vendredi, 18 avril 2008
Julien Doré n'a pas de limites
Alors.
Début 2007 : Olivia, comme beaucoup, s'enchante que la Nouvelle Star nous ait déniché un nouveau phénomène. Déjà, elle ne pouvait plus se passer de son Christophe Willem, bien qu'un peu hésitante quant à son album. Au jeu du "j'aime-j'aime pas", le "j'aime" a vite pris le dessus, et le verdict est éternellement tombé fin 2007, après un concert somptueux au Cirque Royal, que personne n'avait envie de quitter... Christophe en premier.
Mais reviendons au petit Julien D.
Novembre 2007 : Olivia, comme beaucoup, attend avec curiosité la suite des opérations. Tiens, un showcase Sharko - Dig Up Elvis à PureFM. Allons-y et voyons. On y emmène Mademoiselle Karolinen, on s'amuse bien mais. Ben oui: mais. Sharko a beau être indéniablement bien plus pro (appliqué, "généreux"... Nikos, sors de ce corps - pardon), c'est sur Julien D. (bourré, blagues lourdes) que tous les regards sont tournés. Une mini hystérie pas très juste. Un peu indécente par rapport à un vrai groupe qui a trimé (et trime peut-être encore ?) pendant des années. Un côté "l'élève a dépassé le maître" assez irréel puisque les applaudissements du public auraient dû revenir à 90 % à Sharko. Allez, OK, à 75 %.
Bref. Olivia était un peu colère après l'élève certes doué mais un rien tête à claque et qui, pire que de se moquer total de ce qu'on pense de lui (il a bien raison), arbore un soupçon de suffisance arty (tout ce que je débecte). N'aime pas voir les musiciens boire de la bière dans un gobelet (ou pas) entre deux morceaux, en plus.
Et puis la cover de Voici, les dommages & intérêts (ou un truc du style) de Voici, l'hommage ridicule avec Edouard Baer (que j'adore) à Carlos (trop facile, c'était couru d'avance qu'on allait demander à la Nouvelle Star so décalée de le faire. Soit dit en passant: militons pour la suppression de "décalé" du vocabulaire !).
Et puis les zieutages en coin zigouigouis avec Louise Bourgouin (qui ne m'a toujours pas convaincue de son talent, mais ça c'est une autre affaire) aux Césars.
Et puis le titre annoncé de l'album: "Ersatz". Après "Produit de l'année", on nous fait "Ersatz", et l'année prochaine la Nouvelle Star nous sortira un "Produit générique". Ben tiens.
Enervée par ces apparences superficielles et guère flatteuses j'étais. Ach, mon côté germanique qui ressortait. Discipline, rigueur, Arbeit, schnell.
Olivia, Olivia, Olivia. Ts ts. MEA CULPA.
Printemps 2008 : notre Julien sort "Les limites". En écoutant PureFm en trame de fond pendant la rédaction d'un article, je commence à sautiller du pèt dans mon canapé. Kèsnéstruc ? Pas entendu la voix, occupée à autre chose, le téléphone qui sonne. Hier, j'ai entendu ces limites en entier et je le crie HAUT ET FORT : j'adore! En quelques secondes, il transporte dans une espèce d'univers à la Bonnie & Clyde où les Daltons feraient une apparition. Rafraîchissant comme un bon Coca dans une station service perdue en Arizona.
08:37 Publié dans Pop pop, pop music | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle star, julien doré, dig up elvis, sharko |
Facebook | |


