vendredi, 30 avril 2010
Mardi, ils me l'ont fait à l'envers, mais j'ai envoyé les poils
J'aurais dû m'en douter dès que mon reup a ouvert la porte et qu'il a jeté un regard inquiet à ma reum. J'ai relevé négligemment la paupière gauche (je somnolais après une nouvelle rude journée), ouvert le pavillon droit et vaguement entendu "petite truffe... oeil... surtout oreilles...". Satisfaite, je me disais qu'ils égrennaient la (longue... bien sûr) liste de mes jolis attributs.
Je m'apprêtais à sombrer dans un sommeil profond quand la TRAHISON a frappé à la porte. Deux mots. "Tonton Eric".
J'y croyais pas. Pourtant, dans mon agenda, il est bien noté que je ne dois aller qu'une fois chez ce facho. Et c'est en septembre, pour mes vaccins. C'est dans le contrat.
J'ai malgré tout suivi parce que, même si je ne suis visiblement pas un basset libre, je suis un basset digne. Je n'ai même pas fait le gros-cou-pèt-par-terre une fois qu'on s'est garés. Non, digne, jvous dis. Ils ont sonné, ont cru qu'ils devraient s'engouffrer avec moi le plus vite possible pour refermer illico presto la porte avant que je m'enfuie. Au contraire, j'ai monté les marches qui mènent au cabinet du so called "Tonton Eric" (HATE! HATE! HATE!) comme au Festival de Cannes.
Après, j'ai moins fait la maligne dans la salle d'attente. Je me suis assise dos à la porte où je savais qu'Il allait apparaître, la tête baissée entre les jambes de mon reup. Et j'ai tremblé.
Ma reum était toute tristoune de voir plein de petits poils se détacher de mon doux visage qui la regardait. Quand j'ai peur, j'envoie les poils. Je ne maîtrise pas.
Je vous passe les détails de la suite. Il a ouvert la porte au ralenti, je me suis sentie aussi faible qu'un petit Indien devant le vilain John Wayne. Mon reup m'a soulevée sur la table de torture. Tonton Eric blaguait sur mon poids. La routine. Jvous jure, j'm'en retourne même plus.
Verdict: otite, conjonctivite, truffe dessechée.
Traitement: gouttes, gouttes, petite crème de jour.
Malgré le stress, je n'ai ni fait pipi, ni popo, ni prout, ni vomi.
Délesté de 56 Euros, mon reup ressemblait au Yéti (parce que j'ai VRAIMENT envoyé les poils pendant qu'il me tenait, le bourreau), je me suis soulevée péniblement sur la banquette de la voiture, ma reum me regardait tendrement ("Ooooooomapaufloulouuuutte qui a été si courageuse, fais un gros dodo"). Je l'aime, ma reum (note d'Olivia: oui oui ouiiii, ma Louloutte, elle m'aiiiime). Bon... j'avoue que j'ai un peu joué la comédie du basset malheureux, comme en témoigne la photo.
Depuis mardi, je réévalue la situation. J'ai dealé qu'à chaque (pénible) soin, j'ai droit à une Cracotte. On n'a que le bien qu'on se fait!
07:56 Publié dans La méthode Chloé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chloé, basset, vétérinaire, truffe |
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