jeudi, 29 octobre 2009

SLC - Salut les Cooopaiiins

Hier soir, pour faire dans la légèreté, on se décide à visionner le coffret collector 3 DVD "Salut les Copains" ("un bien bel objet, Maryyyyyse").
Je réussis pas mal le blind test depuis le bureau et ne peux résister à l'envie de voir les TRONCHES des idoles de nos parents.

Hé bien les amis, ni les yeux ni les oreilles n'ont été déçus!
Un Richard Antony vieux avant l'âge, un Polnareff en mode "Jules de la Nouvelle Star", des Surfs à qui on a envie de demander "dites un peu 'E.T. téléphone maison', siouplé...", un Jacques Dutronc espiègle, une Françoise Hardy à peu près terrifiée face à la stridente Mireille, le monsieur qui chante maintenant son unique tube "Annnngéliiiqueu" dans la tournée "Age tendre et tête de bois" en jeune, Antoine en sosie de Mick Jagger avec ses Problèmes (les futurs Charloooooots, j'adoooore) fort concentrés, Adamo qui geignait déjà, France Gall digne d'un candidat de la Nouvelle Star recalé avant même les pré-sélections, la pauvre Petula Clark réduite à chanter "Dans le temps" (oh my God...) en lieu et place de "Downtown". Dick Rivers et ses mini-cuisses, Eddy Mitchell et ses créations capillaires pour le moins déconcertantes (mais comment ça tenait en l'air tout en conservant une souplesse de mouvement aussi admirable que vertigineuse?).

Et puis est arrivée une chanson sortie d'outre-tombe : les Gam's, avec "Il a le truc". Illico, je commence à chanter et à me dandiner, comme je le faisais (ou imaginais le faire) quand la vieille K7 audio de ma mère retentissait dans la voiture. "Gnagna lui, je marche de travers, gnagna lui, lalala lala, dites-moi que faiiireuuu".
Heureux qui comme Geoffroy n'avait jamais entendu cette chanson et la découvrait 40 ans plus tard en voyant son amoureuse se ridiculiser à fondre totalement devant les brushings des 4 dadames de 20 ans qui, endimanchées comme des vendeuses de Sarma Lux, en faisaient presque le double.

J'ai mis un peu de temps à trouver l'extrait sur Internet, mais le voilà. Accrochez-vous, ça vaut son pesant de cahouètes!

 

Ceci dit, la prudence reste de mise face à cette innocente gourmandise, que d'aucuns s'imaginent déjà trôner sous le sapin pour faire le bonheur de leurs géniteurs, qui risqueraient de faire sauter leur réserve naturelle qui leur conseille généralement l'utilisation du playback lorsque monte en eux la fôlie du spectacle.

Ma conclusion fut d'ailleurs double et sans appel:

1. Si on offre ce coffret à nos parents, quels qu'ils soient, Noël se fera sans nous et nous risquons les foudres de nos frère et soeur respectifs ;
2. En citation de 4è de couverture, pour accompagner ces 3 DVD, je conseille vivement un lacunaire "bé heureusement qu'y en a pas 4".