mardi, 22 avril 2008

Pascal Sevran...

J'ai énormément de tendresse pour Pascal Sevran. Qui n'a pas lu son journal et ses livres précédents passe à côté de beaux moments littéraires et d'humanité.

Je suis heureuse de m'être levée ce matin en découvrant que "la rumeur selon laquelle Pascal Sevran est décédé est fausse, toutes nos excuses". Si j'avais regardé Ruquier hier, j'aurais été plongée dans un profond et sincère chagrin.

Je n'arrive même pas à me figurer qu'on puisse lancer une horreur pareille. Quel irrespect.
J'étais déjà catastrophée qu'on puisse essayer de faire de lui un raciste il y a quelques temps. Le grand n'importe quoi. Lisez et relisez ces passages, ils n'ont qu'un seul défaut dans l'hypocrisie ambiante : dire les choses telles qu'elles sont. Avec beaucoup d'attention pour l'autre, qu'il soit blanc, noir, jaune, vert ou rouge.

Je ne vais pas épiloguer ici.
J'espère juste, un peu naïvement, que Pascal Sevran ou un de ses proches passera par ici et recevra toute l'affection que je lui porte depuis de nombreuses années maintenant.

J'imagine qu'il ne va pas bien, je lui souhaite le meilleur de ce que son petit monde a encore à lui offrir.

Et je lui souhaite de nous ravir encore et encore, chaque début d'année, où nous sommes nombreux à trépigner chez le libraire.
Mais s'il n'en est plus capable, je me contenterai de le relire, et de lire ces auteurs auxquels, sans lui, je ne me serais pas intéressée : Jouhandeau, Berl, Chardonne.

Portez-vous bien, mon cher Pascal. On pense à vous.