ce donc qu'un nidange? C'est cette chose que j'ai prise en photo ce matin.
Une espèce de sac de couchage dans lequel on enveloppera Candy-Candy pour qu'elle n'ait pas froid dans son siège auto, son couffin, etc.

Celui-ci, méga doux et bien rembourré (font pas les mêmes pour adultes ou pour basset?), avec une doublure en vichy, je l'avais vu déjà dans plusieurs boutiques genre Zao à Bruxelles, et chez Petit Pan themselves à la rue François Miron à Paris. Mais j'avais préféré attendre un peu, superstitieuse. A presque 5 mois de grossesse, je remise un peu ce sentiment... un peu... le souvenir de Tout-le-Mal (copyright Liesbeth Salander) de juin dernier refaisant surface de temps à autre. J'allais écrire "régulièrement"... mais non! VICTOIIIIRE! Chuuuuut... pas attirer malheur...

Je l'ai donc finalement acheté chez La Demoiselle au Petit Pois (merveille de magasin-poupée sur 3 étages, avec une patronne adorable), à Namur. En soldes, en pluche!

Dans mon panier (ou plutôt mes sacs en plastique... ben ouais), hier, il y avait aussi : 2 mignons lumignons pour le jardin (verts d'eau avec des cerises), un protège carnet de santé Kitsch Kitchen (en vichy orange et bleu... mon Dieu, après le nidange et le tankini, le vichy vire à l'obsession!), une boîte en métal rétro avec une petite fille style Martine accompagnée d'un LONG chien (totalement au hasard, alors là, totalement!) et une razzia du Body Shop (où la madame m'a quand même dit qu'ils ne faisaient pas de gamme solaire parce que "trop d'ingrédients chimiques"... mouais, tu veux la faire croire à qui, celle-là?). Bonne pioche!

mardi, 04 mai 2010

Dans la valise de Candy-Candy (épisode 2)

Donatienne Cerise stickers.jpgTudieu, il y en a déjà, des choses, dans la valise (et plus globalement la chambre) de Candy!
Notamment ce magnifique sticker "arbre généalogique" de Donatienne Cerise (topissime créatrice qui a sa boutique rue de Nice, dans le 11è, à Paris).

La chambre, ce n'est pas celle de Candy... ça avance, mais on n'en est pas exactement là quand même!

Faut que je fasse des photos de la vitrine-dorée-de-la-Tante-Yvonne, du lit-en-bois-fait-par-mon-grand-père-ousqu'on-a-tous-(bien)-dormi-quand-on-était-petits, du sac à langer rouge à pois, des nounours... patiiiiience!

jeudi, 29 avril 2010

Dans la valise de Candy-Candy (épisode 1)

Allez, on va dire que l'épisode 0, c'était la présentation du plus beau "tour de lit" du monde.
Aujourd'hui, c'est au tour de la plus belle "gigoteuse" (on en apprend des mots, hein!) de l'univers, qui a rejoint le trousseau en construction de Candy-Candy.

Je pense qu'une photo et deux mots tels que velours et douceur remplaceront toute tentative d'explication.

 

gigoteuse.jpgOn est d'accord: Moulin Roty, c'est souvent neuneu/gnangnan. Mais là... normal, c'est la collection "Les jolis pas beaux". On est bien dans la veine des Déglingos!

Note pour soi-même: ne pas aller trop souvent sur www.auboisjoli.com. Ne pas aller trop souvent surwww.auboisjoli.com. Ne pas aller trop souvent surwww.auboisjoli.com. Ne pas aller trop souvent surwww.auboisjoli.com. Ne pas...

vendredi, 16 avril 2010

Au pays de Candy

Jeudi 15 avril, vers 16h30, au 2è étage d'un centre médical de l'Avenue Louise (oui, môssieu, on ne se refuse rien).

Olivia grimace, elle ne se fera certainement jamais au tripotage de ventre par un médecin, même si c'est moins pire qu'avant.
Geoffroy regarde l'écran, il souffre. En 2010, une qualité d'image aussi piètre, c'est quand même pas possible.
Leur cher Dr J scrute lui aussi, mais d'une manière plus professionnelle que les 2 zigotos mal à l'aise qui n'osent pas lui poser la question fatidique. C'est lui qui les libère : "Vous voulez savoir ce que c'est?"

Oh oui oh oui oh oui oh oui, on peut vraiment, dites, oh oui oh oui oh oui!

Ils sera donc dit que les 3 Grâces accueilleront non pas un petit cousin, comme tout le monde l'avait parié, mais une petite Candy! Notre petite Candy... on n'en revient toujours pas!

Chloé s'entraîne déjà pour devenir son Capucin!