lundi, 12 octobre 2009

La culpabilisation selon Môssieu Facebook

Mercredi, quand j'ai décidé de le quitter, Facebook a encore réussi à m'étonner par son aplomb et sa capacité à utiliser nos failles.

"Déactiver mon compte", je clique.
Je suis bouche bée devant l'écran qui s'affiche : "Savez-vous que vous allez manquer à X, Y Z ?" (noms et photos des amis avec lesquels j'interagissais le plus sur Facebook).

Je continue tout de même. Remarquez, ç'aurait été extrêmement inquiétant pour ma santé mentale de ne pas parvenir à résister à cette mise en garde...

Facebook gromelle un coup, mais accepte. N'empêche, il se permet quand même de me demander la raison de mon abandon. J'ai le choix entre ceci: Je ne sais pas comment utiliser Facebook ; Je ne me sens pas en sécurité sur Facebook ; J'ai un autre compte Facebook ; J’ai un souci de confidentialité ; Je reçois trop de messages électroniques, d'invitations et de demandes de la part de Facebook ; Je passe trop de temps sur Facebook ; Je ne trouve pas Facebook utile ; C'est temporaire. Je reviendrai.

Pour ne pas vexer Môssieu Facebook, je sélectionne "je reçois trop de messages". A peine est-ce fait que Facebook se défend becs et ongles: "Vous pouvez contrôler le nombre de messages électroniques que vous recevez de notre part ici".
M'énerve. Par curiosité, je clique sur les autres possibilités et me dis que si, un jour, Facebook en a marre d'Internet, il pourra toujours se recycler dans les arnaques le crédit à la consommation, il est rôdé aux argumentaires les plus pernicieux.

Je claque (respect to you, Vanessa) donc au petit prétentieux un définitif "je ne trouve pas Facebook utile", auquel il me répond du tac au tac un "Découvrez toute l'utilité de Facebook en devenant amis avec un maximum de personnes que vous connaissez (...) Allez voir dans notre Répertoire des applications pour trouver ce que nous pouvons vous proposer d'autre".

Tu sais quoi, Facebook? C'est pas temporaire. Je ne reviendrai pas, coco.